Mon cœur se brise avec toi chaque jour
Tel un miroir qui se casse en mille morceaux
Mon espoir en toi revient, malgré la douleur
Comme une batterie qui doit constamment se recharger
Alors que cette fois, la blessure est profonde
Brûlante, ouverte de tous côtés
Je m’accroche à toi, même quand tout semble impossible
Aucun pansement ne peut guérir une telle blessure
Comment est-ce que tu tiens encore debout ?
Cette question tourne sans fin dans ma tête
Le Liban vit de miracles invisibles
De prières mystérieuses qu’on ne voit pas
Porté par ses saints silencieux
Qui continuent d’en porter le poids
En écho à Feyrouz dans Kifak Inta
Je te pose la même question chaque jour : Comment vas-tu, Liban ?
Avec aucune réponse attendue
Seulement cherchant un peu de réconfort en toi
Tout le monde te veut
Mais personne ne vient te sauver
Alors tu survis comme d’habitude
Et tu finis à moitié vivant
Peut-être que nous, les Libanais, vivons une tragédie
Une histoire d’amour sans limites
Malgré la douleur de notre pays
Et tout ce qui nous en éloigne... Nous restons encore là
Tes enfants sont nés sous les bombes
Et sont devenus adultes aujourd’hui
En te voyant souffrir pourtant
Des mêmes blessures, à jamais en mode survie
Liban… tu te déchires encore
Et le monde regarde
Pourtant tu portes ce poids intense…
Jusqu’à quand ?
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