Un drapeau du Hezbollah sur les ruines d'un bâtiment bombardé par Israël dans le Hermel, en novembre 2024. Photo d'illustration Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé dimanche avoir déjoué un projet du Hezbollah visant à mener une attaque depuis le territoire syrien. Le parti chiite a démenti ces accusations et réitéré n'avoir « aucune présence sur le sol syrien. »
Le parti-milice a entraîné le 2 mars le Liban dans une nouvelle guerre avec Israël, en soutien à son allié iranien face à Israël et aux Etats-Unis, jusqu'à l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu de dix jours au Liban annoncé jeudi par Washington. Depuis le début de cette trêve, le groupe n'a revendiqué aucun tir de roquettes ou attaque de drones contre des positions israéliennes.
Les autorités syriennes ont réussi à « déjouer un plan de sabotage ourdi par une cellule liée à la milice terroriste du Hezbollah, qui visait à déstabiliser la région », a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. Les membres de la cellule ont camouflé un véhicule de transport civil et l'ont équipé de « matériel destiné au tir de roquettes (...) », a-t-il ajouté. Le ministère a indiqué plus tôt avoir arrêté « des membres d'une cellule de sabotage (...) liée au Hezbollah et à des loyalistes au pouvoir déchu de Bachar el-Assad (...) qui préparait une attaque depuis le territoire syrien contre des cibles situées à l'extérieur des frontières », dans la province de Qouneitra, frontalière d'Israël. « Un plan de sabotage, ourdi par une cellule liée à la milice terroriste du Hezbollah, a été déjoué (...) », a aussi souligné une source officielle à Sana.
Dans un communiqué le Hezbollah a démenti « fermement (...) les accusations (...) sur un lien entre une cellule démantelée en Syrie et le Hezbollah ». Il a réaffirmé « n'avoir aucune présence sur le sol syrien, et n'y exercer aucune activité ».
Il avait déjà démenti le 12 avril tout lien avec une cellule accusée de planifier une attaque contre une personnalité religieuse.
La Syrie est restée à l'écart de la guerre régionale, débutée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre l’Iran. Mi-mars, Damas a refusé de se placer dans une position de confrontation militaire avec le Hezbollah, malgré des pressions américano-israéliennes en ce sens, selon nos informations, alors que les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé le pouvoir de Bachar el-Assad fin 2024, ont pris leurs distances avec l'influence iranienne et se montrent hostiles au parti chiite. Dans ce cadre, Damas annonce régulièrement des arrestations et saisies liées à des activités présumées du Hezbollah en Syrie.
Sous Assad, la Syrie faisait partie de l'alliance dite « axe de la résistance » mise en place par l'Iran contre Israël, et facilitait les transferts d'armes et d'argent de l'Iran au Hezbollah. En février, la Syrie avait également annoncé avoir démantelé une cellule responsable d'attaques visant le quartier de Mazzeh à Damas, affirmant que les armes provenaient du Hezbollah, qui avait là encore nié toute implication.



La milice d’Iran a un palmarès éloquent en matière de terrorisme, et tout ce qui se dit est plausible. Même si ce n’est pas vrai, l’annonce peut bien être un rappel que la nouvelle syrie est bien loin de la politique de bachar et de ses bons amis barbus. A noter les « découvertes » soudaines de tunnels creusés par la milice pour son commerce d’armes et de capatagon. C’est peut-être aussi une réponse à naïm, qui, en manque d’amour, a récemment fait des avances à la syrie de chareh.
08 h 03, le 20 avril 2026