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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Raï plaide pour une issue diplomatique à la guerre sous « la seule bannière de l’État »

Le patriarche maronite s’est adressé aux habitants du Sud, affirmant qu'ils sont « au cœur de la patrie ».

Raï plaide pour une issue diplomatique à la guerre sous « la seule bannière de l’État »

Le patriarche maronite Béchara Raï depuis Bkerké, le 19 dimanche avril 2026. Photo Ani

Au troisième jour du cessez-le-feu de dix jours instauré au Liban, après un mois et demi de guerre entre le Hezbollah et Israël, le patriarche maronite Béchara Raï a dit prier dimanche pour que la trêve débouche sur un arrêt définitif des combats et l’instauration d’une paix « fondée sur des négociations diplomatiques sous la seule bannière de l’État ».

« Cette guerre a été imposée et est rejetée par le peuple, par l’État et par toute conscience vivante », a réitéré Mgr Raï, qui, à de nombreuses reprises, a fustigé le fait que le Hezbollah a plongé le pays dans un nouveau cycle de violence. Le parti-milice avait tiré des roquettes sur Israël dans la nuit du 1er au 2 mars, deux jours après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, dans ce qu'il avait qualifié de riposte à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. « Nous prions pour que Dieu transforme la trêve en un arrêt définitif de la guerre et en une paix durable, globale et juste, fondée sur un dialogue sérieux et impartial ainsi que sur des négociations diplomatiques, dans l’intérêt du Liban et de tous les Libanais, sous la seule bannière de l’État, garant de la souveraineté sur l’ensemble du territoire et de l’unité des armes », a déclaré le dignitaire religieux depuis le siège patriarcal de Bkerké.

Vendredi soir, le chef de l’État Joseph Aoun s’était exprimé dans un message à la nation, affirmant son attachement aux négociations avec Israël en vue de sauver le pays et de le soustraire à toute influence étrangère, en référence à l’Iran, parrain du Hezbollah, qui rejette toute logique de désarmement et dénonce une orientation des autorités vers « des projets contre l’intérêt du pays ».

S’exprimant en présence de délégations venues de localités du Liban-Sud, conduites par des prêtres, des maires et des mokhtars, ainsi que de représentants du Conseil du Sud, le patriarche maronite s’est adressé aux habitants du Sud : « Vous êtes au cœur de l’Église, au cœur de la patrie, au cœur de la conscience. Que vous soyez déplacés ou restés dans vos villages, vous êtes le rempart de ce pays. Vous n’êtes pas seulement des victimes, mais des témoins : témoins de la résilience, de la foi et de la capacité de l’homme à rester debout malgré la souffrance », a-t-il ajouté.

« Le chemin ne passe pas par la violence, mais par la parole ; non par la force, mais par le dialogue. La paix ne s’impose pas, elle se construit. Et votre résilience participe aujourd’hui à l’édification de cette paix. La paix au Sud est une condition de la paix dans tout le Liban », a-t-il poursuivi. Concluant son allocution, le patriarche Raï a déclaré : « Nous prions avec vous pour la fin de cette guerre odieuse et pour l’instauration d’une paix à travers le succès des négociations en cours ».

Au troisième jour du cessez-le-feu de dix jours instauré au Liban, après un mois et demi de guerre entre le Hezbollah et Israël, le patriarche maronite Béchara Raï a dit prier dimanche pour que la trêve débouche sur un arrêt définitif des combats et l’instauration d’une paix « fondée sur des négociations diplomatiques sous la seule bannière de l’État ».« Cette guerre a été imposée et est rejetée par le peuple, par l’État et par toute conscience vivante », a réitéré Mgr Raï, qui, à de nombreuses reprises, a fustigé le fait que le Hezbollah a plongé le pays dans un nouveau cycle de violence. Le parti-milice avait tiré des roquettes sur Israël dans la nuit du 1er au 2 mars, deux jours après le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, dans ce qu'il avait qualifié de riposte à...