L’Office du Litani et l’armée libanaise mènent des travaux pour l’installation d’un pont temporaire au-dessus du fleuve Litani, à Tayr Felsay (caza de Tyr). Photo transmise à notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah
L’armée libanaise a annoncé dimanche matin avoir rouvert ou poursuivre ses travaux pour rouvrir différentes voies d'accès, routes et ponts, entre le Liban-Sud et le reste du pays, dont la construction d’un pont temporaire à Tayr Felsay (Tyr), au-dessus du cours du fleuve Litani, au troisième jour du cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël. De nombreuses infrastructures routières avaient été rendues impraticables par des frappes israéliennes au Liban-Sud au cours des près de sept semaines de guerre et coupé le Sud du reste du pays.
L'armée, qui répare depuis vendredi plusieurs voies endommagées, a « totalement rouvert la route entre Khardali et Nabatiyé », a-t-elle précisé dans un communiqué. Elle a aussi « partiellement rouvert le pont Bourj Rahal-Tyr », tandis que « des travaux sont en cours pour restaurer le pont entre Tayr Falsay et Tyr ». Ces travaux sont menés en collaboration avec l'Office national du Litani, afin d'assurer la liaison entre les rives nord et sud du fleuve et les déplacements des habitants. Ils comprennent l’achèvement d’ouvrages temporaires et l’installation de conduites en béton, en vue de la mise en service rapide d’une voie de passage alternative, indique notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Des frappes de l'armée israélienne sur des ponts franchissant le fleuve Litani, à environ 30 km au nord de la frontière de l'État hébreu, avaient quasiment isolé le sud du Liban du reste du pays, selon l'armée. La réouverture du pont de Qasmiyé dès vendredi matin avait permis à un grand nombre de déplacés de retourner dans leurs villes et villages pour inspecter leurs habitations.
Retours vers Saïda et Beyrouth
Samedi soir, un afflux de déplacés retournant du Liban-Sud a été observé sur les routes du pays. La circulation était notamment dense au niveau de Saïda, où de nombreux habitants du Sud regagnant leurs logements provisoires après avoir inspecté leurs villages du Sud, comme l'a rapporté notre correspondant. Selon notre photographe, Mohammad Yassine, le trafic était également important du Sud en direction de Beyrouth. Plus tôt, Mahmoud Comati, le vice-président du Conseil politique du Hezbollah, avait demandé aux personnes ayant fui la banlieue sud de la capitale ou le sud du pays d'attendre le feu vert du groupe avant de rentrer chez elles.

L’armée israélienne a bombardé tous les ponts qui relient le sud du Litani au nord du fleuve, ce qui entrave le retour de nombreux déplacés chez eux depuis le cessez-le-feu du 16 avril. Le conflit entre le Hezbollah et Israël avait commencé le 2 mars, et le cessez-le-feu a été décrété pour dix jours, grâce à la médiation du président américain Donald Trump. Malgré la trêve, l'armée de l'État hébreu a annoncé samedi avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du Liban. La guerre a fait plus de 1,2 million de déplacés du Liban-Sud, de la banlieue sud de Beyrouth et de certaines zones de la Békaa.


Et je pensais que l'armée n'avait pas des moyens pour désarmer le hezballah et protéger la population de la milice infiltrée parmi les réfugiés. S'agissant de faire plaisir aux criminels du hezb en reconstruisant ce qui a été détruit de leur faute, notre armée est championne du monde de la réactivité. On dirait que Joseph Aoun dans ses discours abonde dans le sens de la légalité mais dans les actions il penche pour la milice.
17 h 48, le 19 avril 2026