Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Kassem : « Le Hezbollah est ouvert à la plus pleine coopération avec les autorités libanaises »

Le chef du parti-milice pro-iranien dénonce les « humiliations » subies, selon lui, par le Liban à Washington.

Kassem : «  Le Hezbollah est ouvert à la plus pleine coopération avec les autorités libanaises »

Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, prononçant en discours le 4 mars 2026. Capture d'écran/Al-Manar.

Le chef du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a estimé samedi que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, entré en vigueur jeudi à minuit, n'aurait pas été possible « sans la lutte des résistants » de sa milice au Liban-Sud, tout en assurant que ses combattants « resteront sur le terrain ». Il a par ailleurs dénoncé les « humiliations » subies, selon lui, par le Liban, lors de négociations directes avec l'État hébreu, lancées mardi à Washington. Naïm Kassem a en outre assuré que sa formation est ouverte « à la plus pleine coopération avec les autorités libanaises »

« Le cessez-le-feu temporaire n'aurait pas été possible sans la lutte des résistants sur les fronts du Sud, une lutte légendaire qui a stupéfié le monde, et sans leur résistance inébranlable face à l'ennemi israélo-américain, malgré l'immense déséquilibre des forces militaires », a déclaré le secrétaire général de la formation pro-iranienne, dans un discours lu par un présentateur sur la chaîne du parti Al-Manar.

« Un cessez-le-feu signifie la cessation complète de toutes les hostilités. Parce que nous ne faisons pas confiance à cet ennemi, les combattants de la résistance resteront sur le terrain, le doigt sur la gâchette, et répondront comme il se doit à toute violation. Il ne peut y avoir de cessez-le-feu imposé à la seule résistance (du Hezbollah) ; il doit être mutuel. Nous n'accepterons pas de subir patiemment l'agression israélienne pendant quinze mois en attendant une diplomatie stérile », a ajouté Naïm Kassem. « L'ennemi n'a pu atteindre le fleuve Litani, ni durant la première semaine comme prévu, ni durant les 45 jours » du conflit, a-t-il estimé.

Malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu il y a deux jours, l'armée israélienne a poursuivi ses opérations au Liban-Sud samedi, et affirmé y avoir établi une « Ligne jaune » de démarcation, comme dans la bande de Gaza.

« Spectacle honteux » à Washington

Commentant la déclaration du Département d'État américain sur l'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, publiée après son entrée en vigueur, Naïm Kassem a soutenu qu'elle était « pratiquement dénuée de sens ». « Cette déclaration est une insulte à notre pays et à notre patrie, le Liban, ce texte ayant été dicté par les États-Unis qui parlent au nom du gouvernement libanais », a-t-il souligné. « La déclaration commence ainsi : « Le gouvernement d'Israël et le gouvernement du Liban ont convenu de la déclaration suivante ». Or, chacun sait que le gouvernement libanais ne s'est pas réuni et n'a signé aucun accord concernant cette déclaration. Arrêtez de soumettre le Liban à ces humiliations dans les négociations directes avec l'ennemi israélien, d'écouter ses diktats et d'assister au spectacle honteux de Washington où des déclarations sont faites au nom du Liban », a-t-il ajouté.

Le cheikh Kassem a par ailleurs appelé à la mise en œuvre de cinq points, à savoir : « la cessation permanente de l'agression sur l'ensemble du Liban », que ce soit par voie aérienne, terrestre ou maritime, le retrait d'Israël des territoires occupés, la libération des prisonniers libanais en Israël, le retour des habitants dans leurs villages au Liban-Sud, et la reconstruction avec le soutien international et arabe et sous la houlette des autorités libanaises.

« Le Hezbollah est ouvert à la coopération la plus complète avec les autorités libanaises pour ouvrir un nouveau chapitre fondé sur la réalisation de la souveraineté de notre nation, le Liban, dans le cadre d'une stratégie de sécurité nationale. Ensemble, nous bâtirons notre nation, le Liban, et empêcherons les puissances étrangères d'imposer leur volonté et d'atteindre les objectifs de l'ennemi israélien par la politique », a déclaré le dirigeant pro-iranien. Selon lui, « le peuple libanais restera uni et solidaire de l'armée, du peuple, de la résistance et du pouvoir politique qui aspire à l'indépendance et à la libération du Liban ».

Naïm Kassem a par ailleurs rendu hommage « à l'Iran, à ses dirigeants et à son peuple, pour leur soutien et leur aide ». « Dans leur déclaration officielle, (les Iraniens) ont explicitement lié le cessez-le-feu à celui au Liban, puis ont fermé le détroit d'Ormuz en réponse à la violation du cessez-le-feu libanais par les États-Unis. Cette mesure a contraint les États-Unis à céder et Israël à cesser ses violations, entraînant la réouverture du détroit d'Ormuz », a analysé le dirigeant chiite, qui a également remercié le Pakistan pour ses efforts en vue de l'arrêt des combats.

Le chef du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a estimé samedi que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël, entré en vigueur jeudi à minuit, n'aurait pas été possible « sans la lutte des résistants » de sa milice au Liban-Sud, tout en assurant que ses combattants « resteront sur le terrain ». Il a par ailleurs dénoncé les « humiliations » subies, selon lui, par le Liban, lors de négociations directes avec l'État hébreu, lancées mardi à Washington. Naïm Kassem a en outre assuré que sa formation est ouverte « à la plus pleine coopération avec les autorités libanaises »« Le cessez-le-feu temporaire n'aurait pas été possible sans la lutte des résistants sur les fronts du Sud, une lutte légendaire qui a stupéfié le monde, et sans leur résistance inébranlable face à l'ennemi...