Un bâtiment détruit par une frappe israélienne à Nabatiyé, le 17 avril 2026 au premier jour d'un cessez-le-feu. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Le Syndicat des photographes de presse au Liban a dénoncé, dans un communiqué publié vendredi, l’agression subie dans la matinée par quatre correspondants et reporters d’images du Liban-Sud alors qu’ils étaient en déplacement à Debbine, dans le caza de Marjeyoun, une zone qui était au cœur de la guerre menée entre le Hezbollah et Israël avant le cessez-le-feu entré en vigueur à minuit.
Selon les éléments rapportés, les quatre correspondants — Loutfallah Daher, Karamallah Daher, Roger Nohra et Rabih Daher — ont été pris à partie par un groupe d’hommes, et ont fait état de « coups, d’insultes, de propos diffamatoires, d’accusations de trahison et d’espionnage, ainsi que de la destruction de leurs véhicules personnels ».
Contacté par L’Orient-Le Jour, le président du syndicat, Ali Allouche a indiqué que les habitants de Debbine se sont désolidarisés des agresseurs, qui n’ont pas encore été appréhendés. « Cela ne nous empêchera pas de saisir la justice. Ce type d’agression contre les reporters d’images est inadmissible », a-t-il ajouté. Le syndicat a indiqué, dans son communiqué, que les correspondants agressés travaillent pour l’AFP, Reuters, MTV - chaîne de télévision dont la ligne éditoriale est très hostile au Hezbollah - ou encore la chaîne LBCI. Selon une autre source au fait du dossier, Rabih Daher est un stringer, collaborateur freelance qui fournit des photos à l’AFP et à d’autres médias, tandis que Roger Nohra est également associé au quotidien An-Nahar. Karamallah Daher travaille le plus souvent pour Reuters, et Loutfallah Daher est majoritairement associé à LBCI.
Poursuites et enquêtes
M. Allouche, assure que sa corporation compte poursuivre les responsables en justice. Le ministre de l’Information, Paul Morcos, et celui de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, suivent également le dossier. M. Hajjar a affirmé que les renseignements de l’armée et les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont été mandatés pour enquêter. Le ministre Morcos a condamné l’incident et souligné la nécessité de garantir la sécurité des journalistes.
« Le Syndicat des photographes de presse au Liban condamne les violences subies par des journalistes dans la région de Marjeyoun pendant leur travail (…) et renouvelle son avertissement contre toute atteinte au corps journalistique, affirmant qu’il suivra de près cet incident », a déclaré la corporation, créée en 1982 et qui revendique 600 membres de la profession.
Interrogé sur le facteur confessionnel dans l’agression — ou sur l’idée que les reporters auraient été pris à partie par des partisans du Hezbollah mécontents de les voir filmer les dégâts après le cessez-le-feu, ou encore opposés à la présence de communautés chrétiennes restées dans leurs villages alors que des membres de la communauté chiite ont fui la zone, Ali Allouche a affirmé ne pas disposer d’éléments permettant de corroborer formellement cette interprétation.
« Il faut savoir que cet incident s’est cette fois passé au Liban-Sud, mais que les reporters d’images peuvent potentiellement être agressés n’importe où au Liban, quelle que soit la région ou le parti politique qui la domine », a-t-il déclaré.
Debbine a été l'objet, quelques heures avant le cessez-le-feu, d'une avancée des forces israéliennes. Ce village est situé à environ un kilomètre du fleuve Litani.
Il n'a pas été possible de contacter les journalistes concernés pour avoir leur version des faits pour l’heure.
Pour rappel, de nombeux journalistes ont été tués ou blessés par des frappes israéliennes lors des deux dernières guerres entre l’État hébreu et le Hezbollah.



Le HB et ses partisans n’aiment être confrontés à la réalité. Ils préfèrent vivre dans le déni et accuser ceux qui veulent les éclairer de sionistes et de traîtres, pendant qu’ils détruisent leur pays pour servir un régime assassin. Reveillez-vous bande de naïfs. Ils se servent de vous comme tremplin pour sauver des mollahs qui tuent leurs enfants afin de garder le contrôle sur la richesse du pays qui leur revient à eux seuls et leurs familles et amis. Bientôt ce sera votre tour, si ça n’est pas déjà le cas, puisque vous n’avez même le droit de dire ce que vous pensez de leur trahison envers
15 h 32, le 19 avril 2026