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Moyen-Orient - Éclairage

L’Irak à nouveau aspiré par le bras de fer entre Washington et Téhéran

Après des mois d’impasse, Bagdad peine à former un exécutif, fragilisé par les tensions régionales et l’influence persistante des groupes armés.

L’Irak à nouveau aspiré par le bras de fer entre Washington et Téhéran

Un homme brandit une photo de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien assassiné, à côté des drapeaux iranien et irakien, depuis le toit d’un camion, lors des célébrations marquant le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, sur la place Tahrir, dans le centre de Bagdad, le 8 avril 2026 Photo Ahmad al-Rubaye/AFP

À mesure que les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont basculé vers une confrontation ouverte, l’Irak, longtemps espace de rivalité maîtrisée entre les deux puissances, s’est retrouvé de nouveau aspiré vers les lignes de front. L’élection, samedi 11 avril, du politicien kurde Nizar Amedi à la présidence, après près de cinq mois d’impasse, a offert un semblant de déblocage. Mais l’essentiel reste à venir : la désignation d’un Premier ministre capable de naviguer dans un système politique sous pression, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Car aujourd’hui en Irak, la formation du gouvernement est indissociable d’une recomposition régionale plus large, façonnée par les pressions américaines, l’influence iranienne et l’autonomie croissante de groupes armés intégrés à l’appareil d’État.Maliki écarté, Soudani fragiliséAu centre de...
À mesure que les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont basculé vers une confrontation ouverte, l’Irak, longtemps espace de rivalité maîtrisée entre les deux puissances, s’est retrouvé de nouveau aspiré vers les lignes de front. L’élection, samedi 11 avril, du politicien kurde Nizar Amedi à la présidence, après près de cinq mois d’impasse, a offert un semblant de déblocage. Mais l’essentiel reste à venir : la désignation d’un Premier ministre capable de naviguer dans un système politique sous pression, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Car aujourd’hui en Irak, la formation du gouvernement est indissociable d’une recomposition régionale plus large, façonnée par les pressions américaines, l’influence iranienne et l’autonomie croissante de groupes armés intégrés à...
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