Le président américain dans le Bureau Ovale, le 13 avril 2026. Photo REUTERS / JONATHAN ERNST
Après que le président américain Donald Trump a affirmé mercredi soir que les « dirigeants d'Israël et du Liban » vont se parler jeudi, une source officielle a indiqué à l'AFP ne « pas être au courant » d'un prochain contact avec l'Etat hébreu.
« Nous ne sommes pas au courant d'un contact prévu avec la partie israélienne et nous n'en avons pas été informés par les canaux officiels », a déclaré cette source.
Mercredi soir, au lendemain des premiers pourparlers directs entre les deux pays et alors que le cabinet israélien a refusé un cessez-le-feu, Donald Trump avait annoncé sur son réseau Truth Social «essayer de « créer un peu de répit entre Israël et le Liban. » « Cela fait longtemps que les deux dirigeants ne se sont pas parlé, environ 34 ans. Ça va se faire demain. Super ! », avait-il écrit.
Une démarche « mûrement réfléchie »
M. Trump n'a pas précisé quels dirigeants seront impliqués dans ces discussions ni comment elles auront lieu. Toutefois, la ministre israélienne des Sciences et des Technologies, Gila Gamliel-Demri, a affirmé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, allait « parler avec le président libanais Joseph Aoun », selon le Haaretz. La ministre du Likoud n'a pas confirmé quand aurait lieu cette conversation. Selon le Yedioth Ahronoth, Mme Gamliel-Demri a tenu ces propos sur la radio de l'armée israélienne et a espéré « que cela mènera à terme à la prospérité et à l’épanouissement du Liban en tant que pays. » « Il s’agit d’une démarche qui a été mûrement réfléchie au fil du temps », a-t-elle déclaré.
Selon des médias locaux, cette annonce a eu lieu après une réunion à la Maison Blanche entre le président Trump et l'ambassadeur américain à Beyrouth Michel Issa. Le cabinet israélien s'était réuni pendant plusieurs heures mercredi soir pour étudier la possibilité d'un cessez-le-feu, sans que cela n'aboutisse.
Un peu plus tôt, un haut responsable américain avait fait savoir que le président américain jugerait « bienvenue la fin des hostilités au Liban » avec un accord de paix avec Israël. Il a toutefois précisé que cet éventuel accord n'entrait pas dans le cadre des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran visant à obtenir une fin durable du conflit au Moyen-Orient, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran. Une trêve est en vigueur depuis le 8 avril. « Les Etats-Unis souhaitent voir s'instaurer une paix durable, mais n'ont pas exigé un cessez-le-feu immédiat » entre Israël et le Hezbollah, a indiqué à la presse ce responsable, sous couvert d'anonymat.
Israël et le Liban ont accepté mardi d'entamer des négociations directes à l'issue de discussions entre les ambassadeurs israélien et libanais aux Etats-Unis, les premières du genre depuis 1993. L'ambassadrice libanaise, Nada Hamadé Moawad, avait dit avoir appelé lors de la réunion « à un cessez-le-feu » au Liban, ce qu'Israël a pour l'instant rejeté.
Depuis le 2 mars, les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 2.167 morts, tandis que l'armée israélienne poursuit son invasion du Liban-Sud, où elle veut établir une « zone de sécurité », et rase des villages entiers.



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