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Société - histoires de vies fauchées par la guerre au liban

Aliaa, Mahdi et Ghadi : trois membres d’une famille de quatre tués par Israël à Baalbeck durant l’iftar

Derrière les chiffres, il y a des noms et des visages. L’anatomie de frappes meurtrières qui fauchent des vies civiles à travers le Liban. Une mère, un père et leur jeune fils ont été tués chez eux. Seul l’aîné, Karim, neuf ans, a survécu.

Aliaa, Mahdi et Ghadi : trois membres d’une famille de quatre tués par Israël à Baalbeck durant l’iftar

(Crédit : Photo de fond AFP montrant de la fumée après une frappe aérienne israélienne à Baalbeck en septembre 2024. Photo des victimes fournie par Mahmoud Bawary à L'Orient Today. Montage par Céline Bejjani.) Smoke billows from the site of an Israeli airstrike on the eastern areas of Baalbeck in the Bekaa valley on September 23, 2024. Israeli air strikes killed 274 people, including 21 children, in south Lebanon on September 23, the Lebanese health minister said, in by far the deadliest cross-border escalation since war erupted in Gaza on October 7. (Photo by AFP)

« Ils prenaient l’iftar ensemble, se souvient Mahmoud Bwary. Une soirée normale, comme dans n’importe quelle famille. Et puis toute la vie qu’on a connue a soudainement disparu. » C’était le mardi 17 mars. Mahmoud se trouvait à Hazmieh avec sa femme et ses enfants lorsque son téléphone sonne. À l’autre bout du fil, son père hurle. « Viens, Mahmoud… viens voir… ta sœur est partie. » Ce soir-là, une frappe aérienne israélienne s’abat sur un quartier résidentiel de Baalbeck, tuant la sœur de Mahmoud, Aliaa Bwary, son mari, Mahdi Hajj Hussein, propriétaire d’un café de 42 ans, et leur jeune fils, Ghadi, âgé de trois ans. Leur fils Karim, neuf ans, a survécu.À 21h09, la frappe a lieu sur leur immeuble, le fracassant en deux. À 21h30, la nouvelle de la mort de sa sœur commence à circuler, sans que la famille en ait encore la certitude. «...
« Ils prenaient l’iftar ensemble, se souvient Mahmoud Bwary. Une soirée normale, comme dans n’importe quelle famille. Et puis toute la vie qu’on a connue a soudainement disparu. » C’était le mardi 17 mars. Mahmoud se trouvait à Hazmieh avec sa femme et ses enfants lorsque son téléphone sonne. À l’autre bout du fil, son père hurle. « Viens, Mahmoud… viens voir… ta sœur est partie. » Ce soir-là, une frappe aérienne israélienne s’abat sur un quartier résidentiel de Baalbeck, tuant la sœur de Mahmoud, Aliaa Bwary, son mari, Mahdi Hajj Hussein, propriétaire d’un café de 42 ans, et leur jeune fils, Ghadi, âgé de trois ans. Leur fils Karim, neuf ans, a survécu.À 21h09, la frappe a lieu sur leur immeuble, le fracassant en deux. À 21h30, la nouvelle de la mort de sa sœur commence à circuler, sans que la...
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