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Société - guerre au liban 2026

« Tous ceux que j'aimais sont partis » : émouvantes funérailles à Saïda des 13 membres de la Sécurité de l’État tués par Israël

Au total, dix-neuf personnes ont été tuées et une quinzaine blessées dans des frappes israéliennes qui ont visé le sérail de Nabatiyé.

« Tous ceux que j'aimais sont partis » : émouvantes funérailles à Saïda des 13 membres de la Sécurité de l’État tués par Israël

Les funérailles à Saïda des 13 membres de la Sécurité de l’État tués hier dans un raid israélien, le 11 avril 2026. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Les familles et les proches des treize membres de la Sécurité de l’État tués vendredi dans un raid israélien contre le sérail de Nabatiyé au Liban-Sud leur ont rendu hommage, samedi matin, lors de funérailles organisées au Sérail gouvernemental de la ville de Saïda, rapporte notre correspondant sur place Mountasser Abdallah.

Au total, dix-neuf personnes, dont les treize membres de la Sécurité de l’État, ont été tuées, et une quinzaine blessées, dans des frappes israéliennes qui ont visé le sérail de Nabatiyé. Deux frappes successives, menées avec plusieurs missiles, ont touché le bâtiment administratif, endommageant une partie de la façade et détruisant plusieurs bureaux.

Des centaines de participants aux obsèques ont accompagné les cercueils, drapés du drapeau libanais et couverts d’une gerbe de fleurs ainsi que du portrait de chaque victime. « C’est mon fils ! », « C’est mon frère ! », « Mon frère bien-aimé ! » : hurlements et sanglots se mêlaient parmi les familles vêtues de noir.

Les funérailles à Saïda des 13 membres de la Sécurité de l’État tués hier dans un raid israélien, le 11 avril 2026. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

« Pourquoi avez-vous laissé mon fils sous les bombardements ? »

Un à un, les cercueils ont été portés par les proches des victimes. Des mères, épouses, frères, sœurs et enfants ont fait leurs derniers adieux. « Pourquoi avez-vous laissé mon fils sous les bombardements ? Je lui ai demandé à maintes reprises de rester à la maison ! », lance une mère endeuillée aux autorités. « Je lui ai dit de rester à Beyrouth et il m’a répondu 'je travaille pour le gouvernement, personne ne peut m’atteindre' », raconte l'épouse d'une autre victime, le cœur serré, avant de lâcher « Mais quel gouvernement ? ». Dans un accès de colère, l’un des pères endeuillés s'écrie : « Qu’avez-vous fait ? Pourquoi avez-vous retiré l’armée libanaise et laissé Israël entrer (dans le Sud) ? Il fallait faire sortir Israël, pas retirer l’armée ».

La mère du martyr Khalil Moqdad dit avec amertume : « Apportez-moi ses enfants. Je veux sentir son odeur. Il avait promis de rentrer pour que nous prenions un café ensemble… et maintenant, il m'attend ». « Tous ceux que j'aimais sont partis », lâche un membre de la Sécurité de l’État.

Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, au moins 1 953 personnes ont été tuées au Liban.

Les familles et les proches des treize membres de la Sécurité de l’État tués vendredi dans un raid israélien contre le sérail de Nabatiyé au Liban-Sud leur ont rendu hommage, samedi matin, lors de funérailles organisées au Sérail gouvernemental de la ville de Saïda, rapporte notre correspondant sur place Mountasser Abdallah.Au total, dix-neuf personnes, dont les treize membres de la Sécurité de l’État, ont été tuées, et une quinzaine blessées, dans des frappes israéliennes qui ont visé le sérail de Nabatiyé. Deux frappes successives, menées avec plusieurs missiles, ont touché le bâtiment administratif, endommageant une partie de la façade et détruisant plusieurs bureaux. Lire aussi « Où est bébé Hassan ? » : Amal Kawtharani et son petit de trois mois tués par Israël à Saksakiyé Des...
commentaires (2)

Il faut tout accepter, tout tolérer, baisser son fr.. en permanence devant Israël ?

Yemen Hadd

17 h 47, le 11 avril 2026

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Commentaires (2)

  • Il faut tout accepter, tout tolérer, baisser son fr.. en permanence devant Israël ?

    Yemen Hadd

    17 h 47, le 11 avril 2026

  • Et il faudrait faire la paix avec ces monstres ?

    Politiquement incorrect(e)

    14 h 11, le 11 avril 2026

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