Le président libanais, Joseph Aoun, serrant la main de la ministre déléguée auprès du ministère français des Armées, Alice Rufo, à Baabda, le 31 mars 2026. Photo X/@LBPresidency
Le président libanais, Joseph Aoun, a regretté, alors qu'il recevait la ministre déléguée auprès du ministère français des Armées, Alice Rufo, que ses appels et ceux de la communauté internationale à initier des négociations avec Israël étaient restées lettre morte. M. Aoun avait lancé, dès les premiers jours de la guerre entre le Hezbollah et Tel-Aviv, une initiative pour des pourparlers directs, aussitôt rejetée par l'Etat hébreu et par le tandem chiite.
Dans un communiqué de la présidence, M. Aoun a critiqué le fait qu' « Israël continue de refuser de répondre aux appels libanais, arabes et internationaux en faveur d’un arrêt de la guerre » et pour lancer des négociations. Ces pourparlers viseraient notamment à « garantir la souveraineté libanaise sur l’ensemble de son territoire, notamment dans le Sud jusqu’aux frontières internationales », alors que le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé plus tôt dans la journée l'intention d'Israël d'occuper le Liban-Sud, jusqu'au Litani, même après la guerre. L'objectif de ces négociations seraient aussi de « permettre à l’armée libanaise de se redéployer et d’étendre l’autorité de l’État par ses forces militaires légitimes », alors que le gouvernement libanais a interdit, le 2 mars, juste après l'entrée du Hezbollah dans la guerre, les activités militaires et sécuritaires du parti. « La guerre ne mènera à aucun résultat concret, elle ne fera qu’aggraver les souffrances du peuple libanais, tandis que la négociation reste la seule solution capable de rétablir la sécurité et la stabilité dans la région », a insisté le chef de l'Etat devant Mme Rufo.
Il s'est encore félicité du soutien apporté au Liban par le président français Emmanuel Macron pour parvenir à un cessez-le-feu ainsi et a salué la « volonté exprimée par plusieurs pays, européens ou non, de maintenir des forces dans le Sud, après l’achèvement du retrait des forces de la Force intérimaire de l'ONU (Finul) d’ici fin 2027. » Il a encore remercié Paris pour l'envoi d'équipements militaires à destination de l'armée libanaise, alors que 39 véhicules de l'avant blindé (VAB), un type de véhicule militaire français pour le transport de troupes, ont été réceptionnés plus tôt dans la journée en présence de la ministre déléguée, au port de Beyrouth.
Alice Rufo, qui a réaffirmé le soutien de M. Macron au Liban et son appui à l'initiative de négociations avec Israël, doit encore s'entretenir avec le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre de la Défense Michel Menassa.


« La guerre ne mènera à aucun résultat concret, elle ne fera qu’aggraver les souffrances du peuple libanais, tandis que la négociation reste la seule solution capable de rétablir la sécurité et la stabilité dans la région ».Heureux qu'il s'en rende compte, mais il serait peut-être temps de travailler un peu à y mettre fin, non? Vous ne croyez pas? Et autrement qu'en discours, bavardages, "dialogues' et "décisions fermes" qu'on refuse de mettre en œuvre!
07 h 59, le 01 avril 2026