L'ambassadeur iranien Mohammad Chibani, à Damas, le 14 juin 2013. Photo d'archives AFP
L'ambassadeur de l'Iran au Liban ne se pliera pas à l'ordre d'expulsion des autorités libanaises qui lui avaient donné jusqu'à dimanche pour quitter le pays, a annoncé une source diplomatique iranienne à l'AFP. Mohammad Reza Raouf Chibani « ne quittera pas le Liban, conformément à la volonté du président (du Parlement) Nabih Berry et du Hezbollah », a précisé cette source qui a souhaité conserver l'anonymat.
Mardi dernier, le ministère libanais des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires iranien, Toufic Samadi Khoshkhou, pour lui notifier que le Liban avait retiré l’accréditation de l’ambassadeur iranien, Mohammad Reza Chibani. Cette décision a été prise alors que l'État libanais tente de se distancier autant que possible de l'Iran et de ses gardiens de la révolution, afin de se tenir à l'écart de la guerre opposant ce pays et le parti-milice pro-iranien du Hezbollah aux États-Unis et à Israël, et au lendemain d'une frappe ciblée israélienne à Hazmieh, une banlieue de Beyrouth, visant un membre « de la force al-Qods » des gardiens de la révolution, son unité d'élite. Le Hezbollah avait vivement critiqué la décision, estimant qu’elle est « dépourvue de tout fondement légal » et constitue une « soumission manifeste à des pressions et diktats extérieurs ». De son côté, le mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, avait également appelé l'État à revenir sur sa décision pour « éviter au pays de sombrer dans une crise politique et nationale ». Et en signe de protestation, les quatre ministres du tandem chiite avaient boycotté un Conseil des ministres jeudi.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi, qui a pris part, à distance, à une réunion virtuelle de la Ligue arabe, a dénoncé dimanche les attaques constantes de l'Iran contre les pays du Golfe, estimant qu'elles « dépassent toutes les limites acceptables » et doivent être condamnées « sans équivoque ». Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. M. Raggi a également remercié les pays arabes pour leur « soutien constant aux décisions du gouvernement libanais visant à limiter le port des armes à la seule autorité de l’État, à affirmer sa souveraineté effective sur l’ensemble de son territoire et à mettre un terme à toutes les activités militaires illégales », notamment celles du Hezbollah, affidé de Téhéran. Au cours de cette 165e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, consacrée aux violations iraniennes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des pays arabes, M. Raggi a exprimé sa reconnaissance pour « les positions arabes soutenant le Liban face aux attaques israéliennes, ainsi que pour les efforts continus déployés afin de mettre fin à l’escalade et de renforcer la stabilité ».


Bon, ben alors là, c'est le pompon ! Notre État est bel et bien et irrémédiablement dans les mains d'un parasite colonisateur qui contrôle - voire dirige - l'ensemble de ses actes. Il n'y a plus rien à faire. Fuyons. Over.
14 h 50, le 31 mars 2026