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Lifestyle - nos petites guerres

Il n’y a pas que le bruit des bombardements, il y a aussi le mur du son, la chronique de Sabyl Ghoussoub

Histoires vraies du quotidien en temps de guerre, cette rubrique raconte les difficultés, les échappatoires et les petites choses qui continuent d’exister au Liban.

Il n’y a pas que le bruit des bombardements, il y a aussi le mur du son, la chronique de Sabyl Ghoussoub

Illustration Charles Berberian et Michèle Standjofski issue de la bande dessinée « Et toi, comment ça va ? »

Il est presque vingt-deux heures à Beyrouth, rien ne va mais ça va. Le bar est rempli pour la première fois depuis longtemps, ça fête des anniversaires, ça se retrouve pour un date ou entre amis, ça parle de la guerre mais pas trop. Beyrouth essaye de redevenir Beyrouth lorsqu’on entend un premier boum, un boum qui n’en est pas un mais quand même c’est un boum un peu plus long que d’habitude, un boum en trois temps, boum-boum-boum, fort, très fort, très très fort, un boum qui reste ensuite comme en apesanteur dans la ville. Les clients du bar ont sursauté et on se demande si ça a boumé près de nous, dans la rue derrière ou l’immeuble d’en face. On regarde mais on ne voit rien, aucune fumée. Mon amie avec qui je prends un verre est serbe et libanaise, c’est dire combien elle s’y connaît en boums en tout genre. Elle lève le doigt comme si...
Il est presque vingt-deux heures à Beyrouth, rien ne va mais ça va. Le bar est rempli pour la première fois depuis longtemps, ça fête des anniversaires, ça se retrouve pour un date ou entre amis, ça parle de la guerre mais pas trop. Beyrouth essaye de redevenir Beyrouth lorsqu’on entend un premier boum, un boum qui n’en est pas un mais quand même c’est un boum un peu plus long que d’habitude, un boum en trois temps, boum-boum-boum, fort, très fort, très très fort, un boum qui reste ensuite comme en apesanteur dans la ville. Les clients du bar ont sursauté et on se demande si ça a boumé près de nous, dans la rue derrière ou l’immeuble d’en face. On regarde mais on ne voit rien, aucune fumée. Mon amie avec qui je prends un verre est serbe et libanaise, c’est dire combien elle s’y connaît en boums en tout...
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