Le journaliste de la chaîne al-Manar du Hezbollah Ali Berro. Photo tirée de son compte Instagram
La première juge d’instruction de Beyrouth, Rola Osman, a rendu mardi un acte d’accusation contre le journaliste de la chaîne al-Manar du Hezbollah, Ali Berro, arrêté le 6 mars à la suite de la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux dans lesquelles il tenait, notamment à l’égard du président de la République, Joseph Aoun, et du chef du gouvernement, Nawaf Salam, des propos jugés offensants et menaçants.
Alors que le procureur général près la cour d’appel de Beyrouth, Raja Hamouche, avait engagé, le 9 mars, des poursuites contre M. Berro et l’avait déféré devant la juge Osman pour diffamation, injures et menaces, ainsi que pour atteinte au prestige de l’État et propagande visant à attiser des dissensions confessionnelles, la magistrate n’a retenu que les trois premières infractions, qualifiées de délits selon la loi. En revanche, elle a prononcé un non-lieu pour les deux autres chefs d’accusation.
L’enjeu de cette distinction est important : les délits sont renvoyés devant le juge pénal unique, tandis que les crimes sont transmis à la cour criminelle, avec des peines généralement plus lourdes dans ce dernier cas.
L'acte d'accusation laissait la possibilité au procureur Hamouche de faire appel devant la Chambre d'accusation de Beyrouth pour tenter de maintenir les qualifications criminelles qu'il avait initialement retenues contre les actes de Ali Berro. S'étant abstenu de le faire, ce sera le juge unique pénal de Beyrouth qui devra statuer sur le dossier.



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La "cretinerie" est, certes, un delit. Cet individu ne merite peut-etre pas le qualificatif de criminel.
21 h 50, le 27 mars 2026