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Politique - Diplomatie

Devant l'ONU, le Liban réaffirme vouloir négocier avec Israël pour une « trêve complète » et qualifie le Hezbollah de groupe « hors la loi »

« Le peuple libanais ne veut pas la guerre, et le gouvernement libanais poursuit la mise en œuvre de ses décisions », a lancé le représentant de Beyrouth devant le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. s'adresse à l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 10 mars 2026. Photo Brendan McDermid/Reuters

« Le Liban est disposé à entrer dans des négociations avec Israël sous parrainage international » afin d'instaurer « une trêve complète », a lancé mercredi le représentant libanais devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York, lors d'une réunion consacrée à la guerre en cours au Liban initiée par la France, lors de laquelle il a également qualifié le Hezbollah de « milice hors la loi ».

« Le Liban se trouve pris dans une guerre qu’il n’a pas choisie, entre Israël et le Hezbollah : entre une partie qui ne manifeste aucun respect pour les lois de la guerre et poursuit ses agressions contre le Liban, d’une part, et un groupe armé hors la loi qui ne tient aucun compte de l’intérêt du Liban ni de la vie de son peuple, d’autre part », a déploré Ahmad Arafa.

« Le gouvernement libanais a exprimé sa disposition à entrer dans des négociations avec Israël sous parrainage international afin de régler toutes les questions en suspens », a-t-il poursuivi, avec pour premier objectif « d'instaurer une trêve complète avec la cessation de toutes les attaques israéliennes terrestres, maritimes et aériennes contre le Liban ». Lundi, le président de la République Joseph Aoun avait déjà rappelé que le Liban était prêt à mener des « négociations directes » avec Tel-Aviv.

Selon lui, Beyrouth a exprimé « clairement son rejet et sa condamnation du tir de roquettes revendiqué par le Hezbollah le 2 mars (…) et affirmé que cette opération contredit le principe selon lequel la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l’État libanais ».

« Nous ne pouvons accepter un retour au passé. Le peuple libanais ne veut pas la guerre, et le gouvernement libanais poursuit la mise en œuvre de ses décisions », a-t-il poursuivi, alors que le conseil des ministres a déclaré « illégales » toutes les activités militaire du parti-milice chiite. Ce dernier a enfin tenu à condamner « les attaques iraniennes contre les États du Golfe, la Jordanie et la Syrie ».

« Désescalade immédiate »

Une vingtaine d'Etats soutenant la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban, ainsi que la sous-secrétaire générale des Nations Unies Rosemary DiCarlo, ont appelé mercredi à une « désescalade » entre le Hezbollah et Israël dans ce pays, en ouverture d'un Conseil de sécurité consacré au conflit.

« Une désescalade immédiate et une cessation de la violence sont impératives », a exhorté Rosemary DiCarlo lors de cette réunion à l'initiative de la France, soutenue par plusieurs pays. Elle a enjoint le Hezbollah à « cesser ses attaques contre Israël » ainsi qu'à « coopérer » avec le gouvernement libanais, et Israël à « mettre fin à sa campagne militaire au Liban et retirer ses forces du territoire libanais ».

« La communauté internationale doit renforcer son soutien aux services de sécurité de l'État libanais, en particulier aux Forces armées libanaises », a ajouté Mme DiCarlo.

Auparavant la France, l'Arménie, l'Autriche, Bahreïn, le Cambodge, la Croatie, Chypre, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, l'Allemagne, la Grèce, l'Inde, l'Irlande, l'Italie, Malte, le Népal, la Macédoine du Nord, Panama, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, l'Espagne et l'Uruguay avaient fait part de leur « profonde inquiétude » face à « l'escalade des hostilités » dans ce pays.

En leur nom, l'ambassadeur de France à l'ONU Jérôme Bonnafont a exhorté Israël « à s'abstenir de toute attaque contre les infrastructures civiles et les zones densément peuplées et à respecter la souveraineté libanaise et son intégrité territoriale ».

Ces Etats condamnent également « la décision irresponsable du Hezbollah de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël (...) entraînant le Liban dans une guerre que ni ses autorités ni sa population ne souhaitent ». « Nous sommes prêts à renforcer notre soutien à la souveraineté de l'Etat libanais et à ses forces armées », poursuit leur texte.

Protéger les civils

Lors de ce Conseil de sécurité, le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Tom Fletcher, a demandé aux Etats engagés dans le conflit au Moyen-Orient de protéger les civils et les infrastructures civiles « dans toute la région », ainsi qu'à la communauté internationale de « financer généreusement » la réponse humanitaire. Il a aussi appelé au retour à « une diplomatie stratégique, calme, rationnelle et porteuse d'espoir ».

« Chaque fois que vous entendez les puissants attaquer l'ONU, demandez-vous ce qu'ils ont gagné en nous affaiblissant », a poursuivi M. Fletcher, dans un contexte de critiques répétées du président américain Donald Trump à l'encontre des Nations unies.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, a lui rappelé aux parties leur « responsabilité claire et sans équivoque de garantir la sûreté et la sécurité des Casques bleus », après une attaque ayant blessé vendredi trois membres ghanéens de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul). Avant cette réunion, l'ambassadeur d'Israël à l'ONU Danny Danon a répété que, « tant qu'il y aura une menace contre nous, nous continuerons d'agir ». « Il n'y a que deux options ici : soit l'État libanais agit pour démanteler l'appareil militaire du Hezbollah dans le sud du Liban, soit Israël le fera », a-t-il insisté.

« Le Liban est disposé à entrer dans des négociations avec Israël sous parrainage international » afin d'instaurer « une trêve complète », a lancé mercredi le représentant libanais devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York, lors d'une réunion consacrée à la guerre en cours au Liban initiée par la France, lors de laquelle il a également qualifié le Hezbollah de « milice hors la loi ».« Le Liban se trouve pris dans une guerre qu’il n’a pas choisie, entre Israël et le Hezbollah : entre une partie qui ne manifeste aucun respect pour les lois de la guerre et poursuit ses agressions contre le Liban, d’une part, et un groupe armé hors la loi qui ne tient aucun compte de l’intérêt du Liban ni de la vie de son peuple, d’autre part », a déploré Ahmad Arafa.« Le gouvernement libanais a...
commentaires (13)

Tout ce que savent faire nos politiciens, c’est d’aller pleurnicher après coup, auprès des pays qui ne savent plus quoi faire pour leur inculquer un tant soit peu de dignité ou de courage pour les aider à sauver leur pays en montrant un peu de bonne volonté à y participer. A savoir, la haute autorité du pays et son armée. Mais ces derniers ne veulent que récolter ce que les pays amis auraient semé tout en se montrant intransigeants et hautins, exigeant des conditions qui ne feraient qu’enfoncer le pays un peu plus dans l’enfer. Un cessez-le-feu n’a jamais profité au Liban bien au contraire.

Sissi zayyat

15 h 21, le 12 mars 2026

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Commentaires (13)

  • Tout ce que savent faire nos politiciens, c’est d’aller pleurnicher après coup, auprès des pays qui ne savent plus quoi faire pour leur inculquer un tant soit peu de dignité ou de courage pour les aider à sauver leur pays en montrant un peu de bonne volonté à y participer. A savoir, la haute autorité du pays et son armée. Mais ces derniers ne veulent que récolter ce que les pays amis auraient semé tout en se montrant intransigeants et hautins, exigeant des conditions qui ne feraient qu’enfoncer le pays un peu plus dans l’enfer. Un cessez-le-feu n’a jamais profité au Liban bien au contraire.

    Sissi zayyat

    15 h 21, le 12 mars 2026

  • Ça vous arracherait la gueule de nommer cette cette milice, organisation terroriste, au service d’un pays étranger qui veut détruire notre pays. Parce les libanais ne voient aucun justificatif à son comportement pour le moins inadmissible dans un pays où son chef d’état et ses institutions démocratiques craignent des petites frapes parce qu armés jusqu’aux de dents pour anéantir notre pays en prétendant être des résistants et on se demande tous les jours à qui et quoi, sinon à notre paix, notre stabilité et la sécurité de tous les libanais qu’on tue au nom d’une doctrine fallacieuse.

    Sissi zayyat

    12 h 41, le 12 mars 2026

  • Le Liban officiel a fait son devoir et a présenté son cas auprès de l'ONU. Cependant, son devoir est incomplet du fait qu'il n'a pas demande a l'ONU de changer son statut sur le terrain au chapitre 7 en coordination totale avec l’armée Libanaise. Cette action aurait permis d’alléger la tache de l’armée et de lui ouvrir les portes d'aides matérielles rapidement et concrètement. Nous passons encore une fois a cote des opportunités qui nous sont offertes et le coût est considérablement élevé. Nous avons perdu notre crédibilité en raison de la mauvaise gestion politique du pays par des incapables.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    11 h 53, le 12 mars 2026

  • Quelle hypocrisie ! Aoun et Haykal sont roulés dans la farine. Leur farce et double langage ne passent plus ! Si le Hezbollah est hors-la-loi, pourquoi ses ministres ne sont pas congédiés et peuvent encore voter au conseil des ministres. Qu'on ne vienne pas me blablater sur l'aile plotique et l'aile militaire ... quand on entend Mohammed Raad et Comaty etc, il n'y a pas une seule nuance entre les deux "ailes" du mouvement terroriste: tout est écrit, dicté et dirigé par et depuis Téhéran. M. le Président, reveillez-vous et relisez votre déclaration du serment constititionnel. Ne tergiversez pas

    What a Guy !

    10 h 19, le 12 mars 2026

  • BRAVO a la representante du Libana l'ONU. BRAVO au pres. Joseph Aoun. BRAVO aux pro milice iranienne. BRAVO enfin au gen. R Haykal. le Liban fait face a israel Etat hors la loi, terroriste. Ce qu'il leur reste a repeter aussi souvent: le Liban fait face a l'iran Etat tout aussi hors la loi et terroriste par sa milice locale .

    L’acidulé

    09 h 59, le 12 mars 2026

  • Position louable du Liban qu’il faudrait traduire sur le terrain et vite. Les hors-la-loi, on ne les invite pas gentiment à respecter la loi, alors qu’ils refusent de le faire et nous le disent tous les jours. il faudrait bien les forcer à la fin. Tant que ce n’est pas fait, l’existence même de notre pays sera en jeu. On ne peut pas rien et faire et demander aux autres de nous aider à faire ce que l’on ne veut pas faire ! On ne peut pas non plus attendre que le combat cesse faute de combattants, car les combattants tombent seulement de notre côté. Et tous les Libanais en paient le prix.

    NG

    06 h 53, le 12 mars 2026

  • Haykal se prepare pour etre president apres Aoun; menager le hezeb Endiablé’ fait partie de la strategie . Il faut bien se dotter d une retraite cossue ; c est ca le maronitisme politique

    Robert Moumdjian

    05 h 18, le 12 mars 2026

  • Très bonne description : les sadiques d’un côté, les maniaques de l’autre. Le Liban est bien coincé !

    Mago1

    23 h 49, le 11 mars 2026

  • VOUS, responsables au liban du plus haut de la pyramide au plus bas des députés et Moukhtars :Vous avez cette guerre sur la conscience:Au lieu de penser aux élections, au lieu de penser au superflu, vous n'avez aucune vision,aucune analyse. PREPAREZ LE LIBAN DE DEMAIN;Celui d'hier, l'actuel est MORT:Préparez les régions Libres à prendre le relais d'une manière autonome.Le régime et système de 43 et TAEF est mort et enterré. PREPAREZ LE LIBAN FEDERAL DE DEMAIN au lieu de ne rien faire.Préparez des comités comme l'avait fait BACHIR avec DELTA 2000 regroupant les élites pour penser au Liban futur

    LE FRANCOPHONE

    22 h 33, le 11 mars 2026

  • Il n' ya pas de guerre civile puisque c'est Liban vs Iran sur le territoire du premier. A chacun de faire son choix et a Dieu va.

    Liban Libre

    22 h 04, le 11 mars 2026

  • C'est une excellente décision mais les déclarations ne suffisent pas ! Nous réclamons des actes!

    CHALHOUB Liliane

    22 h 01, le 11 mars 2026

  • Paroles, Paroles, paroles..... Il est temps de prendre les choses en main, advienne que pourra. Ca suffit ou on commence a batir un etat ou le pays sera detruit. Arretez de nous faire peur avec le mirage de la guerre civile.....

    Cadmos

    21 h 37, le 11 mars 2026

  • J'ai sans doute un QI très bas. Que l'on m'explique comment le Liban qualifie le hezballah de hors la loi, et comment dans le même temps le Commandant en chef de son armée refuse de le désarmer. Tout ça parait comme des gesticulations d'un Liban Officiel qui ne sait plus quoi faire pour protéger hezballah d'Israel. L'alpha et l'omega de la politique du régime libanais dans ce cas n'est ni restaurer l'autorité de l'Etat, ni la démocratie mais sauver le hezballah politiquement, socialement et militairement.

    Moi

    21 h 22, le 11 mars 2026

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