La frégate grecque Keimon au large de Limassol, à Chypre, le 4 mars 2026. Photo Jewel SAMAD / AFP
Le ministre chypriote des Affaires étrangères, Constantinos Kombos, a confirmé, pour la première fois dimanche, qu'un drone qui a visé il y a une semaine, le 1er mars, une base aérienne britannique sur l'île avait été lancé par le Hezbollah depuis le Liban. Dans un entretien au Guardian, il indiqué que cet engin, qui s'est écrasé sur la base d'Akrotiri, était « de fabrication iranienne et lancé depuis le Liban. »
Dans les jours qui ont suivi, deux autres drones avaient également été repérés et interceptés alors qu'ils se dirigeaient vers l'île, située à environ 240 kilomètres à l'ouest du Liban.
« Pour l’instant, c’est un fait que nous devons regarder du côté du front libanais », a déclaré M. Kombos. « Nous ne pouvons rien exclure dans la direction plus large du nord-est. Nous devons être très prudents (…) nous devons nous assurer que les systèmes en place couvrent toutes les possibilités de menace », a-t-il ajouté.
Beyrouth dénonce des « actes honteux »
En réponse à ces accusations, le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a dénoncé, dans un message à son homologue chypriote, des actes « honteux » visant l'île. Dans sa missive, M. Raggi, membre des Forces libanaises, a réitéré « sa ferme condamnation des attaques visant des bases militaires britanniques à Chypre ». Il a souligné que ces actes, qualifiés de « honteux », « ne représentent ni l’État libanais, ni son peuple, ni ses valeurs. » Le chef de la diplomatie a encore souligné que le Liban ne « deviendra pas une plateforme pour la mise en œuvre d’agendas extérieurs », appelant Nicosie à ne pas confondre « l'Etat avec des parties qui agissent en dehors de son autorité et de son cadre légal. » Il a dans ce cadre rappelé que le gouvernement libanais a interdit cette semaine toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.
Au cours de la semaine, la France a décidé de déployer le porte-avions Charles de Gaulle au large de Chypre, tandis que les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et la Grèce ont également commencé à déployer des moyens navals. Chypre est membre et président en exercice de l'Union européenne, mais pas de l'OTAN. C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron est attendu à Nicosie lundi.



Quand Netanyahu disait que l'Iran pouvait bombarder . l'Europe. Personne ne l'a crû
15 h 09, le 08 mars 2026