Des membres des gardiens de la révolution iraniens lors de manœuvres dans le sud de l'Iran, le 16 février 2026. Photo IRGC/WANA (West Asia News Agency) / via Reuters
« Plusieurs dizaines d’officiers » des gardiens de la révolution iraniens auraient quitté Beyrouth ces deux derniers jours, selon des informations obtenues vendredi par le média américain Axios auprès de deux hauts responsables de la défense israélienne et une troisième source informée de la situation.
Seul un « petit contingent » de ces officiers serait resté au Liban, mais un responsable israélien s'attend à ce que ces départs se poursuivent dans les prochains jours.
Des départs survenus alors que l'armée israélienne avait lancé un ultimatum mardi et menacé de frapper tout officiel iranien et membre des gardiens au Liban dans le cadre de son offensive contre le Hezbollah. Suite à ces menaces, le gouvernement libanais avait annoncé jeudi des mesures pour « arrêter et rapatrier » en Iran toute personne au Liban qui serait liée aux gardiens.
Selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, les officiers iraniens qui ont quitté le Liban étaient principalement membres de la force al-Qods, l’unité d’élite des gardiens, qui « travaillaient comme conseillers militaires auprès de Hezbollah et exerçant une influence importante sur ses opérations. » Certains opéraient depuis l'ambassade iranienne. Le rôle des gardiens auprès du Hezbollah s'était renforcé depuis l'élimination par Israël, le 27 septembre 2024, de l'ex-chef du parti, Hassan Nasrallah. L'influence de la République islamique aurait notamment lourdement pesé sur l'entrée en guerre du parti-milice, avec un tir de roquettes en direction d'Israël dans la nuit de dimanche à lundi.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, samedi matin, ouverte par une campagne de frappes israélo-américaines sur l'Iran, l'armée israélienne a notamment revendiqué l'assassinat à Téhéran du commandant de l’unité libanaise de la force al-Qods, et de son adjoint à Beyrouth, rappelle Axios.
Les tensions diplomatiques sont vives entre Téhéran et Beyrouth depuis la formation du gouvernement de Nawaf Salam, en février 2025, et une série de décisions des autorités libanaises concernant l'Iran, notamment la suspension de tous les vols reliant les deux pays. Des décisions prises pour tenter de limiter les approvisionnements, notamment en argent liquide, du Hezbollah par Téhéran. L'Iran s'était en outre opposé plusieurs fois au désarmement du Hezbollah annoncé par l'exécutif, provoquant des échanges acerbes avec les responsables libanais, qui ont accusé Téhéran d'ingérence.



Ils sont partis par où?!
14 h 56, le 06 mars 2026