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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Le bilan des frappes israéliennes au Liban depuis lundi s'élève à au moins 123 morts

De nouveaux centres vont être ouverts pour accueillir les déplacés, qui sont invités à se rendre dans la Békaa et le Nord. Un pont aérien humanitaire devrait également être mis en place à l’initiative de pays arabes.

Un panache de fumée s'élevant d'un bâtiment ciblé par une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 4 mars 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Les autorités libanaises ont mis à jour jeudi soir le bilan des frappes israéliennes sur les civils, annonçant notamment au moins 123 morts — soit 21 de plus que lors du précédent bilan — et 683 blessés. Plus tôt dans la journée, le ministère de la Santé avait également fait part de 95 773 personnes prises en charge dans les 442 abris mobilisés jusqu’à présent — sans compter celles qui ont fui le Liban-Sud et se sont relocalisées par leurs propres moyens ou chez leurs proches.

Les chiffres concernant les déplacés risquent d’augmenter au vu de l'ordre d’évacuation lancé jeudi après-midi par l’armée israélienne, englobant plus de 20 km² dans la banlieue sud de Beyrouth et ayant poussé des centaines de milliers de personnes à fuir. Des frappes contre la banlieue ont commencé vers 23h jeudi.

Jeudi soir, la ministre des Affaires sociales, Hanine Sayed, a assuré que « les institutions de l’État sont en état d’alerte maximale et de mobilisation pour apporter la réponse possible ». « Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une scène terrible après la grande alerte adressée à nos concitoyens dans la banlieue sud (...) En ce moment, nous avons besoin du plus haut degré de solidarité nationale et de responsabilité collective », a déclaré la ministre.

Mme Sayed a ensuite listé les mesures prises :

  • Ouverture de toutes les écoles et universités publiques dans les différentes régions du Liban pour accueillir les déplacés, en coordination avec le ministère de l’Éducation, les gouverneurs, les municipalités, l’unité de gestion des catastrophes, la Croix-Rouge libanaise et les agences des Nations unies.
  • Appel aux déplacés du jour à se diriger vers le Nord, le Akkar et la Békaa, où il existe une grande capacité d’accueil.
  • Centres supplémentaires devant être ouverts à Beyrouth dans les prochaines heures : la Cité sportive, le terminus des bus Charles Hélou et la piscine olympique de Dbayeh.
  • À partir de vendredi, le ministère des Affaires sociales, en coopération avec le Programme alimentaire mondial (PAM), commencera à transférer des aides financières à 50 000 familles déplacées dans le cadre de la réponse d’urgence. Les familles concernées seront notifiées par SMS du point de contact où elles pourront recevoir l’aide.
  • Un registre en ligne sera mis en place dès vendredi pour permettre aux familles déplacées — qu’elles soient dans des centres d’accueil ou hébergées dans des maisons — de s’enregistrer afin d’être contactées lors de la prochaine phase d’assistance.
  • Plusieurs pays arabes ont annoncé la mise en place prochaine d’un pont aérien pour acheminer de l’aide humanitaire au Liban.
  • Le Premier ministre Nawaf Salam organise une réunion d’urgence vendredi avec tous les ambassadeurs accrédités au Liban « afin de les informer des derniers développements et de chercher à obtenir tout le soutien possible dans tous les domaines, compte tenu des circonstances actuelles ».
  • Des convois d’aide alimentaire et humanitaire seront acheminés aux personnes qui ont décidé de rester chez elles dans le Sud du pays, y compris dans les villages les plus exposés.

La ministre Sayed a rappelé que le Centre de gestion des catastrophes diffuse toutes les informations nécessaires sur sa chaîne WhatsApp, dont le lien a été relayé par SMS aux Libanais.

« Je souhaite également adresser un grand remerciement à nos concitoyens dans les régions qui ont accueilli les déplacés, aux familles qui ont ouvert leurs maisons, ainsi qu’aux municipalités et aux communautés locales qui se sont mobilisées pour aider et soutenir les gens (...) Nous n’épargnerons aucun effort pour mettre fin à cette guerre destructrice et permettre à nos concitoyens déplacés de rentrer chez eux en toute sécurité », a conclu la ministre.

Selon le Centre de gestion des catastrophes dans le Akkar, relayé par notre correspodnant Michel Hallak, le nombre de familles déplacées arrivées au Akkar depuis le début de la crise s’élève à 921 familles, pour la plupart originaires du Sud et de la banlieue sud de Beyrouth, réparties dans 56 villes et villages. Quelque 181 familles ont été placées dans les centres d’accueil désignés par les autorités officielles compétentes, principalement des écoles publiques, et 740 familles en dehors des centres d’accueil, qui sont soit hébergées chez des amis ou des proches, soit logées dans des maisons louées.

Les autorités libanaises ont mis à jour jeudi soir le bilan des frappes israéliennes sur les civils, annonçant notamment au moins 123 morts — soit 21 de plus que lors du précédent bilan — et 683 blessés. Plus tôt dans la journée, le ministère de la Santé avait également fait part de 95 773 personnes prises en charge dans les 442 abris mobilisés jusqu’à présent — sans compter celles qui ont fui le Liban-Sud et se sont relocalisées par leurs propres moyens ou chez leurs proches.Les chiffres concernant les déplacés risquent d’augmenter au vu de l'ordre d’évacuation lancé jeudi après-midi par l’armée israélienne, englobant plus de 20 km² dans la banlieue sud de Beyrouth et ayant poussé des centaines de milliers de personnes à fuir. Des frappes contre la banlieue ont commencé vers 23h jeudi.Jeudi...