Des femmes et des enfants déplacés par le conflit dans le sud du Liban cherchent refuge dans une salle de classe d'une école transformée en abri à Sidon, le 3 mars 2026. Photo MAHMOUD ZAYYAT / AFP
La ministre des Affaires sociales Hanine el-Sayyed a affirmé mardi que les capacités des centres d’hébergement à Beyrouth et à Saïda sont saturées et appelé les déplacés à se diriger vers d’autres régions, alors que les autorités libanaises annonçaient que plus de 58 000 personnes ont été forcées de fuir les frappes israéliennes au Liban. Le nombre de déplacés a doublé par rapport au bilan communiqué la veille, selon l’Unité de gestion des catastrophes relevant du gouvernement.
« Les capacités d’accueil des centres d’hébergement à Beyrouth et à Saïda ont atteint leurs limites », a déclaré la ministre, appelant les déplacés à se diriger vers d’autres régions comme le Mont-Liban, le Nord et le Akkar.
« Nous sommes au deuxième jour de la réponse d’urgence aux récentes agressions contre le Liban. Nous suivons toutes les évolutions en temps réel et travaillons à répondre aux besoins sur l’ensemble du territoire », a-t-elle assuré au cours d’une conférence de presse dans la salle de gestion des catastrophes. Elle a ajouté que le Premier ministre Nawaf Salam avait présidé dans la matinée une réunion au siège du gouvernement pour coordonner la réponse entre toutes les administrations et ministères, avant de se rendre à la salle d’opérations du Sud à Saïda pour suivre la situation sur le terrain.
Selon Hanine el-Sayyed, 58 064 personnes, soit 12 539 familles, sont actuellement enregistrées dans les centres d’hébergement. 321 centres sont ouverts : 58 à Beyrouth, 126 au Mont-Liban, 56 dans le Sud, 4 à Nabatiyé, 25 dans le Nord, 33 dans la Békaa, 11 à Baalbeck-Hermel et 8 au Akkar. En ce qui concerne l’aide alimentaire, la ministre a souligné qu’environ 23 000 repas chauds ont été distribués.


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