Le vice-président du bureau politique du Hezbollah, Mahmoud Comati. Photo ANI
Le vice-président du bureau politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, a annoncé mardi que le parti chiite n’a d’autre choix que de revenir à la résistance « à la suite de l’agression israélienne contre le Liban », alors que le parti chiite assure avoir multiplié en vain les concessions, « remis ses armes au sud du fleuve Litani, et strictement respecté l’accord du cessez-le-feu ».
Le résultat de ces concessions a été selon lui, « la poursuite de l’agression quotidienne contre le Liban, sans que les autorités ne parviennent à aucun progrès concernant la libération des terres et des prisonniers, la fin des violations ou la reconstruction ». Ces propos interviennent au lendemain d'une décision prise par le Conseil des ministres libanais d'interdire les opérations sécuritaires et militaires du Hezbollah et appelant l'armée à le désarmer « par tous les moyens ».
« Le temps de la patience est révolu. Nous n’avons d’autre choix que de revenir à la résistance », a martelé Mahmoud Comati dans un communiqué, précisant que « la riposte symbolique conduite par le Hezbollah contre Israël jusque-là, ne restera pas symbolique après la récente escalade ennemie contre le Liban ».
Revenant sur l’agression israélienne contre le Liban qui a débuté lundi 2 mars à l’aube contre la banlieue-sud de Beyrouth, en riposte à des tirs du parti chiite contre Israël, le vice-président du bureau politique du Hezbollah a assuré que « la nouvelle agression sioniste contre le Liban était planifiée et prête. Elle n’avait pas besoin de prétexte et se serait produite tôt ou tard ». « L’ennemi sioniste a voulu en faire une guerre ouverte qu’il n’a jamais interrompue depuis l’accord de cessez-le-feu. Que ce soit donc une guerre ouverte ! » a-t-il martelé.
Le message de M. Comati était notamment adressé à la communauté chiite que le responsable remercie pour sa patience et ses sacrifices. Car c’est aujourd’hui la population chiite du Liban-Sud, de la Békaa et de la banlieue-Sud de Beyrouth qui subit le plus les conséquences de la guerre, qui voit ses proches tués ou blessés, ses maisons détruites et qui est contrainte à prendre le chemin de l’exode. Selon les Nations unies, au moins 30 000 personnes seraient déplacées au Liban depuis le 2 mars.
« Notre patience a des limites »
« Vous nous avez souvent demandés de répondre à l’agression quotidienne continue contre notre patrie et nos enfants. Nous avons fait preuve de patience pour vous, afin d’éviter l’escalade, dans l’espoir que l’État parvienne, par ses efforts diplomatiques, à obtenir un résultat positif mettant fin à l’agression, assurant le retrait de l’occupation et stoppant les violations », a-t-il expliqué, à l’intention de la population sinistrée. « Or le gouvernement n’a pas respecté cette patience et a continué à faire des concessions gratuites à l’ennemi. Son ministre des Affaires étrangères s’est aligné sur l’agression, et nous n’avons entendu aucune protestation du gouvernement à ce sujet », a-t-il accusé.
« Notre patience a ses limites », a-t-il grondé, assurant que le parti ne pouvait plus tolérer « l’assassinat des citoyens et des jeunes, et la destruction des maisons ». « Nous aurions voulu voir la colère et la fermeté du gouvernement face aux massacres israéliens au Liban, notamment dans le Sud, la Békaa et la banlieue sud, plutôt que sa colère et ses accusations contre la résistance », a-t-il souligné, fustigeant le gouvernement « qui proteste contre la résistance à l’occupation sans en tirer profit, et se tait face à l’occupation sioniste ». Et le responsable d’accuser le gouvernement de se placer « en dehors du droit international, lequel autorise les peuples à résister aux occupations, un droit supérieur à toutes les autorités locales, à leurs décisions et à leurs lois ».



Et demain on va avoir le droit à un nouveau décryptage qui va tenter de justifier les paroles de ce moulin à vent par des artifices de style niveau classe de troisième
13 h 07, le 04 mars 2026