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Société - guerre au liban 2026

Fermeture des écoles et des universités mardi : quid du reste de la semaine ?

Parents et chefs d’établissement demandent aux autorités plus de clarté.

Fermeture des écoles et des universités mardi : quid du reste de la semaine ?

Une mère libanaise déplacée tient sa fille dans ses bras alors qu’elles se réfugient sur le bord de mer à Beyrouth, suite à une escalade entre le Hezbollah et Israël dans le cadre du conflit entre les États-Unis et Israël avec l’Iran, au Liban, le 2 mars 2026. Photo Émilie Madi/Reuters

Les élèves du Liban resteront chez eux mardi, après une journée de fermeture lundi, sur décision de la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Rima Karamé. Lundi matin à l’aube, elle avait décrété la fermeture de tous les établissements scolaires publics et privés, ainsi que les centres d’enseignement technique, sur l’ensemble du territoire, à la suite des raids aériens nocturnes ayant visé la banlieue sud de Beyrouth, le Liban-Sud et la Békaa. Ces frappes, menées en riposte aux tirs de roquettes vers le nord d’Israël revendiqués par le Hezbollah, ont fait au moins 31 morts et provoqué des milliers de déplacés. Le parti chiite a affirmé avoir agi pour « venger l’assassinat samedi du guide suprême iranien Ali Khamenei ».

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Malgré l’annonce de la ministre, chefs d’établissement et parents demeurent dans l’incertitude. Beaucoup appellent à des directives claires. « Que devons-nous faire dans les prochains jours ? Pouvons-nous faire circuler les autocars ? » s’interroge Tiba Geha, directrice du Collège Louise Wegmann. « Nous attendons de connaître la politique des autorités », renchérit sœur Nawal Akiki, directrice des Collèges des Saints-Cœurs de Aïn Najem et Kfardebiane. « Nous ne savons toujours pas quoi faire. C’est perturbant. Dans cette situation, nous devons être aidés par l’État », déplore une autre cheffe d’établissement sous couvert d’anonymat.

Évaluation quotidienne

Réuni dans la matinée, le Conseil des ministres n’avait pas annoncé de mesures spécifiques pour l’éducation. Ce n’est qu’après la séance que le ministère a confirmé le maintien de la fermeture mardi, « compte tenu de la situation sécuritaire actuelle et par souci de la sécurité de la communauté éducative ». Il a précisé qu’une évaluation quotidienne serait menée en coordination avec les autorités compétentes. Selon une source proche du ministère, les décisions seront prises « au jour le jour ». En Israël, l’armée a également prolongé lundi la fermeture des écoles et des lieux de travail jusqu’à mercredi soir, au troisième jour de la guerre israélo-américaine lancée contre l’Iran samedi.

Pour les élèves, la journée de lundi a pris des allures de congé imprévu. « Ma fille est restée à la maison, elle joue pendant que je travaille en ligne », confie la mère d’une élève du Collège Notre-Dame de Jamhour. « Mes enfants sont allés aux activités à Kfarchima. Leur mère, enseignante, est également en congé », raconte pour sa part Joseph, dont les enfants sont scolarisés à la Sagesse Brasilia. Même situation pour les enfants de Nemr, qui ont quitté la banlieue sud pour se réfugier chez des proches à Beyrouth.

Mais les établissements se préparent déjà à l’éventualité d’un conflit plus long et à plus large échelle. Ils envisagent de basculer vers l’enseignement en ligne ou d’adapter leurs décisions selon leur localisation. « Si les autorités n’ont pas tranché d’ici à demain (mardi) et que nous n’y voyons pas plus clair, nous préparons déjà une réunion pour lancer l’enseignement à distance à Aïn Najem dès mercredi, nos élèves venant de loin », assure sœur Nawal Akiki. Car pas question de perdre les acquis de cette année scolaire déjà bien avancée : « Les élèves préparaient déjà des examens avant que n’éclate le conflit. » Et d’ajouter : « Quant à Kfardebiane, très éloigné des zones de conflit, un retour en classe pourrait être envisagé. »

Universités fermées

Par ailleurs, près de 53 villages du Liban-Sud ont été évacués lundi. Le ministère a indiqué que plusieurs lycées officiels, identifiés lors de la crise de 2024, seront mobilisés pour accueillir des familles déplacées. Rima Karamé a condamné « les agressions dont le Liban fait l’objet » et exprimé sa solidarité avec les déplacés, précisant qu’une liste d’écoles publiques a été mise à disposition du plan national de réponse pour servir de centres d’hébergement.

Dans un second communiqué, la ministre a annoncé, après coordination avec le Premier ministre Nawaf Salam, la fermeture mardi de l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur privés ainsi que de l’Université libanaise. Les décisions pour les jours suivants seront annoncées quotidiennement.

Les élèves du Liban resteront chez eux mardi, après une journée de fermeture lundi, sur décision de la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Rima Karamé. Lundi matin à l’aube, elle avait décrété la fermeture de tous les établissements scolaires publics et privés, ainsi que les centres d’enseignement technique, sur l’ensemble du territoire, à la suite des raids aériens nocturnes ayant visé la banlieue sud de Beyrouth, le Liban-Sud et la Békaa. Ces frappes, menées en riposte aux tirs de roquettes vers le nord d’Israël revendiqués par le Hezbollah, ont fait au moins 31 morts et provoqué des milliers de déplacés. Le parti chiite a affirmé avoir agi pour « venger l’assassinat samedi du guide suprême iranien Ali Khamenei ». À consulter Le Liban replonge dans l'horreur : les images ...
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