Le moment où une base américaine à Bahreïn a été frappée. Les gardiens de la révolution iranienne ont déclaré le 28 février avoir pris pour cible la cinquième flotte américaine à Bahreïn, après que l'État du Golfe a annoncé que la base américaine avait été touchée par une attaque de missiles, selon un communiqué relayé par les médias locaux. Photo AFP
Les États-Unis et Israël ont annoncé samedi avoir lancé des frappes sur l'Iran, appelant les Iraniens à prendre le pouvoir. L'Iran a promis de répondre « fermement » à ces attaques et a répliqué par des tirs de missiles en direction d'Israël et de pays du Golfe.
Voici les principales réactions internationales, du soutien à la désapprobation, avec une grande inquiétude face aux risques d'escalade.
- Iran -
Le ministère des Affaires étrangères a promis que l'Iran « répondra fermement aux agresseurs », ajoutant que son pays avait fait « tout le nécessaire pour éviter la guerre ».
- Nations unies -
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a condamné « l'escalade militaire au Moyen-Orient » et appelé à « l'arrêt immédiat des hostilités ». Le Conseil de sécurité doit se réunir en urgence à 21H00 GMT.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé à « éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations » au Moyen-Orient.
- Russie -
La diplomatie russe a dénoncé une « aventure dangereuse » menaçant la région de « catastrophe » et visant à « détruire » un gouvernement qui a « refusé de se soumettre au diktat de la force et à l'hégémonisme ».
L'ex-président et actuel secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a estimé que les États-Unis avaient montré leur « vrai visage ».
- Chine -
Pékin « appelle à un cessez-le-feu immédiat (...) et encourage la reprise du dialogue », a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères.
« La souveraineté nationale, la sécurité et l'intégrité territoriale de l'Iran doivent être respectées », a ajouté le ministère.
- Union européenne -
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé toutes les parties à « la plus grande retenue », tout en condamnant les « attaques injustifiables » de l'Iran contre les Émirats arabes unis.
Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l'UE, a appelé à la « protection des civils et (au) respect du droit international humanitaire ».
- Royaume-Uni -
Le gouvernement britannique a dit ne pas vouloir « voir la situation s'aggraver et dégénérer en un conflit régional plus large », a rapporté un porte-parole.
Le Premier ministre Keir Starmer a cependant indiqué que des avions de combat britanniques participaient à des « opérations défensives régionales coordonnées », et a jugé que l'opération israélo-américaine était « conforme au droit international ».
- France -
« L'escalade en cours est dangereuse pour tous » et « elle doit cesser », a déclaré le président français Emmanuel Macron, qui a demandé une « réunion urgente » du conseil de sécurité de l'ONU et affirmé que la parole devait être « rendue au peuple iranien ».
« La France n'a été ni prévenue ni impliquée » dans l'opération israélo-américaine, a-t-il souligné.
- Allemagne -
Le gouvernement allemand défend une « reprise des efforts pour trouver une solution négociée », a déclaré le chancelier Friedrich Merz dans un communiqué.
Il a aussi appelé l'Iran à cesser « immédiatement » ses frappes militaires contre Israël et contre les autres « partenaires » au Moyen-Orient, une position reprise dans un communiqué commun avec les dirigeants français et britannique.
- Liban -
Le Liban n'acceptera pas d'être « entraîné » dans le conflit avec l'Iran, a déclaré son Premier ministre. Le Hezbollah a appelé « les États et les peuples de la région » à s'opposer à « l'agression » contre l'Iran.
- Irak -
Baddad « condamne l’agression injustifiée contre la République islamique » d'Iran et « met en garde contre les conséquences », a déclaré Sabah Al-Numan, porte-parole militaire du Premier ministre.
- Turquie -
Le président Recep Tayyip Erdogan s'est dit « profondément troublé » par les attaques israélo-américaines contre l'Iran, mais a également condamné les frappes « inacceptables » de représailles de Téhéran dans le Golfe, estimant que tous les acteurs, « en particulier le monde islamique, doivent agir ».
- Qatar, Arabie Saoudite et Émirats -
L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane appellent à « un retour à la table du dialogue », a indiqué le bureau de l’émir qatari.
Mohammed ben Salmane et le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, ont dans un échange séparé condamné les « flagrantes attaques iraniennes visant les Émirats arabes unis et plusieurs autres pays frères », selon l'agence émiratie WAM.
- Autorité palestinienne -
« L’État de Palestine condamne fermement les attaques iraniennes contre plusieurs pays arabes », selon un communiqué publié par l'agence officielle palestinienne Wafa.
- Pakistan -
Le Pakistan condamne les « attaques injustifiées » contre l'Iran et « appelle à un arrêt immédiat de l'escalade », selon son ministre des Affaires étrangères.
- Indonésie -
Le président indonésien propose sa médiation entre Washington et Téhéran et « l’Indonésie appelle toutes les parties à faire preuve de retenue », selon son ministère des Affaires étrangères.
- Inde -
« Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue, à éviter toute escalade et à donner la priorité à la sécurité des civils », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. « La souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les États doivent être respectées », a-t-il plaidé.
- Brésil -
« Le gouvernement brésilien condamne et exprime sa profonde préoccupation concernant les attaques », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
- Ukraine -
« La violence et l'arbitraire du régime iranien » sont « la cause des événements actuels », selon la diplomatie ukrainienne.
Le président Volodymyr Zelensky a estimé que les frappes américaines donnaient une « chance » au peuple iranien de se débarrasser d'un « régime terroriste ».
- Norvège -
Les frappes ne sont « pas conformes » au droit international car « une attaque préventive suppose l'existence d'une menace imminente », a estimé le chef de la diplomatie norvégienne.
- Afrique du Sud -
Les frappes américaines et israéliennes constituent des « violations du droit international », a estimé le président sud-africain Cyril Ramaphosa, appelant à la retenue et au dialogue.
- Union africaine -
L'Union africaine a appelé à la « retenue, à la désescalade urgente et à un dialogue soutenu » pour éviter « d'aggraver l'instabilité mondiale ».



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