De la fumée s'élève à la suite d'une explosion, après que Israël et les États-Unis ont lancé des frappes contre l'Iran, à Téhéran, en Iran, le 28 février 2026. Photo Majid Asgaripour/REUTERS
Le souvenir du 8 octobre 2023 n'était pas loin au Liban samedi, alors que les États-Unis et Israël menaient des frappes de grande envergure sur l'Iran, qui a riposté en bombardant le territoire de l'État hébreu et des bases américaines du Moyen-Orient. Depuis le début de l'attaque, les responsables et partis libanais ont appelé d'une même voix à tenir le pays à l'écart du conflit et à faire primer son intérêt sur toute autre considération, par crainte d'une entrée en guerre du Hezbollah, qui observe un silence radio depuis le matin.
Sur X, le président Joseph Aoun a mis l'accent sur la « responsabilité nationale », insistant sur « la nécessité d'être prêt et de coordonner les efforts entre les différentes autorités constitutionnelles et les organismes concernés afin de protéger le Liban ». Il a affirmé que la phase délicate que traverse le pays exigeait de tous « un engagement total envers la responsabilité nationale et la primauté des intérêts supérieurs du Liban et du peuple libanais sur toute autre considération ». Le chef de l'État a également affirmé que « préserver le Liban des catastrophes et des horreurs des conflits extérieurs, ainsi que sa souveraineté, sa sécurité et sa stabilité, constituaient une priorité absolue. » Il a appelé à « unir les efforts et à renforcer la solidarité interne » pour faire face aux défis qui se profilent et empêcher toute répercussion sur le territoire libanais et son peuple. « L'État, avec toutes ses institutions, restera le premier garant de la sécurité, de la stabilité et de la protection de tous les citoyens et de l'ensemble du territoire » , a-t-il dit.
Pour faire le point sur les « répercussions possibles » du conflit sur le Liban, Joseph Aoun, a eu dans la matinée une série de contacts avec le Premier ministre, Nawaf Salam, le ministre des Travaux publics, Fayez Rassamny, l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, et le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal. Il s'était également entretenu vendredi avec le président du Parlement, Nabih Berry.
FL, CPL et Kataëb alignés autour de la neutralité
De son côté, le Premier ministre Nawaf Salam a demandé aux Libanais de « mettre l’intérêt du Liban au-dessus de tout calcul ». « Face aux développements graves dans la région, j’appelle tous les Libanais à faire preuve de sagesse et de patriotisme, en mettant l’intérêt du Liban et des Libanais au-dessus de tout calcul. Je répète que nous n’accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité. », a-t-il souligné sur X.
« L'intérêt national prime sur toute autre considération. Assurez la neutralité du Liban. Assurez la neutralité du Liban. Assurez la neutralité du Liban », a également insisté sur X le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, qui est proche des Forces libanaises (FL).
À leur tour, les FL ont réclamé des mesures pour « garder le Liban complètement à l’abri de la guerre ». « Le plus important pour le moment c’est que soient prises toutes les mesures à même de garder le Liban complètement à l’abri de la guerre », a déclaré à L’OLJ le porte-parole du parti Charles Jabbour.
Le député Nadim Gemayel du parti Kataëb a également écrit sur X : « Seule la neutralité protège le Liban, et personne n’a le droit de nous entraîner dans une nouvelle guerre qui ne nous concerne pas. Que la décision reste exclusivement entre les mains de l’État, et que la guerre de la région reste dans la région », a-t-il martelé. Le député indépendant Michel Moawad a de son côté affirmé qu'il « faut que le Conseil des ministres se réunisse rapidement, que le Hezbollah annonce être sous la coupe de l’Etat et que le pouvoir s’active pour garantir la neutralité du Liban face au conflit. »
Le vice-président du Courant patriotique libre (CPL) pour les affaires extérieures, Nagi Hayek, a souhaité qu’aucun front de soutien à l’Iran ne soit ouvert à partir du Liban ». « Il faut garder le pays à l’abri de la guerre », a ajouté le responsable aouniste dans une déclaration à notre publication. De son côté, l’ancien député Amal Abou Zeid (anciennement CPL) a écrit sur la plateforme X : « Les tambours de la guerre ont retenti sur le front iranien… Que Dieu protège le front libanais. »
Hariri dénonce l'agression iranienne contre le Golfe
L’ancien Premier ministre, Saad Hariri, a pour sa part condamné, « avec la plus grande fermeté l'agression inacceptable de l'Iran contre plusieurs États arabes du Golfe ». « Je déclare ma pleine solidarité avec ces pays et leurs peuples et je considère cette agression comme une grave menace pour la sécurité nationale arabe et une violation flagrante de la souveraineté de ces nations, qui n'ont jamais ménagé leurs efforts pour instaurer la sécurité et la paix dans la région et œuvrer pour la stabilité et la prospérité de leurs populations », a écrit M. Hariri sur X.
Il a par ailleurs appelé à « une politique claire qui privilégie les intérêts du Liban ». « Cette politique doit s'engager à rejeter toute tentative d'entraîner le Liban dans le tourbillon des guerres ou d'en faire un théâtre d'affrontements régionaux, alors que le peuple libanais a déjà payé un lourd tribut en vies humaines, en moyens de subsistance et en stabilité, à la suite de guerres qui ne lui ont apporté que destruction et misère », a ajouté l’ancien Premier ministre et chef du courant du Futur. « J'appelle tout le monde à adopter une attitude responsable et à se rallier à l'État et à ses institutions afin de garantir la neutralité du Liban dans toute confrontation militaire, dans le contexte de l'escalade actuelle », a-t-il ajouté dans un message voilé au Hezbollah.




Tout a change ! On est en pleine guerre et avec des BUTS definis. A l,Iran on presente un seul choix. LA CAPITULATION ! pure et simple qui commencera par un changement radical du regime honni de par le monde. Chez nous, le tandem est divise. Berry n,est pas apotre des aventures, perdues d,avance, et pour raisons bien connues, sanctions et autres. Kassem s,il oserait autre chose que ses Fanfaronnades, il sait que ce sera la FIN du hezbo. Berry le freine car leur survie leur donne la chance de negociations internes pour s,integrer, avec certains profits, a la famille libanaise.
10 h 03, le 01 mars 2026