Derrière la nomination de Mohammad Reza Shibani, nouvel ambassadeur iranien au Liban
Le choix de celui qui a déjà servi à Beyrouth puis à Damas est loin d'être anodin, dans un contexte de crises pour la République islamique et son axe régional.
L'OLJ / Par Nemtala EDDÉ,
le 28 février 2026 à 00h00
Le nouvel ambassadeur d'Iran au Liban, Mohammad Reza Shibani (à g.), serre la main du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, mercredi 25 février 2026. Photo publiée sur le compte X de l'ambassade iranienne à Beyrouth/@IranEmbassyLB
Dans la sphère de la diplomatie iranienne, à l’ombre des pourparlers à Genève avec les États-Unis visant à éviter une guerre régionale, un événement significatif a eu lieu. Un nouvel ambassadeur, Mohammad Reza Shibani, officiellement nommé à Beyrouth en début de semaine, est arrivé dans la capitale jeudi soir. Un nom loin d’être inconnu dans la région, en particulier au Liban, où il a été ambassadeur entre 2005 et 2009. Mais il revient, 17 ans plus tard, dans un contexte qui n'est plus le même, à l'heure où le désarmement du Hezbollah et l'établissement de relations d’État à État avec son parrain iranien constituent la pierre angulaire de la politique du pouvoir actuel à Beyrouth.Âgé de 66 ans, Mohammad Reza Shibani avait déjà occupé la fonction à Beyrouth de 2005 à 2009, puis à Damas de 2011 à 2016. L’homme avait, dès sa...
Dans la sphère de la diplomatie iranienne, à l’ombre des pourparlers à Genève avec les États-Unis visant à éviter une guerre régionale, un événement significatif a eu lieu. Un nouvel ambassadeur, Mohammad Reza Shibani, officiellement nommé à Beyrouth en début de semaine, est arrivé dans la capitale jeudi soir. Un nom loin d’être inconnu dans la région, en particulier au Liban, où il a été ambassadeur entre 2005 et 2009. Mais il revient, 17 ans plus tard, dans un contexte qui n'est plus le même, à l'heure où le désarmement du Hezbollah et l'établissement de relations d’État à État avec son parrain iranien constituent la pierre angulaire de la politique du pouvoir actuel à Beyrouth.Âgé de 66 ans, Mohammad Reza Shibani avait déjà occupé la fonction à Beyrouth de 2005 à 2009, puis à Damas...
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« La dernière guerre contre Israël a révélé que des généraux des gardiens de la révolution islamique participent directement au Conseil décisionnel du Hezbollah, la Choura ». Amusant! Il faut donc être analyste politique pour dévoiler ce secret de polichinelle! Le problème ne réside pas dans la nomination de Chibani, mais l'existence même d;un ambassadeur iranien au Liban. Les relations diplomatiques avec la république islamique devraient être rompue tant que celle-ci entretient sa milice au pays du cèdre .
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« La dernière guerre contre Israël a révélé que des généraux des gardiens de la révolution islamique participent directement au Conseil décisionnel du Hezbollah, la Choura ». Amusant! Il faut donc être analyste politique pour dévoiler ce secret de polichinelle! Le problème ne réside pas dans la nomination de Chibani, mais l'existence même d;un ambassadeur iranien au Liban. Les relations diplomatiques avec la république islamique devraient être rompue tant que celle-ci entretient sa milice au pays du cèdre .
Yves Prevost
07 h 37, le 28 février 2026
Au nouvel ambassadeur on souhaite bonne santé, son prédecesseur ayant par hasard perdu un oeil chez nous. Ce monsieur doit bien connaître les chefs de sa milice locale. Ou du moins ceux qui sont encore en vie.
« La dernière guerre contre Israël a révélé que des généraux des gardiens de la révolution islamique participent directement au Conseil décisionnel du Hezbollah, la Choura ». Amusant! Il faut donc être analyste politique pour dévoiler ce secret de polichinelle! Le problème ne réside pas dans la nomination de Chibani, mais l'existence même d;un ambassadeur iranien au Liban. Les relations diplomatiques avec la république islamique devraient être rompue tant que celle-ci entretient sa milice au pays du cèdre .
07 h 37, le 28 février 2026