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Politique - Cessez-Le-Feu

L'armée libanaise établit sept nouvelles positions près de la frontière avec Israël

« Nous sommes favorables à une stratégie de sécurité nationale. Nous ne sommes pas des adeptes du port des armes », affirme vendredi soir le vice-président du Conseil supérieur chiite, Ali el-Khatib, devant le président de la République, le Premier ministre et le président du Parlement.

L'armée libanaise établit sept nouvelles positions près de la frontière avec Israël

Dans le village de Hrabta, dans la Békaa-Nord, la fumée provoquée par les obus israéliens, jeudi en fin de journée. Photo fournie par notre correspondante, Sarah Abdallah.

L’armée libanaise a établi vendredi sept nouvelles positions au Liban-Sud à proximité de la frontière avec Israël, réparties entre les localités de Yaroun, Maroun el-Ras et Aïtaroun (caza de Bint Jbeil), ainsi que Meis el-Jabal (caza de Marjeyoun), rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Cinq autres positions devraient être installées d’ici la fin de la semaine.

À Meis el-Jabal, deux nouveaux points ont été mis en place : l’un dans la région de Karkazane, au nord-est du village, l’autre dans la zone de Kroum el-Charqi, à l’est de la localité.

Ce déploiement intervient dans un contexte d’incursions israéliennes régulières dans les localités frontalières, et trois jours après un rare face-à-face entre les armées libanaise et israélienne le long de la Ligne bleue. Mardi, un poste d’observation que l’armée libanaise installé dans la zone de Sarda, au sud de Khiam, avait été pris pour cible par des tirs israéliens. Le commandement avait alors ordonné de riposter aux sources de feu. L’armée israélienne avait justifié ses tirs par l'absence de coordination préalable. Malgré les menaces, l’armée libanaise avait refusé de quitter les lieux, et renforcé jeudi le poste.

Aucune information n’a été rendue publique quant à une éventuelle coordination pour les nouvelles positions établies vendredi, et aucun incident n’a été signalé.

Tirs sporadiques

Par ailleurs, vendredi, l’armée israélienne a effectué des tirs sporadiques sur le Liban-Sud. À l’aube, trois obus ont atteint la zone dite d’al-Mahafir, à la périphérie de Aïtaroun (caza de Bint Jbeil), rapporte notre correspondant. Ils ont été tirés depuis un char positionné sur le site israélien d’al-Malikiya, près de la frontière. Plus tard dans la matinée, l’artillerie israélienne a effectué des tirs nourris en direction des champs de Wazzani (caza de Hasbaya).

Ces attaques surviennent au lendemain de 13 frappes israéliennes sur la Békaa-Nord qui ont fait deux morts, une Libanaise, Fatima Siblaoui, et un adolescent syrien de 16 ans, Hussein Mohsen el-Khalaf, ainsi que 29 blessés dont neuf enfants, selon le bilan définitif publié vendredi par le ministère de la Santé. Les obsèques de Fatima Siblaoui ont eu lieu à Flaoua, à l’ouest de Baalbeck, en présence du Hezbollah. L'armée israélienne avait indiqué avoir frappé « huit camps d'entraînement » de la force al-Radwan, l'unité d'élite du Hezbollah dans la région de Baalbeck.

« Stratégie de sécurité nationale »

La poursuite des attaques israéliennes, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, a été au centre d’un entretien entre le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam au palais de Baabda. Les deux responsables ont également abordé les préparatifs de la conférence internationale de soutien à l’armée et aux Forces de sécurité intérieure (FSI), prévue à Paris le 5 mars, ainsi que la question du soutien international à l’institution militaire. Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a été officiellement invité à participer à cette conférence par l’ambassadeur de France au Liban, Hervé Magro. Le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a lui aussi reçu une invitation à participer à la conférence. Il a souligné que le Liban compte sur le succès de cet événement, en raison de son importance cruciale à ce stade, et affirmé que le soutien aux Forces de sécurité intérieure, aux côtés de l’armée libanaise, constitue un objectif essentiel pour renforcer la capacité de l’État à étendre son autorité à l’ensemble du territoire national et à préserver la sécurité et la stabilité.

Plus tôt dans la journée, le chef de l’État avait présidé une réunion sécuritaire consacrée aux préparatifs de cet événement, en présence du ministre de la Défense Michel Menassa, du ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar, du commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, et du directeur général des FSI, le général Raëd Abdallah.

Vendredi soir, au cours d'un iftar (repas de rupture du jeûne) organisé en présence du président de la République, du Premier ministre et du président du Parlement Nabih Berry, le vice-président du Conseil supérieur chiite, Ali el-Khatib, a déclaré que le CSC était « favorable à une stratégie de sécurité nationale, et n'est pas adepte du port d'armes ». Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, s'est dit à plusieurs reprises favorable à une « stratégie de sécurité nationale », sans qu'elle n'implique pour le Hezbollah une remise de ses armes.




L’armée libanaise a établi vendredi sept nouvelles positions au Liban-Sud à proximité de la frontière avec Israël, réparties entre les localités de Yaroun, Maroun el-Ras et Aïtaroun (caza de Bint Jbeil), ainsi que Meis el-Jabal (caza de Marjeyoun), rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Cinq autres positions devraient être installées d’ici la fin de la semaine.À Meis el-Jabal, deux nouveaux points ont été mis en place : l’un dans la région de Karkazane, au nord-est du village, l’autre dans la zone de Kroum el-Charqi, à l’est de la localité.Ce déploiement intervient dans un contexte d’incursions israéliennes régulières dans les localités frontalières, et trois jours après un rare face-à-face entre les armées libanaise et israélienne le long de la Ligne bleue. Mardi, un poste...
commentaires (2)

Et la "deuxième phase" du "désarmement", où en est-elle? Si elle doit prendre 8 mois, ne serait-il pas temps de commencer?

Yves Prevost

07 h 49, le 28 février 2026

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Commentaires (2)

  • Et la "deuxième phase" du "désarmement", où en est-elle? Si elle doit prendre 8 mois, ne serait-il pas temps de commencer?

    Yves Prevost

    07 h 49, le 28 février 2026

  • Sécurité nationale ? Ils ont mis l’insécurité nationale partout où ils sont et depuis longtemps déjà. Les guerres absurdes télécommandées, le captagon, les trafics, les assassinats politiques, c’est ça qu’ils veulent qu’on adopte ? Et de la bouche d’un homme de religion en plus ! Suffit de prendre les gens pour des idiots.

    NG

    06 h 18, le 28 février 2026

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