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Dernières Infos - Désarmement Du Hezbollah

Ali el-Khatib, devant Aoun et Salam : « Nous ne sommes pas des adeptes du port d'armes »


Ali el-Khatib, devant Aoun et Salam : « Nous ne sommes pas des adeptes du port d'armes »

Le vice-président du Conseil islamique chiite supérieur, le cheikh Ali el-Khatib. Photo d'archives AN.

Le vice-président du Conseil supérieur chiite, Ali el-Khatib, a déclaré vendredi soir que le CSC était « favorable à une stratégie de sécurité nationale, et n'est pas adepte du port d'armes ». Il a tenu ces propos au cours d'un iftar (repas de rupture du jeûne) organisé en présence du président de la République Joseph Aoun, du Premier ministre Nawaf Salam, et du président du Parlement Nabih Berry.

« Nous sommes favorables à une stratégie de sécurité nationale. Nous ne sommes pas des adeptes du port des armes ni du sacrifice de nos fils. Si nous avons été contraints de porter les armes en raison de l’absence de l’État, c’était pour nous défendre », a précisé le dignitaire chiite. Avant d'ajouter : « Nous avons payé un lourd tribut et nos villes ont été détruites, nous appelons à un dialogue sincère ». Ali el-Khatib exerce de fait la fonction de président intérimaire du CSC depuis quatre ans, en l'absence d'une nouvelle nomination suite à la mort de Abdel Amir Kabalan.

Il s'est directement adressé aux trois présidents. « Nous misons sur votre mandat. Nous sommes avec l’État qui instaure un équilibre social, restitue les fonds des déposants, libère le territoire, obtient la libération des prisonniers, étend son autorité sur l’ensemble du territoire national, permet le retour des déplacés dans leurs villages et entame le processus de reconstruction », a-t-il dit, cité par l'agence al-Markaziya.

Lors de la visite du pape Léon XIV au Liban en décembre 2025, Ali el-Khatib avait déjà affirmé : « Nous ne sommes pas des amateurs d’armes et nous plaçons la cause du Liban entre vos mains, dans l’espoir que le monde aidera notre pays à s'en sortir. »

Ses propos vendredi interviennent alors que le Hezbollah refuse toujours de remettre ses armes au nord du fleuve Litani, malgré la décision du gouvernement prise en ce sens, et le plan prévu par l'armée libanaise en cinq phases pour désarmer la formation chiite. Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, s'est dit à plusieurs reprises favorable à une « stratégie de sécurité nationale », sans qu'elle n'implique pour le Hezbollah une remise de ses armes.

Le Conseil supérieur chiite avait été créé dans les années 60 par l’imam Moussa Sadr. Il avait été conçu alors comme une voie d’émancipation pour la communauté chiite, un lobby représentant ses intérêts, à une époque où elle était marginalisée. Son rôle s’est éclipsé après le renforcement du tandem Amal-Hezbollah. Ali el-Khatib est aujourd'hui considéré comme un proche du Hezbollah, mais n'entretient pas de bonnes relations avec Nabih Berry, le leader d'Amal, selon plusieurs sources chiites concordantes interrogées par notre publication le mois dernier.

Le vice-président du Conseil supérieur chiite, Ali el-Khatib, a déclaré vendredi soir que le CSC était « favorable à une stratégie de sécurité nationale, et n'est pas adepte du port d'armes ». Il a tenu ces propos au cours d'un iftar (repas de rupture du jeûne) organisé en présence du président de la République Joseph Aoun, du Premier ministre Nawaf Salam, et du président du Parlement Nabih Berry.« Nous sommes favorables à une stratégie de sécurité nationale. Nous ne sommes pas des adeptes du port des armes ni du sacrifice de nos fils. Si nous avons été contraints de porter les armes en raison de l’absence de l’État, c’était pour nous défendre », a précisé le dignitaire chiite. Avant d'ajouter : « Nous avons payé un lourd tribut et nos villes ont été détruites, nous appelons à un...