Joséphine Zoughaib, candidate du Bloc national au Kesrouan pour les législatives. Photo tirée de son compte X
Pour avoir publié sur ses réseaux sociaux un message dans lequel elle protestait contre l’accueil de l’ambassadeur d’Iran Mojtaba Amani dans le village de Maaysra (à majorité chiite), au Kesrouan, Joséphine Zoughaib, femme politique de cette région, a été la cible, durant une semaine, d’injures et de menaces qui l’ont poussée à porter plainte jeudi dernier.
Joséphine Zoughaib, attaquée dans des messages sur ses réseaux sociaux, puis par téléphone, est une figure bien connue du Kesrouan, où elle a longtemps siégé au conseil municipal de son village de Kfardebiane. Elle a également été candidate indépendante malheureuse au siège maronite lors des dernières législatives de 2022, et s’apprête à présenter à nouveau sa candidature au scrutin censé se tenir en mai, sur la liste du Bloc national dont elle fait désormais partie. La formation est connue pour ses critiques contre le régime iranien et son allié libanais, le Hezbollah, tous deux sortis grandement affaiblis par la dernière guerre entre Israël et le Liban et l’offensive israélienne et américaine contre l’Iran en juin dernier.
Le 16 février, à l’annonce de la visite de l’ambassadeur d’Iran que le village de Maaysra voulait « honorer » à l’occasion de la fin de son mandat au Liban, la candidate a écrit : « Nous n’accepterons pas que l’ambassadeur d’Iran soit accueilli dans le Kesrouan. Le Kesrouan est une terre appartenant à ses fils, et la décision leur revient. Ce n’est pas une scène où s’expriment les influences (politiques régionales). Non aux gardiens de la révolution iraniens dans le Kesrouan. »
Lors du conflit de 2023-2024 entre le parti chiite libanais et l’État hébreu, Maaysra a été bombardée à plusieurs reprises par l’aviation israélienne. Quant à Mojtaba Amani, il avait été blessé dans l’explosion des bipeurs piégés par le Mossad, aux mains de centaines de membres du Hezbollah.
« Crois-tu que le Kesrouan t’appartient ? »
« De quoi se mêle-t-elle celle-là ? Qui est-elle et comment se permet-elle de parler au nom des habitants du Kesrouan ? » s’exclame un internaute. « Revenez à l’histoire, vous saurez que le Kesrouan appartenait à nos ancêtres qui ont été chassés d’ici par les vôtres », écrit un autre, dans une allusion à la présence des chiites dans cette région majoritairement chrétienne. « J’espère qu’on te cassera tes dents ! Tu crois que le Kesrouan t’appartient ? » s’insurge une autre internaute.
« Il y a très rapidement eu plus de 1 200 réponses en ligne, avec un focus sur mon identité communautaire, sur mon genre, sur mon apparence… » dénonce Joséphine Zoughaib auprès de L’Orient-Le Jour.
Outre les attaques en ligne, Joséphine Zoughaib a été victime de menaces par téléphone. « Il y a eu des messages et deux ou trois appels de menace à partir de numéros étrangers », raconte-t-elle. Le message de trop lui parvient jeudi dernier à 5h45 : « Nous te casserons tes jambes si tu descends de chez toi. » Estimant que « les menaces sont devenues intolérables », elle signale le jour même les faits au bureau de lutte contre cybercriminalité des Forces de sécurité intérieure et porte plainte en justice contre tous ceux que l’enquête déterminera comme impliqués dans cette campagne de diffamation.
Le Bloc national a volé au secours de Joséphine Zougheib, dénonçant une campagne systématique menée contre sa candidate dans le Kesrouan, sur base d’une opinion politique légitime concernant la visite de l’ambassadeur d’Iran au village de Maaysra. Le parti a estimé que les insultes et menaces dont elle a été victime « dépassent de loin les contours du débat politique et constituent une violation claire de la liberté d’expression garantie par la Constitution libanaise ».
Joséphine Zougheib dénonce par ailleurs des attaques sexistes et misogynes à son encontre, mais se félicite de la mobilisation d’associations féministes qui ont dénoncé « la violence contre les femmes en politique (...) ». La fondation Maharat a notamment lancé une campagne de solidarité en ligne sous le hashtag (mot-dièse) « La violence contre les femmes en politique ».



Trump juge « totalement inacceptable » la réponse de l'Iran pour mettre fin à la guerre
Quand aux internautes du hezbollah, une fois de plus, ils ne nous ont rien prouvé d'autre que leur niveau de culture et intellect est toujours aussi bas, sinon plus bas, qu'un cireur de chaussure, un vendeur de mâchouillons ou un porte-faix au port des années 60-70. Nous avons beau avoir essayé de les instruire çà n'a fichtrement pas décollé. De la nous comprenons que même les écoles dans lesquelles ils sont lavés du cerveau doivent être fermées car même l'histoire de leur pays ils ne la connaissent pas. En bon fanatique il crachent dans la soupe et renie la charité qui leur a été faite alors
13 h 23, le 25 février 2026