Montage montrant le président américain Donald Trump (à gauche) et l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien. Photos Andrew Caballero-Reynolds /AFP et Photo diffusée par le bureau de Ali Khamenei via l’AFP
Dans un contexte de tensions toujours plus fortes avec l'Iran, le président américain Donald Trump envisagerait de mener des frappes militaires limitées contre la République islamique afin de la contraindre à accepter ses conditions en vue d’un accord sur le nucléaire.
Cette option, rapportée par le le Wall Street Journal dans un article publié jeudi en fin d'après-midi, constituerait une première étape destinée à exercer une pression maximale sur Téhéran, tout en évitant une offensive de grande ampleur susceptible de provoquer une riposte militaire majeure de l’Iran. Ces frappes initiales pourraient intervenir « dans les prochains jours » si Donald Trump donne son feu vert, et viseraient plusieurs sites militaires ou gouvernementaux iraniens. Si Téhéran persistait à refuser d’abandonner son programme d’enrichissement d’uranium, Washington pourrait ensuite élargir son offensive militaire à des infrastructures du régime, avec pour objectif potentiel de renverser le pouvoir en place.
Selon un responsable régional cité par le WSJ, « une frappe limitée pousserait l’Iran à se retirer des négociations, au moins pour une période prolongée, alors que les responsables à Téhéran élaborent actuellement leur réponse aux exigences américaines ». Les échanges récents entre Donald Trump et ses conseillers se concentrent davantage sur « des scénarios militaires de plus grande ampleur », mais le locataire de la Maison Blanche n’a pas encore pris la décision d’ordonner une attaque, quelle qu’en soit l’ampleur, ont indiqué des responsables américains.
L'Iran a réitéré ses menaces contre les bases américaines au Moyen-Orient en cas d'attaque, dans une lettre adressée jeudi au secrétaire général de l'ONU. Les deux pays avaient conclu mardi en Suisse leur deuxième session de pourparlers. Au même moment, le guide suprême iranien avait prévenu dans un discours virulent que le porte-avions américain présent dans le Golfe pourrait être coulé. Les États-Unis, rappelle-t-on, sont en train de mettre en place au Moyen-Orient une imposante force de frappe navale et aérienne. Ce déploiement militaire massif pourrait préparer le terrain à une importante campagne de frappes contre l'Iran.
Donald Trump avait fait savoir jeudi qu'il se donnait « dix à quinze jours » pour décider si un accord avec l'Iran est possible, ou s'il recourt au contraire à la force contre Téhéran. Il avait réaffirmé dans un discours à Washington que sans un accord « pertinent », de « mauvaises choses » pourraient arriver.


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