Le ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, lors d'une conférence de presse. Photo ANI
Une phrase du ministre libanais de la Justice, Adel Nassar, concernant l'application de la loi sur le boycott d'Israël, qui interdit depuis 1955 tout contact entre Libanais et Israéliens, lui a attiré dimanche des critiques de militants antinormalisation, mais aussi des louanges de personnalités en faveur d'un dialogue avec l’État hébreu, les deux camps se basant sur une version erronée de sa citation.
M. Nassar avait été interrogé dimanche soir, lors d'un entretien sur la chaîne de télévision américaine arabophone al-Hurra, sur son avis concernant le fait que certains juges libanais exploiteraient la loi sur le boycott avec Israël afin de restreindre la liberté d’expression. Il avait alors affirmé que « ce climat pourrait avoir prévalu avant la formation du gouvernement » de Nawaf Salam, il y a un an. Cependant, selon lui, durant les derniers mois, « toute convocation éventuelle est immédiatement prise en charge, et plusieurs militants ont pu constater que l’approche a changé, de sorte qu’il n'y ait aucun abus sous couvert de cette loi ou de toute autre ». Et le ministre d'ajouter : « Je veille personnellement à ce qu'aucune mauvaise interprétation de cette loi ou toute autre ne se produise. »
Une citation qui a été détournée par certains internautes pour lui faire dire qu'il veillait « personnellement à ce que personne ne soit convoqué pour infraction à la loi » sur le boycott d'Israël. Sur X, un internaute, Ahmad Hamiyé, a dénoncé des « propos très dangereux ». Par opposition, le lobbyiste américano-libanais Tom Harb, proche du président Donald Trump, a salué une « belle initiative » du ministre Nassar. « Il bloque personnellement les enquêtes visant toute personne s’adressant à des Israéliens. Cela crée un réel espace pour le dialogue nécessaire. Le Liban et Israël partagent trop de choses pour continuer à criminaliser la conversation », a écrit le lobbyiste.
Contacté par L'Orient-Le Jour, le ministre de la Justice a insisté sur le fait qu'il n'a jamais tenu les propos qui lui ont été attribués. « Ce qui a cessé, ce sont les abus » du recours à cette loi, et non pas « son application ou sa non-application », a-t-il souligné.
La loi libanaise de 1955 sur le boycott d’Israël interdit toute interaction entre Libanais et Israéliens. Elle prohibe à tout individu ou entité juridique d’entrer en contact avec des Israéliens ou des personnes résidant en Israël. Elle interdit également toutes transactions commerciales, financières et autres. La sanction pour violation de cette loi est de trois à dix ans de travaux forcés. Mais ces dernières années, elle a été évoquée à plusieurs reprises pour accuser, convoquer voire incarcérer des activistes opposés au Hezbollah ou à l'ancien président Michel Aoun.



Ils ont raison ceux qui sont pour le boycott intransigeant. C’est la meilleur façon de régler la question palestinienne, pas de contact avec les hébreux donc ceux-ci n’existent pas. Tout simplement et on a donc gagné. Sauf que tout indique le contraire , et si on continue à pratiquer ce jeu stupide, on va rester en maternelle. De retour de baalbeck où il avait fumé le narguilé, le soldat israëlien Amos hochstein , coqueluche du duo, a dû bien rigoler.
06 h 50, le 17 février 2026