Le président de la Chambre, Nabih Berry, à l'hémicycle, le 17 décembre 2025. Photo Hassan Ibrahim/Parlement libanais
Le président du Parlement et chef du mouvement chiite Amal, Nabih Berry, a officiellement déposé son dossier de candidature aux élections législatives prévues en principe en mai prochain, devenant ainsi le premier candidat officiel à ce scrutin, juste devant un autre membre de sa formation politique, Kabalan Kabalan.
C’est la huitième fois que Nabih Berry se présente aux élections, après ses victoires en 1992, 1996, 2000, 2005, 2009, 2018 et 2022. Il faisait partie des députés qui avaient été nommés pour remplacer les élus décédés pendant la guerre, les législatives ayant été suspendues en raison de la guerre civile.

S'exprimant plus tôt dans la journée, le chef du Parlement a répété que les élections législatives se tiendront à la date prévue, soit lors de la première quinzaine de mai, quelques jours après être « revenu » sur l’idée d’un report technique. « C’est ce que j’ai communiqué au président de la République, le général Joseph Aoun, ainsi qu’au gouvernement », a-t-il déclaré. « Il n’est pas admissible (…) que nous entravions son élan par une obstruction, un report ou une prorogation de l’échéance constitutionnelle la plus importante, qui constitue le fondement de la formation des pouvoirs et de la vie politique », a-t-il insisté lors d’une réunion à Aïn el-Tiné avec une délégation de l’Ordre des avocats de Beyrouth.
Le chef du législatif avait rejeté, dans un entretien à Assas Media, la faute des atermoiements sur l’organisation des législatives sur certaines parties accusées d’avoir « refusé » un compromis sur les modalités de vote des expatriés, ainsi que sur le gouvernement, qui n’a selon lui que « quelques mesures » à prendre pour assurer la bonne tenue des élections.
La question du vote des expatriés continue de diviser la Chambre et les craintes d’un report des législatives ont émergé au cours des dernières semaines. Conduits par les Forces libanaises, les partis favorables à un amendement de la loi électorale plaident pour que les expatriés puissent voter pour l’ensemble des 128 députés, comme lors des deux précédents scrutins, et non pour six sièges supplémentaires réservés à la diaspora, comme le prévoit la loi électorale de 2017. Cette dernière option est privilégiée par le tandem chiite (Amal-Hezbollah), sous l’impulsion du président du Parlement Nabih Berry.
Malgré le flou qui entoure le vote de la diaspora et l’issue incertaine du scrutin, la date des législatives a été fixée au 10 mai 2026 pour les Libanais résidents, tandis que les Libanais de la diaspora voteront une semaine plus tôt, à savoir le 1er mai pour ceux qui résident dans certains pays arabes et le 3 mai pour le reste des expatriés. Les fonctionnaires qui travailleront pendant les élections devraient voter pour leur part le 5 mai.
Au cours de la même réunion, Nabih Berry a affirmé espérer que le projet de loi relatif au rétablissement de l’ordre financier et à la restitution des dépôts (également appelé projet de loi sur le « trou financier ») soit adopté par le Parlement en mars, alors qu’une délégation du Fonds monétaire international (FMI), arrivée lundi à Beyrouth, terminait vendredi une visite technique qualifiée de positive par le chef du gouvernement Nawaf Salam et le ministre des Finances Yassine Jaber.
« Cette loi représente la pierre angulaire de la reprise financière et économique (…) Le Parlement tentera d'achever son adoption au cours du mois de mars, le tout restant tributaire de la coopération de tout le monde, à condition qu'elle garantisse au déposant la récupération de son dépôt, tôt ou tard ; c’est un droit sacré », a encore déclaré M. Berry.
Le chef du législatif a aussi mis en garde contre « le danger de porter atteinte aux réserves d’or pour traiter cette question », alors que c’est le Parlement qui a le pouvoir de décider si le pays doit utiliser ses réserves pour épurer une partie des importantes pertes financières qui paralysent son système financier et bancaire depuis 2019.



Ouf nous sommes tranquilles maintenant. On va avoir l’immortel berry jusqu’à ce que mort nous sépare, à Dieu ne plaise. A moins que Trump ne décide de l’extrader comme Maduro ! Mieux vaut en rire qu’en pleurer !
10 h 57, le 14 février 2026