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Politique - Transports

Réunion libano-syrienne à la frontière après l'interdiction de transit pour les camions étrangers en Syrie

Les véhicules de tous les pays voisins sont empêchés de passer en Syrie depuis mardi, par décision du ministre syrien des Transports. La mesure est particulièrement mal vécue au Liban.

Réunion libano-syrienne à la frontière après l'interdiction de transit pour les camions étrangers en Syrie

Des camions et des voitures transitant par le passage frontalier de Masnaa, entre le Liban et la Syrie, le 9 décembre 2024. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Une réunion libano-syrienne s’est tenue mercredi à la frontière de Jdeidet Yabous, au Liban-Nord, afin d’examiner l’organisation de l’entrée des camions libanais en territoire syrien, ont rapporté nos correspondants Michel Hallak et Sarah Abdallah. Côté libanais, Ahmad Tamer, directeur des transports terrestres et maritimes au ministère des Transports et Travaux publics, représentait le ministre Fayez Rassamny, accompagné de membres des syndicats du transport. Côté syrien, la délégation provenait du ministère syrien des Transports. Un communiqué officiel du ministère des Transports libanais était attendu mais n’a finalement pas été publié.

Le poste-frontière de Masnaa, à la frontière avec la Syrie par la Békaa, avait été fermé à la circulation des camions libanais dans la nuit de lundi à mardi et également dans la journée de mardi, après que les douanes syriennes ont interdit aux camions non syriens d’entrer dans le pays par voie terrestre. Dans ce cadre, les autorités syriennes obligent le déchargement des cargaisons à Jdeidet Yabous, au nord, pour les transférer dans des camions syriens.

Pour les camions libanais transportant des marchandises, notamment agricoles, vers le Golfe, la Syrie est un passage obligé, vu qu’il s’agit là de la seule frontière ouverte, étant donné l’état de guerre avec Israël. Les répercussions sur l’agriculture et les exportations agricoles sont donc considérables.

Une centaine de camions libanais par jour en Syrie

Le président de l’Union nationale des agriculteurs, Ibrahim Tarchichi, a qualifié cette décision d’ « aléatoire et non-étudiée ». « Même du côté syrien, il faut des préparatifs pour vider les cargaisons des camions libanais vers les camions syriens », explique-t-il à L’Orient-Le Jour. Selon lui, une vingtaine de camions syriens entrent par jour au Liban, contre une centaine de camions libanais passant du côté syrien. Il a estimé que selon lui les autorités syriennes s'attendaient « à ce que cette décision injuste passe sans réaction libanaise notoire », ce qui n'a pas été le cas cette fois-ci. « Le ministre des Transports Fayez Rassamny a pris une position ferme en faveur de la réciprocité des mesures entre les deux pays, même si le Liban n’est pas généralement enclin à prendre de telles extrémités », a poursuivi l’agriculteur, estimant que cette position aurait fait fléchir le ministre syrien des Transports et enclenché la réunion de mercredi à Jdeidet Yabous.

Pour sa part, Ziad Saadé, président de l’Association des commerçants de Zahlé, chef-lieu de la Békaa, estime que « de telles décisions ont des répercussions directes sur le secteur du transport, et ceux de l’industrie et de l’agriculture, mais à plus long terme, tous les secteurs économiques en pâtiraient, notamment le commerce ». Il précise à L'OLJ que les commerçants « réclament des solutions définitives et durables aux échanges entre les deux pays, passant notamment par une facilitation du passage des camions, surtout ceux qui transitent par la Syrie, puisque la frontière avec ce pays est la seule voie terrestre ouverte aux Libanais ».

Une réunion libano-syrienne s’est tenue mercredi à la frontière de Jdeidet Yabous, au Liban-Nord, afin d’examiner l’organisation de l’entrée des camions libanais en territoire syrien, ont rapporté nos correspondants Michel Hallak et Sarah Abdallah. Côté libanais, Ahmad Tamer, directeur des transports terrestres et maritimes au ministère des Transports et Travaux publics, représentait le ministre Fayez Rassamny, accompagné de membres des syndicats du transport. Côté syrien, la délégation provenait du ministère syrien des Transports. Un communiqué officiel du ministère des Transports libanais était attendu mais n’a finalement pas été publié.Le poste-frontière de Masnaa, à la frontière avec la Syrie par la Békaa, avait été fermé à la circulation des camions libanais dans la nuit de lundi à mardi et...
commentaires (1)

Les Syriens ont toujours envié le Liban. Ils ne laissent pas passer une occasion pour nuire à nos intérêts. Leur complexe d’infériorité est génétique.

Hitti arlette

18 h 18, le 11 février 2026

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Commentaires (1)

  • Les Syriens ont toujours envié le Liban. Ils ne laissent pas passer une occasion pour nuire à nos intérêts. Leur complexe d’infériorité est génétique.

    Hitti arlette

    18 h 18, le 11 février 2026

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