Illustration L'Orient-Le Jour

« Le mois n’a pas commencé que toutes mes clientes ne me demandent plus qu’une couleur : du rouge, du rouge, du rouge ». Penchée sur mes ongles, Nour, la prothésiste ongulaire, rit jaune. À y regarder de plus près, on devine sans trop d’efforts qu’elle les envie un peu, ces amoureux qui s’apprêtent à s’exhiber sous nos yeux, le 14 février. Resto-cadeau-dodo, « ils l’ont belle », souffle-t-elle. Je lui souris - elle n’a pas tort.
Et pour les autres ? Les femmes comme Nour, les célibataires endurcis, ceux qui attendent de se faire bousculer à un coin de rue, ceux qui miment l’indifférence parce que c’est « à ce moment que ça vous tombe dessus », ou ceux qui s’en fichent royalement ? Eh bien pour les autres, il y tant d’autres choses qui peuvent faire battre les cœurs. Un poème, une boutique d’un autre temps, des maamouls qui nous rappellent l’odeur de nos grands-mères…
Ces choses, et bien d’autres encore, nous vous les compilons dans notre Weekender de la semaine.
Bonne lecture !


Dans le Golfe, les consultants libanais ont le spleen

« Même si on survit à cette vague, on ne survivra peut-être pas à la suivante ». Dans les équipes des cabinets de conseil établis dans la zone MENA et du Golfe, les consultants libanais avaient jusque-là le vent en poupe. Mais entre ralentissements, concurrence, « saoudisation » des emplois et IA, ils sont aujourd'hui sur un siège éjectable. Les explications de Stéphanie Béchara.

Vénus Khoury Ghata, la poésie pour robe de soirée

Elle est partie sur la pointe des pieds, le cœur fatigué d’avoir trop aimé, beaucoup souffert aussi et brûlé d’un éclat parfois surnaturel. Fifi Abou Dib vous conte la vie de Vénus Khoury Ghata, qui aura été l’une des icônes les plus célébrées de la littérature francophone d’origine libanaise.

« Quel courage, quand j'y pense » : En Iran, récit des nuits qui ont bouleversé le pays

Alors que l'Iran a connu des jours et des nuits sanglantes, un habitant de Téhéran raconte à L'Orient-Le Jour la fièvre qui a pris la rue et les balbutiements de l'après. Déjà, certains veulent croire à un pays où l'on s'entraide davantage et où l’on ose, un peu plus, parler ouvertement. Découvrez ce témoignage recueilli par Léone Laali.

Chez Marcelle, à Beyrouth, la mode n’a jamais cessé pendant la guerre

Rue Abdel Wahab, à Beyrouth. Là où le passé ne cesse de foutre le camp, la boutique Marcelle reste l’une des dernières sentinelles d’une époque évaporée. Malgré la guerre qui est passée devant sa vitrine, elle continue, dans son décor intact, d’incarner une certaine coquetterie bourgeoise qui n’existe plus. Gilles Khoury retrace son histoire.

À Milan, Maradona Youssef tisse de savoureux liens entre les cuisines italienne et libanaise

Il est aujourd'hui connu pour son apparition en 2016 dans l’émission MasterChef Italie, pour Mezè, son restaurant à Milan, ouvert en 2022, et pour ces liens qu’il tisse délicieusement entre les cuisines italienne et libanaise. Pourtant, l'histoire du chef Maradona Youssef n’est pas celle d’un succès soudain. Il revient sur son parcours avec Rayanne Tawil, lors d'une rencontre au Liban.

Deux Libanais, frère et sœur, décrochent l'« Oscar du jouet » catégorie start-up

Avec son jouet phare composé de bâtonnets en bois de bouleau, assemblables à l’infini, une strat-up libanaise a séduit le jury du ToyAward, l’une des distinctions les plus prestigieuses du secteur. Yara Sarkis vous raconte cette aventure et les ambitions, bien plus larges, de cette start-up portée par un frère et une sœur.

Mashwa Beirut : À Medawar, le retour à l’essentiel du comptoir libanais

À Medawar, quartier longtemps resté en marge, un nouveau comptoir entend redonner ses lettres de noblesse au sandwich libanais : Mashwa Beirut, ouvert le 5 décembre dernier. Son ambition est claire : offrir du libanais à ceux qui veulent bien manger sans nécessairement s’attabler pendant des heures. Nagi Morkos vous y emmène.

Après Venise, le pavillon libanais d’architecture s’enracine à Beyrouth

Là où Venise faisait du pavillon du Liban un message politique adressé au monde, son retour au pays le transforme en une expérience plus dense, plus charnelle, profondément intime, avec une scénographie entièrement repensée. Munie de ses surchaussures, Rayanne Tawil s'y est rendue.

