
Chère lectrice, cher lecteur,
En termes d’offensive éclair, Ahmad el-Chareh n’en était pas à son coup d’essai. Face à la résistance des Forces démocratiques syriennes (FDS), commandées par les Kurdes, quant à leur intégration au sein de l’État, il aura fallu quelques jours seulement au président syrien pour récupérer deux tiers des territoires aux mains des milices kurdes, et traduire ces gains territoriaux sur le plan diplomatique, les forçant à un nouvel accord.
La bataille, pensée depuis des mois, n’a pourtant pas été une victoire franche, car Chareh a dû composer avec l’intransigeance et les conditions de certains centres d’influence au sein de la formation. Mais alors que les affrontements ont pris fin ce jeudi après l’annonce d’un cessez-le-feu, une idée fait déjà son chemin : si le temps des milices est bel et bien terminé, pourrait-on maintenant appliquer la stratégie de Chareh pour faire tomber le Hezbollah ?
Face à cet énième développement régional susceptible d’impacter le dossier libanais, nous vous proposons une sélection de cinq articles pour comprendre l’opération syrienne visant à régler la question kurde et ses implications.
L’Orient-Le Jour


En Syrie, le mythe des forces kurdes s’est effondré

Début janvier, après de violents affrontements, les forces gouvernementales ont repris une partie des territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurdes. La déroute a commencé le 10 janvier à Alep, et rapidement, le mythe des FDS dominant près d’un tiers du territoire, s’est effondré. Amélie Zaccour vous explique comment en quelques jours, les forces kurdes, alliées historiques de la coalition contre l’État islamique, ont perdu leur unité et une décennie de territoires conquis.

Chareh–FDS : les coulisses d’une offensive éclair et d'un accord précaire

En quelques jours, Ahmad el-Chareh a récupéré deux tiers des territoires aux mains des Forces démocratiques syriennes (FDS) et contraint leur chef, Mazloum Abdi, à signer un nouvel accord. Un coup de maître, rapidement freiné par l’intransigeance de certains membres des FDS, déterminés à poursuivre les combats. Pour comprendre l’opération menée par le président syrien, L'Orient-Le Jour s'est entretenu avec plusieurs responsables syriens de premier rang et des diplomates en poste dans la région. Décryptage de Mounir Rabih.

Après son coup de force, Ahmad el-Chareh impose un accord aux Kurdes

Il s’agit de l’une des plus grandes victoires stratégiques de Damas depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024. En quelques heures, l’armée de Damas est parvenue à s’emparer des territoires clés dans les régions du Nord-Est de la Syrie, contrôlées par les FDS, avant de traduire ses gains territoriaux sur le plan diplomatique. Noura Doukhi vous explique.

Après l'opération contre les FDS en Syrie, la tentation du coup de force contre le Hezbollah

La reprise de territoires syriens aux mains des Forces démocratiques syriennes (FDS), par l’armée syrienne, pourrait se traduire Liban, où la problématique de l’imposition de la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire se pose également. Beyrouth aurait même reçu des incitations américaines - notamment de la part de l’émissaire US pour la Syrie, Tom Barrack - à adopter le modèle syrien. Mais la comparaison entre les deux cas semble avoir ses limites. Explications de Salah Hijazi.

Entre Hezbollah et FDS, un ennemi commun... mais une coopération improbable

A première vue, il serait stratégique pour le Hezbollah et les Forces démocratiques syriennes (FDS) de se serrer les coudes face au nouveau pouvoir syrien. Mais malgré leur convergence d’intérêts, il reste difficile de concevoir une alliance stratégique entre les deux groupes. Analyse de Nemtala Eddé.


L'armée israélienne se préparerait à une « expansion de son opération terrestre » dans le sud du Liban, selon la chaîne 12