Illustration JM / L'Orient-Le Jour

Les médias l’ont découvert récemment et raffolent du sujet : il est désormais possible d’être en couple (pension complète !) avec une intelligence artificielle. Digi-romance, compagnonnage numérique… Qu'importe le nom qu’on accorde à la pratique, en réalité, certains vivent une « idylle » depuis déjà plusieurs années avec la « plus belle rencontre de leur vie ». De quoi susciter la compassion, faire rire ou peur, au choix. La machine va-t-elle vraiment finir par nous remplacer ?
De notre côté, nous tablons à 100% sur l’humain et le terrain. En ce début d’année, notre collègue Amélie Zaccour montait à bord d’un avion émirati capable de faire pleuvoir les nuages, Fouad Gemayel et Lisa Goursaud étaient sur les pistes de ski libanaises tandis que Rayanne Tawil explorait l’antre, à Kaslik, d’Arty Iskandarian, un des meilleurs luthiers au monde. Ce week-end, nous vous invitons donc à (re)lire leurs articles et reportages. Peut-être réussirons-nous à vous convaincre que les robots ont encore un peu de chemin à parcourir.
Bonne lecture !


À Beyrouth, le mythique hôtel Commodore ferme définitivement ses portes

Pendant la guerre civile, le Commodore fut bien plus qu’un hôtel. À l’ombre des combats, il était devenu, à Beyrouth, le refuge de la presse internationale, un lieu légendaire où l’on écrivait l’histoire à mesure qu’elle se faisait. Sa fermeture définitive, le 12 janvier dernier, est une page de l’histoire du Liban qui se tourne. Gilles Khoury vous la raconte, à travers ceux qui l'ont fréquenté.

À bord de l’avion émirati qui veut faire pleuvoir les nuages

Alors qu’aux Émirats arabes unis, un des pays parmi les plus arides au monde, l’ensemencement des nuages est à la fois un moyen visant, très pratiquement, à accroître les précipitations, mais aussi un outil de soft power. L’Orient-Le Jour a été exceptionnellement autorisé à monter à bord de l’un des 400 vols qui mènent cette mission chaque année. Amélie Zaccour vous raconte.

Sept ans après sa chute de 14 mètres, le skieur libanais Samer Tawk qualifié pour les JO

Près de sept ans après l’accident ayant failli mettre un terme à la carrière de Samer Tawk, le 26 avril 2019, les séquelles de ses multiples fractures subies aux bras et aux jambes ce jour-là le font encore grimacer. Et pourtant, l'enfant de Bcharré (Liban-Nord), s'envolera bientôt pour ses deuxièmes JO d'hiver, après les avoir découvert à Pyongchang, en Corée du Sud, en 2018. Gabriel Blondel l’a rencontré.

« La saison s’annonce bonne et longue » : au Liban, les stations de ski tablent sur une période prometteuse

Plusieurs kilomètres de bouchons, des parkings pleins et des skieurs impatients au guichet des forfaits : la saison de ski a bel et bien débuté, et avec succès. Pour les stations, la joie est au rendez-vous. « Pas besoin de faire de la publicité : les gens adorent skier, c’est dans leurs gènes », dit-on à Fouad Gemayel et Lisa Goursaud, qui se sont rendus sur place.

O’Zeit : le pari libanais de Tarek Mansour et Zineb Makhlouq à Noisy-le-Grand

Zineb Makhlouq vient du Maroc et du monde de l’audiovisuel, Tarek Mansour, lui, est un consultant spécialiste des données, originaire de Beyrouth. De leur rencontre en France est né, en juin 2025, O’Zeit, un restaurant libanais situé en banlieue parisienne. Un rêve réalisé, que vous raconte Anne Ilcinkas.

« On ne se voyait pas éduquer nos enfants ailleurs » : ces Libanais qui sont rentrés récemment au pays

La décision de rentrer a fait son chemin progressivement pour Stefanel : voir ses parents vieillir, ses neveux grandir à distance, puis un deuil vécu loin des siens. Aujourd’hui, elle en est sûre : rien ne la fera repartir. Comme elle, nombre de Libanais ont fait le choix du retour au pays, envers et contre tout. Ils se sont confiés à Yara Sarkis.

Arty Iskandarian : à Kaslik, un maître méconnu parmi les meilleurs luthiers au monde

C'est à partir d'un petit atelier d'une dizaine de mètres carrés situé à Kaslik qu'Arty Iskandarian a fait connaître son art au-delà des frontières du Liban, en étant élu en 2022 parmi les cinquante meilleurs luthiers au monde. Et ce n'est pas une histoire de chance, car cette pièce renferme des décennies de travail et de dévouement. Rayanne Tawil s'y est rendue.

Avec Mireille Naggar, Wajdi Mouawad revisite « Willy Protagoras », sa colère fondatrice

Encore étudiant à l’École nationale de théâtre de Montréal, Wajdi Mouawad signait une œuvre inaugurale où s’affirmaient déjà l’esthétique du détournement et la force performative du langage. Aujourd’hui, à la veille de son départ de la direction du théâtre de la Colline, il en propose une nouvelle mise en scène, avec une comédienne qui partage avec lui une langue et un exil. Joséphine Hobeika vous en parle.

