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Économie - Intelligence Artificielle

Première édition réussie du hackaton Yalla Loubnan, destiné aux non-codeurs

Trois vainqueurs issus des secteurs de la santé, de l’éducation et de la chaîne d’approvisionnement ont été désignés à l’issue de la compétition.

Première édition réussie du hackaton Yalla Loubnan, destiné aux non-codeurs

Des personnes assises derrière leurs ordinateurs. Photo d'illustration FreedomTumZ/Bigstock

Et si l’intelligence artificielle était mise au service des Libanais qui ne savent pas coder pour leur permettre de créer leurs propres plateformes numériques ? C’est le pari que Stephane Boghossian a voulu relever en lançant, mi-décembre, Yalla Loubnan, un hackathon (un marathon du « hacking ») dédié à la résolution de problématiques propres au Liban.

Au bout de plusieurs semaines de délibération, les trois vainqueurs sont annoncés : Hakkemni Spaces (plateforme dédiée à l’amélioration de la communication des informations entre les patients et les médecins) ; Sova Study (plateforme qui fournit une aide aux étudiants grâce à l’IA) ; et Nowlb (plateforme qui met en lien les producteurs et les fournisseurs de matières premières afin de renforcer la production locale et les exportations libanaises).

« L’objectif était de lancer le premier événement au Liban, où chacun peut imaginer et concevoir une plateforme numérique, sans nécessairement avoir les qualifications de codeur ou de développeur traditionnellement nécessaires pour la mise en place de tels outils », résume Stephane Boghossian à L’Orient-Le Jour.

Pour y parvenir, il fait appel à la start-up suédoise Lovable, valorisée à 6,6 milliards de dollars et au sein de laquelle il a travaillé, qui permet de créer des sites web et applications grâce à l’IA générative. Stephane Boghossian convainc ses anciens employeurs d’assurer un accès gratuit aux participants du hackathon.

Trois vainqueurs

Annoncée en novembre, cette première édition a rassemblé 1 335 candidats, du Liban et de la diaspora. Parmi eux, 150 ont été sélectionnés pour participer au hackathon, représentant 75 projets. Ils disposaient alors de 48 heures pour développer leur idée, concevoir et mettre en place leur plateforme, avant de la présenter à un jury composé de onze personnes. Les trois vainqueurs se départagent une enveloppe de 200 000 dollars investis par des fonds libanais et bénéficient d’un accès à la plateforme Lovable, à l’espace de coworking du Beirut Digital District, et de visibilité, précise Stephane Boghossian.

« Le feedback des participants était très positif », poursuit-il. De quoi l’encourager à penser aux prochains événements : « Nous comptons tenir un événement de type "hacker-house" cet été, durant lequel 10 entrepreneurs seront rassemblés dans une maison pour y développer une même plateforme pendant 3 jours de suite », dans l’objectif de stimuler l’innovation et le transfert de compétences. En parallèle, il travaille déjà sur la seconde édition de Yalla Loubnan, qui devrait se dérouler en décembre 2026, avec à la clé plusieurs partenariats avec des organisations libanaises et toujours un soutien fourni par Lovable. « Nous voulons pouvoir compter encore plus sur les Libanais de la diaspora. S’ils représentaient cette fois 20 % du nombre total des participants, nous espérons qu’ils représenteront la moitié cette année », conclut-il.

Et si l’intelligence artificielle était mise au service des Libanais qui ne savent pas coder pour leur permettre de créer leurs propres plateformes numériques ? C’est le pari que Stephane Boghossian a voulu relever en lançant, mi-décembre, Yalla Loubnan, un hackathon (un marathon du « hacking ») dédié à la résolution de problématiques propres au Liban.Au bout de plusieurs semaines de délibération, les trois vainqueurs sont annoncés : Hakkemni Spaces (plateforme dédiée à l’amélioration de la communication des informations entre les patients et les médecins) ; Sova Study (plateforme qui fournit une aide aux étudiants grâce à l’IA) ; et Nowlb (plateforme qui met en lien les producteurs et les fournisseurs de matières premières afin de renforcer la production locale et les exportations libanaises). Lire...
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