Des partisans du Hezbollah brandissant des photos de l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une manifestation célébrant le cessez-le-feu entre l'Iran et Israël après 12 jours de guerre, le 25 juin 2025. Photo Haitham Moussa/AFP
Le mouvement de contestation en Iran, qui semble avoir connu une escalade au cours de la nuit de jeudi à vendredi, fait-il peur au Hezbollah ? Il semble que non. Alors que le ministre iranien des Affaires étrangères est actuellement en tournée à Beyrouth, le parti chiite semble avoir pris la décision de ne pas commenter officiellement les manifestations et émeutes qui agitent la République islamique, mais dans les milieux de la formation, on réduit l'ampleur des manifestations qui ont déjà fait plusieurs dizaines de morts.
« Les médias exagèrent et amplifient le nombre de manifestants pour donner l'impression que la contestation en cours va faire tomber le régime », estime, à titre personnel, un cadre du parti dans une déclaration à L'Orient-Le Jour, sous couvert d'anonymat. « Le régime n'est pas en danger. Il ne tombera pas », tranche cette source, qui estime que parmi les vrais manifestants en colère il y a des fauteurs de troubles qui veulent secouer l'Iran et son régime. Une lecture en phase avec les déclarations faites dans la matinée par le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui dénonçait des « vandales et saboteurs ».
Une « amplification de la réalité »
« Il y a aussi des tentatives claires, américaines et israéliennes, de profiter de ce qui se passe actuellement pour de motifs politiques », a ajouté ce proche du parti chiite, à l'heure où le président américain Donald Trump a été clair en menaçant d'intervenir si les autorités iraniennes venaient à tuer des manifestants. Le Mossad israélien avait également affirmé, au début du mouvement de protestation, qu'il soutenait les manifestants.
Pour ce qui est des retombées des manifestations sur le Hezbollah, bras armé libanais de la République islamique, le cadre du parti chiite ne manque pas d'assurer que « l'Iran est encore présent au Liban parce que le Hezbollah et ceux qui croient en la résistance et la lutte contre Israël existent encore ». « Le timing de la visite du ministre Abbas Araghchi prouve que ce que nous voyons dans les médias et sur les réseaux sociaux n'est qu'une amplification de la réalité », a-t-il ajouté.
Kassem Kassir, analyste réputé proche du Hezbollah, estime de son côté qu'« il est encore tôt d'évaluer ce qui se passe en Iran ». « D'autant plus que le régime parvient encore, jusqu'ici à contrôler la situation », dit-il, notant que certaines manifestations sont sorties aujourd'hui en soutien au régime. Tout cela pousse l'analyste à estimer que « pour le moment, la situation en Iran n'aura pas de répercussions négatives sur le Hezbollah ». Il en veut pour preuve la présence du chef de la diplomatie iranienne à Beyrouth d'où il a réitéré l'appui de la République islamique « au Liban et au Hezbollah ».




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J'dirai ke les ziraniens sont pas contents de leurre régime... i sont réduits trop minces et dizzzis...
15 h 50, le 10 janvier 2026