Depuis un appel à la grève lancé le 28 décembre par des commerçants du Bazar de Téhéran, dans un contexte de chute brutale du rial par rapport au dollar, les manifestations contre le régime iranien ne cessent de prendre de l'ampleur à travers le pays.
La nuit du 8 au 9 janvier a représenté un tournant dans la mobilisation. Des grandes villes encore peu ou pas mobilisées, comme Téhéran, Tabriz et Machhad, ont été le théâtre de manifestations dont l’ampleur excède celle des premiers onze jours de protestation.
Le guide suprême Ali Khamenei a déclaré le 9 janvier que les manifestations étaient l’œuvre de « vandales » agissant « au profit de Donald Trump ». Ce dernier a menacé de « frapper très fort » l'Iran, si les autorités « commençaient à tuer les manifestants ».
Le 11 janvier, le président américain affirmait que l'Iran « veut négocier » et qu'une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique. Il n'écartait pas, toutefois, le recours à des options militaires contre le régime.