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Moyen-Orient - Entretien

« Aucun acteur ne peut gouverner seul le Yémen sans conduire à sa fragmentation »

Après l’annonce de la sécession par le Conseil de transition du Sud et la riposte de Riyad, « L’Orient-Le Jour » fait le point avec Tawfiq al-Ganad, spécialiste de l’histoire politique du Yémen.

« Aucun acteur ne peut gouverner seul le Yémen sans conduire à sa fragmentation »

Des membres yéménites des tribus Sabahiha de Lahj, qui vivent le long de la bande entre le sud et le nord du pays et qui soutiennent le Conseil de transition du Sud (STC) soutenu par les Émirats arabes unis, brandissent une image du leader du STC Aidaros Alzubidi tout en agitant l'ancien drapeau du Yémen du Sud, lors d'un rassemblement dans la ville portuaire côtière d'Aden, capitale temporaire de la République du Yémen, le 14 décembre 2025. Photo Saleh al-Obeidi/AFP

La guerre civile yéménite a franchi un nouveau cap. Le Conseil de transition du Sud (CTS), mouvement séparatiste né de griefs anciens dans le Sud et soutenu par les Émirats arabes unis, a lancé une offensive territoriale de grande ampleur dans l’est du pays. Ses forces se sont emparées de gouvernorats stratégiques le long des frontières avec l’Arabie saoudite et Oman, dont Hadramout, région-clé sur le plan énergétique. Ces avancées ont profondément modifié les équilibres dans le Sud et révélé au grand jour les fractures au sein du camp anti-houthiste. Inquiète de voir des forces séparatistes armées se rapprocher de sa frontière, Riyad a réagi par des frappes aériennes et le déploiement de forces progouvernementales afin de reprendre le terrain perdu, ravivant ainsi une rivalité avec Abou Dhabi. Si le Yémen est enlisé depuis plus d’une...
La guerre civile yéménite a franchi un nouveau cap. Le Conseil de transition du Sud (CTS), mouvement séparatiste né de griefs anciens dans le Sud et soutenu par les Émirats arabes unis, a lancé une offensive territoriale de grande ampleur dans l’est du pays. Ses forces se sont emparées de gouvernorats stratégiques le long des frontières avec l’Arabie saoudite et Oman, dont Hadramout, région-clé sur le plan énergétique. Ces avancées ont profondément modifié les équilibres dans le Sud et révélé au grand jour les fractures au sein du camp anti-houthiste. Inquiète de voir des forces séparatistes armées se rapprocher de sa frontière, Riyad a réagi par des frappes aériennes et le déploiement de forces progouvernementales afin de reprendre le terrain perdu, ravivant ainsi une rivalité avec Abou Dhabi. Si le...
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