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Société - Émigration

« On ne se voyait pas éduquer nos enfants ailleurs » : ces Libanais qui sont rentrés récemment au pays

Si l'émigration se poursuit à un rythme soutenu, certains ont malgré tout décidé de rentrer. Par amour du pays, par attachement à la famille, ou motivés par des projets professionnels.

« On ne se voyait pas éduquer nos enfants ailleurs » : ces Libanais qui sont rentrés récemment au pays

Des promeneurs sur la corniche de Manara, à Beyrouth, le 31 décembre 2024. Photo d'archives Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

« Je ne veux plus jamais recevoir ce genre d’appel », lâche Stefanel, 35 ans. La perte d’un proche, alors qu’elle se trouvait à Chypre, a agi comme un point de rupture, scellant sa décision de rentrer au Liban en septembre 2025. Après huit ans sur l’île méditerranéenne, entrecoupés de brefs retours, elle dit n’avoir jamais trouvé à l’étranger ce sentiment d’« appartenance ». « J'essayais de me dire que la stabilité suffisait, mais quelque chose manquait toujours », confie celle qui travaille désormais au sein d'une entreprise de services informatiques pour le transport aérien. La décision de rentrer a fait son chemin progressivement pour Stefanel : voir ses parents vieillir, ses neveux grandir à distance, puis ce deuil vécu loin des siens. Si elle s'était résignée à s'éloigner du Liban après l’explosion au port de...
« Je ne veux plus jamais recevoir ce genre d’appel », lâche Stefanel, 35 ans. La perte d’un proche, alors qu’elle se trouvait à Chypre, a agi comme un point de rupture, scellant sa décision de rentrer au Liban en septembre 2025. Après huit ans sur l’île méditerranéenne, entrecoupés de brefs retours, elle dit n’avoir jamais trouvé à l’étranger ce sentiment d’« appartenance ». « J'essayais de me dire que la stabilité suffisait, mais quelque chose manquait toujours », confie celle qui travaille désormais au sein d'une entreprise de services informatiques pour le transport aérien. La décision de rentrer a fait son chemin progressivement pour Stefanel : voir ses parents vieillir, ses neveux grandir à distance, puis ce deuil vécu loin des siens. Si elle s'était résignée à s'éloigner du...
commentaires (5)

On n est pas des tribus, ou des gypsies. On est une société stable et sedentaire, avec une longue histoire. Et on aime nos familles. "Ils" et leurs guerres$et leur corruption nous ont déchiré en morceaux éparpillés dans le. Monde. C est une perte du tissu social productif.

Marie Claude

17 h 05, le 20 janvier 2026

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Commentaires (5)

  • On n est pas des tribus, ou des gypsies. On est une société stable et sedentaire, avec une longue histoire. Et on aime nos familles. "Ils" et leurs guerres$et leur corruption nous ont déchiré en morceaux éparpillés dans le. Monde. C est une perte du tissu social productif.

    Marie Claude

    17 h 05, le 20 janvier 2026

  • Effectivement: Les soins, et l'energie sont beaucoup plus chers au Liban. L'enseignement scolaire est aussi beaucoup plus cher que la France. Sans parler du transport: En France le transport collectif est sûr , de qualité et abordable. Les taxis? Ils sont au meme prix mais déglingués. Au Liban á leur arrivée ces expats devront acheter une voiture cash. Les loisirs? Il revient moins cher de prendre l'avion pour Paris ou Dubai que d'aller au concert d'un chanteur international au Liban. Le sport: impossible de le pratiquer si on n'est pas membre d'un club.

    Moi

    20 h 20, le 19 janvier 2026

  • Suite .."Quitter le Liban à nouveau?« Plus jamais »,tranche Sandra."Ce que dit cette dame..Des générations entières depuis des décennies le disent et à chaque fois, c'est le même combat pour refuire parce que la situation devient insupportable au bout de quelques mois voire années. Depuis1958 :Toutes les quelques années, y a des guerres dans la région et le liban les subit directement ou indirectement :1967(régionale1968 (aéroport bombardé)1972/73 armée vs palestiniens,1975 à1991et depuis, ca continue.faut les citer?A chaque fois des masses d'exil surtout des REdéparts de ceux rentrés au liban

    LE FRANCOPHONE

    19 h 00, le 19 janvier 2026

  • Un article fait "entre et pour" les "bourgeois très aisés":L'un rentre au liban pour ouvrir un restaurant, l'autre pour l'entreprise familial...Franchement l'OLJ,pensez vous que les jeunes et moins jeunes vivant en france ont "tous" les moyens de se permettre de s'assurer médicalement au liban in et out pour les hopitaux?de payer de bonnes écoles privées?de payer une fortune pour l'electricité? Logement? Une fortune pour internet?un budget consacré essentiellement "aux" voitures pour la famille dans un pays au transport public aléatoire?Rentrer au liban pour INVESTIR n'est pas donné à tous/tes

    LE FRANCOPHONE

    18 h 51, le 19 janvier 2026

  • Les exemples cités sont des exemples de libanais à un age charnière de leur carrière professionelle. Plus jeunes, il faut voir le feeling des étudiants du supérieur (ceux qui sont au Liban et ceux qui sont à l'étranger). Plus agés, cela m'étonnerait que ceux qui ont une situation professionnelle stable à l'étranger rentrent

    Moi

    15 h 39, le 19 janvier 2026

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