L’animatrice française Evelyne Leclercq pose avec son « 7 d’Or » le 10 octobre 1987, entourée d’Évelyne Dhéliat et de l’acteur Jean Lefebvre, lors de la cérémonie au Lido à Paris. Photo AFP
Figure emblématique du petit écran des années 1980 et 1990, Évelyne Leclercq s’est éteinte mardi à Grasse, à l’âge de 74 ans. L’animatrice de Tournez manège !, programme devenu culte sur TF1, est morte « entourée de sa famille, des suites d’une très longue maladie », a annoncé sa fille Céline Olive à l’AFP, évoquant une femme qui avait affronté la maladie « avec un courage hors du commun, portée jusqu’au bout par l’amour des siens ».
Son visage reste indissociable de ce jeu de rencontres diffusé le midi de 1985 à 1993, véritable phénomène de société à une époque où la télévision rassemblait des millions de fidèles. Aux côtés de Fabienne Égal, Simone Garnier et du pianiste Charly Oleg, Évelyne Leclercq assurait le fil conducteur de l’émission : des célibataires installés sur un manège, séparés par une cloison, échangeaient sans se voir avant la révélation finale. Une mécanique simple, sans artifice, qui fit le succès du programme et lui valut d’entrer dans l’imaginaire collectif, jusqu’à être parodié par Les Inconnus dans le sketch devenu célèbre Tournez ménages.
Avant cette popularité, Évelyne Leclercq avait très tôt fait ses armes à l’antenne. À 17 ans à peine, elle débute comme speakerine à l’ORTF Nice, avant de rejoindre la première chaîne dès sa création en 1975. Elle présente ensuite, en 1976 et 1977, les sélections françaises de l’Eurovision, confirmant une aisance naturelle face aux caméras. TF1 lui rendra hommage en saluant une « grande dame de la télévision française », reconnue pour sa bienveillance, son humour et sa proximité avec le public.
Mais l’animatrice ne s’est jamais limitée à un seul registre. Parallèlement à la télévision, elle coanime Intervilles, participe régulièrement aux Grosses Têtes sur RTL, enregistre plusieurs disques et nourrit, surtout, une passion profonde pour le théâtre. Après l’arrêt de Tournez manège !, elle se consacre davantage aux planches, jouant dans des comédies et des vaudevilles, et confiant que le spectacle vivant lui offrait « une reconnaissance immédiate », loin de la distance de l’écran.
Jusqu’à ces dernières années, Évelyne Leclercq continuait d’aller à la rencontre de son public, dédicaçant des photos et cultivant ce lien affectif qu’elle revendiquait avec les téléspectateurs. « J’aime bien les gens. Je fais un peu partie de leur famille », disait-elle. Une formule qui résume sans doute le mieux l’héritage laissé par celle qui incarna une certaine idée de la télévision française.



Ouf....toutes ces belles figures ... et ces mauvaises figures dans la politique chez nous, quand leur tour, TOUS??Nos vœux de citoyens pour 2026...
10 h 32, le 01 janvier 2026