Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea (à gauche), et le président du Parlement, Nabih Berry. Photos AFP et Parlement libanais)
Le chef des Forces libanaises Samir Geagea a averti que le président du Parlement Nabih Berry risque de faire la « sourde oreille » face à l’appel du président Joseph Aoun pour un débat à la Chambre sur les modalités de vote des émigrés. Il a estimé que pour faire bouger les choses, le chef de l’État devrait envoyer une lettre contraignante à la Chambre, comme le prévoit la Constitution.
Au cours d'un dîner vendredi soir à Meerab, M. Geagea a salué les prises de positions exprimées par Joseph Aoun pendant sa visite à Bkerké. Le chef des FL a notamment estimé que l’attachement du président à organiser les élections législatives dans les délais prévus, à savoir d'ici le printemps prochain, était « très positif ». Le président de la République avait déclaré depuis le siège patriarcal que « le Parlement a un rôle à jouer » dans le débat sur la loi électorale et que « les députés doivent se rendre à la Chambre et débattre de la loi qu’ils souhaitent ». Dans la foulée, le président et le Premier ministre Nawaf Salam ont signé un décret cette semaine convoquant le Parlement à une session extraordinaire du 2 janvier au 1er mars 2026, sans toutefois faire figurer à l'ordre du jour la question de la loi électorale.
S’adressant directement au chef de l’État, Samir Geagea a estimé que M. Berry risque de continuer à « faire la sourde oreille » sur un amendement de la loi électorale qu'il refuse d'inscrire à l'ordre du jour depuis plusieurs mois, ce qui devrait motiver le président, comme le prévoit la Constitution, à envoyer une lettre écrite à la Chambre. Selon les termes de la Loi fondamentale, si le chef de l’État adresse une lettre au Parlement, son président dispose de trois jours pour convoquer une session sur la question soulevée.
Une telle lettre « pourrait désormais sauver l’échéance électorale constitutionnelle », a expliqué le chef chrétien, alors que grandit la crainte d’un report des législatives de mai 2026, en raison des tensions exacerbée sur la loi électorale. Le mouvement Amal et le Hezbollah soutiennent le maintien en l'état de la loi de 2017, qui ne réserve qu'à six députés seulement, spécialement désignés, la totalité des voix de la diaspora. Les opposants au tandem chiite, quant à eux, entendent ouvrir le vote des expatriés aux 128 députés de la métropole.
Le projet de loi financière « ne restitue pas les dépôts »
Abordant le projet de loi sur le « trou financier » approuvé vendredi par le gouvernement, M. Geagea a affirmé que ce texte « ne permet pas de restituer les dépôts, établir les responsabilités, ni de fournir des chiffres clairs ». « Même le remboursement des avoirs de moins de 100 000 dollars ne relancerait pas l’économie, car ce sont les dépôts plus importants qui soutiennent l’investissement et la croissance », a-t-il dit.
Le texte de loi, désormais transmis au Parlement, a été approuvé par la majorité du cabinet. Aucune modification n’a été apportée aux points-clés, notamment la division des dépôts en quatre catégories, à partir des petits dépôts inférieurs à 100 000 dollars, ainsi que le délai de remboursement de quatre ans de ces dépôts.


Notre président a une fois de plus failli à son devoir, il a voulu ménager un mafieux qui dans d'autres pays serait en prison depuis longtemps, il a préféré lui laisser le champs et les mains libres pour mieux nous humilier une fois de plus. Alors Monsieur le Président nous ne croiront plus jamais vos paroles ni vos déclarations. Et si par malheur, nous qui alimentons ce pays en argent pour permettre à nos familles de ne pas vivre dans la misère, n'obtenons pas le droit de vote qui nous revient de droit c'est que le Liban sera au rébus de l'histoire et vous y aurait participé amplement.
11 h 14, le 29 décembre 2025