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Moyen-Orient - Reportage

Dans le camp de réfugiés de Nour Chams, de nouvelles démolitions et un déplacement sans fin

Après l’annonce par Israël de la destruction de 25 bâtiments résidentiels à Tulkarem, dans le nord-ouest de la Cisjordanie, une centaine de familles palestiniennes déjà déplacées de force depuis le début de l’année attendent de nouvelles destructions.

Dans le camp de réfugiés de Nour Chams, de nouvelles démolitions et un déplacement sans fin

Des maisons endommagées dans le camp de réfugiés palestiniens de Nour Chams, dans le gouvernorat de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 18 décembre 2025. L’armée israélienne a lancé au début de cette année une opération dans le but affiché d’éliminer les groupes armés palestiniens des camps situés dans le nord de la Cisjordanie. Zain Jaafar/AFP 

Depuis la fenêtre d’un appartement à la lisière du camp de réfugiés de Nour Chams, à quelques kilomètres à l’est de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie occupée, Fatma Naghnaghiya attend. Les épaules voûtées, anxieuse, cette Palestinienne de 70 ans ne quitte pas la fenêtre des yeux, alerte au moindre bruit venant de l’extérieur. Elle est arrivée chez ses voisins il y a deux jours. Non pas parce qu’ils disposent d’une chambre libre ni par simple solidarité, mais car leur salon aux canapés imposants et aux rideaux épais qui tombent du plafond au sol donne directement sur sa maison. « Je veux voir comment ils vont la démolir. » Lundi 15 décembre au soir, à la publication d’une carte militaire détaillant les destructions à venir dans le camp de réfugiés, Fatma hésite encore à y croire. Sa maison y apparaît pourtant en rouge, sous le nom...
Depuis la fenêtre d’un appartement à la lisière du camp de réfugiés de Nour Chams, à quelques kilomètres à l’est de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie occupée, Fatma Naghnaghiya attend. Les épaules voûtées, anxieuse, cette Palestinienne de 70 ans ne quitte pas la fenêtre des yeux, alerte au moindre bruit venant de l’extérieur. Elle est arrivée chez ses voisins il y a deux jours. Non pas parce qu’ils disposent d’une chambre libre ni par simple solidarité, mais car leur salon aux canapés imposants et aux rideaux épais qui tombent du plafond au sol donne directement sur sa maison. « Je veux voir comment ils vont la démolir. » Lundi 15 décembre au soir, à la publication d’une carte militaire détaillant les destructions à venir dans le camp de réfugiés, Fatma hésite encore à y croire. Sa maison y...
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