Imad Amhaz, enlevé à Batroun par la force d'élite israélienne Shayetet 13 le 3 novembre 2024, en pleine guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah. Photo circulant sur les réseaux sociaux.
Les images de son enlèvement avaient ébahi le Liban : au petit matin du 3 novembre 2024, au cœur de la guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, un commando israélien faisait irruption dans la paisible ville côtière de Batroun (Liban-Nord) pour kidnapper en pleine nuit un capitaine de marine, Imad Amhaz, accusé d'être membre du Hezbollah.
Plus d'un an plus tard, le média israélien de droite Israel Hayom a publié de plus amples détails sur le rôle présumé du Libanais de 39 ans au sein du parti chiite, s'appuyant sur des informations transmises par des sources militaires israéliennes.
« Voyages en Iran, missions en Afrique »
Selon l'article, l'homme aurait formulé des aveux au cours de sa détention, et avoué avoir été en charge du « dossier maritime secret » de la formation pro-iranienne piloté par « l’unité 7900, spécialisée dans les missiles mer-mer ». Il aurait ainsi reconnu avoir mené, dans le cadre de ce dossier « top secret et bien financé », « des voyages en Iran », « des missions en Afrique », ou encore rencontré des « hauts responsables du Hezbollah », dont Fouad Chokr, l'ancien chef militaire du Hezbollah assassiné en juillet 2024 lors d'une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth. Originaire du Hermel et résidant à Qomatiyé, village chiite du caza de Aley, Imad Amhaz, alias « Jarih », aurait été « enrôlé en 2004, formé en Iran en 2007 », au point de devenir « une préoccupation majeure des services israéliens » après la guerre de l'été 2006.
L'opération visant à le kidnapper aurait été proposée par une jeune opératrice au sein des services de renseignement naval israéliens, qui était chargée de sa surveillance « depuis plus de deux ans » et validée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lui-même. Celle-ci avait été menée par l’unité d’élite Shayetet 13 grâce à « des informations détaillées sur les habitudes d’Amhaz », qui résidait alors temporairement à Batroun dans un studio situé au premier étage d’un immeuble en bord de mer.
Israel Hayom a annoncé qu'il révèlera bientôt de nouveaux éléments concernant Imad Amhaz dans un prochain article.
À l'époque de son enlèvement, son père avait affirmé que son fils n'entretenait aucun lien avec le parti chiite et qu'il était « un capitaine maritime civil » et qu'il suivait « une formation à l’Institut des sciences et technologies maritimes de la ville ».
Le fait que la marine israélienne ait pu s'introduire aussi facilement dans les eaux territoriales libanaises avait provoqué de vives critiques à l'encontre de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), déployée près de la frontière maritime entre le Liban et Israël au large du Liban-Sud. Le Liban avait alors déposé une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU et annoncé l'ouverture d'une enquête, dont les conclusions n'ont jamais été rendues publiques.
Au moins 20 prisonniers libanais dans les geôles israéliennes
Au moins 20 Libanais ont été enlevés par l'armée israélienne au Liban depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 8 octobre 2023, dont une dizaine après l’accord de cessation des hostilités entré en vigueur le 27 novembre 2024. Reçues la semaine dernière par le président de la République Joseph Aoun, les familles de ces détenus ont reçu l'assurance que leur libération était une « priorité » pour le gouvernement, au même titre que le retrait de l'armée israélienne des territoires encore occupés au Liban-Sud et l'arrêt de ses frappes.
Tel-Aviv refuse de fournir la moindre information à leur sujet, alors que ce dossier fait partie des revendications de Beyrouth dans le cadre de discussions tenues dans le cadre du « mécanisme » de surveillance de cessez-le-feu, dont la dernière session s'est tenue pour la première fois début décembre en présence d'un représentant civil des deux camps.




Ils auraient pu prendre nôtre Gibran national!, à lui tout seul il aurait probablement détruit Israël de l'intérieur tellement il leur aurait fait mal à la tête durant les interrogatoires
16 h 05, le 21 décembre 2025