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Économie - Corruption Au Liban

Amine et Karim Salam seront-ils bientôt libérés ?

L’ancien ministre de l’Économie et son frère attendent mardi le verdict de leur appel contre le rejet de leur remise en liberté décidé la semaine dernière par la première juge d’instruction de Beyrouth.

Amine et Karim Salam seront-ils bientôt libérés ?

L'ancien ministre de l'Économie Amine Salam. Photo d'archives Anwar Amro/AFP Photo Amine Salam

L’ancien ministre de l’Économie Amine Salam et son frère et collaborateur Karim Salam, devraient être fixés mardi sur le sort de leurs demandes de remise en liberté. La Chambre d’accusation de Beyrouth, présidée par Kamal Nassar, doit ainsi se prononcer sur l'appel interjeté par l'ancien ministre contre le rejet de sa demande sz libération décidée la semaine dernière par la première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman. Pour sa part, Karim Salam, qui n’avait pas interjeté appel contre le refus de sa demande auprès de la juge Osman, lui avait présenté, mardi dernier, une nouvelle requête sur laquelle elle devrait se prononcer demain.

Mis en cause dans une affaire de corruption présumée, Amine Salam avait été arrêté, le 11 juin, par le chef du parquet de cassation, Jamal Hajjar, après l’examen d’une plainte déposée par le Contentieux de l’État à la demande de l’actuel ministre de l’Économie, Amer Bsat. Il a ensuite fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré, le 19 juin, par l’ancien premier juge d’instruction de Beyrouth, Bilal Halaoui, après que le parquet financier chargé par M. Hajjar d’étudier son dossier a engagé des poursuites contre lui.


L’affaire avait été déclenchée, en mars dernier, par la commission parlementaire de l’Économie présidée par Farid Boustany, qui avait demandé au juge Hajjar l’ouverture d’une information judiciaire. La commission soupçonnait notamment l’ancien ministre d’avoir conclu des contrats avec des entreprises étrangères pour des montants exorbitants en comparaison des services rendus au ministère et d’avoir utilisé à des fins personnelles des fonds de la Caisse de cotisation des sociétés d’assurances, placée sous sa tutelle. M. Salam avait rejeté ces accusations, affirmant, en mai dernier, à L’Orient-Le Jour, que ces fonds « ont été affectés au paiement des salaires des employés du ministère », dans un contexte de crise financière à partir d’octobre 2019.

Pour sa part, Karim Salam est impliqué dans une autre affaire, qui trouve son origine dans une plainte pour prévarication, déposée, en 2023, par la compagnie d’assurances al-Mashrek, représentée par son directeur général, Georges Matossian. La prévarication présumée aurait visé à régulariser, avec des moyens jugés illégaux, la situation de cette entreprise en difficulté, auprès du ministère de l’Économie.

Karim Salam est incarcéré depuis avril dernier, après que M. Matossian l’a accusé d’avoir perçu 100 000 dollars en échange de la régularisation du dossier de sa société. Selon l’enquête, il s’était réuni avec le conseiller financier d’Amine Salam, Fadi Tamim, qui lui avait demandé la somme de 250 000 dollars après lui avoir initialement réclamé 400 000. Si M. Tamim n’a pas précisé quelles personnes avaient exigé ces montants, M. Matossian a toutefois interprété cette exigence comme émanant de l’ancien ministre et de son frère, estimant que les documents et rapports détenus par Fadi Tamim ne pouvaient provenir que du ministère. M. Tamim a purgé neuf mois de prison, auxquels la cour criminelle de Beyrouth l’avait condamné, en juin 2024, pour perception de pot-de-vin (article 352 du Code pénal). Interrogé par la chambre d’accusation, en mai 2025, mais cette fois en tant que témoin, M. Tamim avait réitéré ses déclarations, selon lesquelles il avait bien demandé 250 000 dollars à M. Matossian, mais uniquement à titre d’honoraires pour une étude menée sur les comptes d’al-Mashreq.

Lors d’une audience prévue le 5 février 2026, M. Tamim sera de nouveau entendu par la cour criminelle, également en qualité de témoin, ainsi que M. Matossian et un expert financier. Selon nos informations, l’avocat de Karim Salam aurait sollicité la convocation du chef de la Commission spéciale d’investigation (CSI) au sein de la Banque du Liban (BDL), mais la cour criminelle aurait rejeté sa requête. Cette même cour avait auparavant demandé à la CSI d’établir un rapport sur les comptes bancaires de Karim Salam, qui avait révélé que ces comptes incluent des chèques provenant de compagnies d'assurances ou de leurs employés, des dépôts en espèces atteignant plusieurs millions de dollars et des virements internes et internationaux, dont un virement vers un compte d’Amine Salam aux États-Unis. Karim Salam avait contesté les conclusions de cette analyse, soutenant que les fonds en question n’ont pas de lien avec des activités illicites. Il sera à nouveau interrogé lors de l'audience du 5 février.

L’ancien ministre de l’Économie Amine Salam et son frère et collaborateur Karim Salam, devraient être fixés mardi sur le sort de leurs demandes de remise en liberté. La Chambre d’accusation de Beyrouth, présidée par Kamal Nassar, doit ainsi se prononcer sur l'appel interjeté par l'ancien ministre contre le rejet de sa demande sz libération décidée la semaine dernière par la première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman. Pour sa part, Karim Salam, qui n’avait pas interjeté appel contre le refus de sa demande auprès de la juge Osman, lui avait présenté, mardi dernier, une nouvelle requête sur laquelle elle devrait se prononcer demain. Mis en cause dans une affaire de corruption présumée, Amine Salam avait été arrêté, le 11 juin, par le chef du parquet de cassation, Jamal Hajjar, après...
commentaires (2)

Comme par hasard, tous les voleurs de notre pays sont dans la nature, à commencer par ceux qui les pourchassent. Ceux qui sont arrêtés, ont le mot magique pour être libérés comme le plus grand voleur du siècle Salamé de son nom: Vous me relâchez ou je balance tout le monde. La justice fait semblant de faire son travail en arrêtant les petits poissons pour ensuite les relâcher sur ordre des requins qui se cachent derrière leur pouvoir de nuire. Celui qui n’a pas compris que, ce sont kelloun qui sont coupables de la ruine de notre pays, n’a rien compris à l’histoire de notre pays.

Sissi zayyat

13 h 06, le 16 décembre 2025

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Commentaires (2)

  • Comme par hasard, tous les voleurs de notre pays sont dans la nature, à commencer par ceux qui les pourchassent. Ceux qui sont arrêtés, ont le mot magique pour être libérés comme le plus grand voleur du siècle Salamé de son nom: Vous me relâchez ou je balance tout le monde. La justice fait semblant de faire son travail en arrêtant les petits poissons pour ensuite les relâcher sur ordre des requins qui se cachent derrière leur pouvoir de nuire. Celui qui n’a pas compris que, ce sont kelloun qui sont coupables de la ruine de notre pays, n’a rien compris à l’histoire de notre pays.

    Sissi zayyat

    13 h 06, le 16 décembre 2025

  • C’est un bon début, mais il y en a de tellement plus coupables qui se cachent toujours derrière la, comment déjà, ah oui, "légitime suspicion"…

    Gros Gnon

    12 h 23, le 16 décembre 2025

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