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Politique - Diplomatie

En visite officielle à Oman, Aoun salue une politique « fondée sur le dialogue, l’équilibre et le bon voisinage »

Le chef de l’État a été accueilli à l'aéroport de Mascate par le sultan et une délégation des autorités omanaises.

En visite officielle à Oman, Aoun salue une politique « fondée sur le dialogue, l’équilibre et le bon voisinage »

Le président libanais, Joseph Aoun (g.), reçu à Mascate par le sultan Haïtham ben Tarik, le 9 décembre 2025. Photo X / @LBPresidency

Le président libanais Joseph Aoun a entamé mardi après-midi au sultanat d'Oman une visite officielle de deux jours à l'invitation du sultan Haïtham ben Tarek. Le chef de l’État a été accueilli à l'aéroport de Mascate par le sultan et une délégation des autorités omanaises et a salué, dans un premier discours, l'« approche sage » du sultanat dans la politique régionale.

« Cette visite témoigne de la profondeur des relations historiques et fraternelles qui unissent le Liban et le sultanat d'Oman, des relations ancrées dans les liens de la fraternité, une histoire commune et des intérêts mutuels », a déclaré Joseph Aoun peu après son arrivée, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). « Au cours de cette visite, nous souhaitons explorer les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans divers domaines, notamment économiques, commerciaux, d'investissement, culturels et éducatifs. Nous cherchons également à ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat, en phase avec l'évolution rapide de la région et du monde », a ajouté le chef de l'État.

Considéré comme un État neutre, le sultanat d'Oman a longtemps joué un rôle clé dans la région, accueillant notamment des pourparlers entre l'Iran et les États-Unis. À plusieurs reprises, des messages entre les pays arabes et la République islamique ont également transité par Mascate. La visite de Joseph Aoun intervient à l'heure où des canaux de communication ont été ouverts par plusieurs pays avec Téhéran pour résoudre le dossier des armes du Hezbollah au Liban.

Le Liban se veut « pont de communication et dialogue »

« Je tiens également à saluer le rôle judicieux et responsable joué par le sultanat d’Oman, aux niveaux régional et international. La politique d’Oman, fondée sur le dialogue, la médiation, l’équilibre et le bon voisinage, lui a valu une position de premier plan et un rôle central dans la promotion de la stabilité et le règlement pacifique des conflits. Au Liban, nous attachons une grande importance à cette approche sage et nous apprécions le soutien apporté par le sultanat au Liban », a souligné Joseph Aoun. Mascate se positionne comme un acteur neutre dans la région et sert souvent d’intermédiaire pour des négociations et médiations entre différents pays du Moyen-Orient. Le sultanat d'Oman n'avait pas imposé d'interdiction de voyage vers le Liban ni d'embargo commercial en 2021, à l'époque des tensions diplomatiques avec les pays du Golfe, en raison de l'influence du Hezbollah sur la scène politique libanaise.

« Le Liban, de par sa situation géographique unique, sa diversité culturelle et son riche patrimoine, aspire à être un pont pour la communication et le dialogue, et un partenaire actif dans la construction d’une région caractérisée par la sécurité, la stabilité et la prospérité », a-t-il poursuivi.

M. Aoun est accompagné d'une délégation composée de plusieurs ministres, dont celui des Affaires étrangères Joe Raggi, de la Défense Michel Menassa, de l'Intérieur Ahmad Hajjar, de l'Agriculture Nizar Hani, et de la Santé Rakan Nassereddine.

Mascate « soutient la souveraineté du Liban »

L'ambassadeur du sultanat d'Oman au Liban Ahmad ben Mohammad el-Saïdi avait indiqué dans un article de l'agence de presse officielle omanaise (ONA) publiée dimanche, que des accords de coopération pourraient être signés dans les mois à venir, et que Mascate « soutient fermement la souveraineté du Liban et son unité nationale » et continuera à « soutenir les efforts diplomatiques et politiques visant à instaurer une stabilité politique et économique bénéfique » au pays du Cèdre.

Selon l'ONA, le volume des échanges commerciaux entre Oman et le Liban a enregistré une croissance de 29,4 % au premier semestre 2025, atteignant environ 22,2 millions de dollars américains contre 17,1 millions de dollars à la même période en 2024, selon les statistiques du Centre national pour les statistiques et l’information de Oman, cité par l'ONA. Les chiffres indiquent que les exportations omanaises vers le Liban ont connu une croissance notable de 30,7 % au premier semestre de cette année. Le nombre d’entreprises libanaises enregistrées à Oman a atteint, lui, plus de 1 035 en septembre 2025.

Le président libanais Joseph Aoun a entamé mardi après-midi au sultanat d'Oman une visite officielle de deux jours à l'invitation du sultan Haïtham ben Tarek. Le chef de l’État a été accueilli à l'aéroport de Mascate par le sultan et une délégation des autorités omanaises et a salué, dans un premier discours, l'« approche sage » du sultanat dans la politique régionale.« Cette visite témoigne de la profondeur des relations historiques et fraternelles qui unissent le Liban et le sultanat d'Oman, des relations ancrées dans les liens de la fraternité, une histoire commune et des intérêts mutuels », a déclaré Joseph Aoun peu après son arrivée, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). « Au cours de cette visite, nous souhaitons explorer les moyens de renforcer la...
commentaires (4)

Bon, une fois qu’il aura terminé son tourisme et que son épouse aura terminé ses émissions télévisées, le président Aoun pourrait penser à une solution radicale du problème des armes du Hezbollah conformément à son discours d’investiture

Ras le bol

13 h 32, le 10 décembre 2025

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Commentaires (4)

  • Bon, une fois qu’il aura terminé son tourisme et que son épouse aura terminé ses émissions télévisées, le président Aoun pourrait penser à une solution radicale du problème des armes du Hezbollah conformément à son discours d’investiture

    Ras le bol

    13 h 32, le 10 décembre 2025

  • Si notre pays devient, par miracle, un pays neutre, cela mettrait fin à tous les postulants locaux comme étrangers qui le saccagent pour soit disant défendre les autres pays de la région pour le saccager. Alors pourquoi traîner les pieds en connaissance de cause. N’est ce pas le rôle d’un état qui se respecte de conclure des accords et faire l’impossible pour garantir à son pays une paix durable et une prospérité sans l’aval de ceux qui ont d’autres projets pour l’anéantir?

    Sissi zayyat

    12 h 43, le 10 décembre 2025

  • Il faut changer ce disque rayé du dialogue qui est surtout adressé aux vendus locaux qui ne connaissent même pas le sens. Pour un dialogue il faut être au moins deux sinon c’est un monologue, cher à notre président qui continue de nous vendre du rêve en nous faisant croire que sa politique serait la bonne que tout indique le contraire. Cela fait des décennies qu’on essaie la méthode douce avec des terroristes qui emploient la méthode on ne peut plus brutale pour nous convaincre de leur volonté à nous dominer. Le temps sur lequel compte Aoun est loin d’être allié et nous paierons cher ce laxism

    Sissi zayyat

    12 h 05, le 10 décembre 2025

  • L’exemple le plus frappant de la neutralité positive. Ce pays a réussi á être en bons termes avec toute la planète, et en a retenu les fruits, stabilité et développement économique. Et dire que certains ahuris chez nous considèrent la neutralité comme un crime. Le patriarche Raï a bien raison d’y insister.

    Goraieb Nada

    06 h 14, le 10 décembre 2025

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