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Lifestyle - La Carte Du Tendre

Qu’avez-vous transmis à vos enfants ? Et si c’était à refaire ?

Il suffit parfois d’une image retrouvée pour se remémorer une époque que l’on croyait oubliée. En retraçant la trajectoire de Chahine Fayad, ce texte interroge ce que la guerre laisse en héritage, et ce que chacun de nous choisit – ou non – de transmettre.

Qu’avez-vous transmis à vos enfants ? Et si c’était à refaire ?

Beyrouth, Achrafieh, quartier de l’USJ, 1976. Chahine Fayad s’agenouille sur un prie-Dieu. Collection Georges Boustany

C’est une parenthèse de silence comme seules les guerres peuvent en produire, un silence épais, surgi du néant comme après une explosion ; un silence lourd de menaces et précaire comme l’existence. Parfois, un coup de feu claque au loin, l’écho se déplace de ruelle en ruelle ; encore un sniper criminel qui prend pour cible un civil de l’autre bord, ou alors un jeune crétin qui s’amuse à tirer sur un animal errant. Mais sinon, c’est le silence, et avec lui l’attente, et avec elle l’ennui.Les chabebs sont déployés sur leur morceau de front, avec pour mission de le tenir coûte que coûte. Ils sont si jeunes, pourtant, et dans leur regard brille la certitude que leur combat est juste. La mort n’est qu’une hypothèse improbable, puisque les héros ne meurent pas. Au sein des Kataëb, ces gars-là sont des privilégiés – enfin, privilégiés, tout est...
C’est une parenthèse de silence comme seules les guerres peuvent en produire, un silence épais, surgi du néant comme après une explosion ; un silence lourd de menaces et précaire comme l’existence. Parfois, un coup de feu claque au loin, l’écho se déplace de ruelle en ruelle ; encore un sniper criminel qui prend pour cible un civil de l’autre bord, ou alors un jeune crétin qui s’amuse à tirer sur un animal errant. Mais sinon, c’est le silence, et avec lui l’attente, et avec elle l’ennui.Les chabebs sont déployés sur leur morceau de front, avec pour mission de le tenir coûte que coûte. Ils sont si jeunes, pourtant, et dans leur regard brille la certitude que leur combat est juste. La mort n’est qu’une hypothèse improbable, puisque les héros ne meurent pas. Au sein des Kataëb, ces gars-là sont des...
commentaires (3)

Bachir était renvoyé de jamhour pour avoir envoyé une racaille tabasser un surveillant de l’école . Il a fini à l’institut moderne . Ça ne blague pas chez les jésuites

Roger Xavier

21 h 56, le 06 décembre 2025

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Commentaires (3)

  • Bachir était renvoyé de jamhour pour avoir envoyé une racaille tabasser un surveillant de l’école . Il a fini à l’institut moderne . Ça ne blague pas chez les jésuites

    Roger Xavier

    21 h 56, le 06 décembre 2025

  • Cet article est une preuve de plus,  s’il en fallait une, à certains libanais qui dénigrent le sacrifice de tous ces jeunes qui ont donné leur vie pour sauver leur pays d’une mort certaine. Ils préfèrent ceux qui les ont asservis et pillés et font leur éloge alors que le résultat de cette guerre qui nous a été imposée ne souffre d’aucun doute. Sans les phalangistes, pendant les premières années, le Liban n’aurait pas pu continuer à exister, du moins comme nous libanais le voyons depuis des siècles. Multiple, ouvert et pacifique, sauf lorsqu’il s’agit de le sauver de ses ennemis réels.

    Sissi zayyat

    15 h 34, le 06 décembre 2025

  • A quand un article sur les victimes de cet homme et les autres comme lui de tous les côtés ? A quand un article sur tous ceux qui ont préféré vivre en paix plutôt que jouer à la guerre ?

    Sars

    13 h 52, le 06 décembre 2025

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