Photo d'Amani Bazzi et de sa fille Acil Charara circulant sur les réseaux sociaux. Ricardo Karam/Instagram
Lors de son voyage pontifical de trois jours au Liban, qui s’est achevé mercredi, le pape Léon XIV a rencontré Amani Bazzi et sa fille Acil Charara, seules rescapées d’une frappe israélienne à Bint Jbeil, selon des informations de presse confirmées par L’Orient-Le Jour auprès d’un membre de la famille souhaitant rester anonyme.
Selon lui, la rencontre a été organisée après qu’Acil ait écrit une lettre au souverain pontife dans laquelle elle exprimait l’espoir qu’il contribue à faire connaître la tragédie qui a décimé sa famille. La rencontre a duré cinq minutes, a ajouté la source, précisant que l’état de santé des deux femmes était encore très précaire et qu’elles déclinaient pour l’instant toutes les sollicitations des médias depuis que la nouvelle de leur entrevue avec le pape a été divulguée.
Selon le producteur et présentateur d’émissions télévisées Ricardo Karam, qui a publié certains éléments de la rencontre sur son compte Instagram, Acil avait été autorisée à quitter l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth, où elle est toujours soignée, pendant quelques heures pour cette entrevue qui a eu lieu à Harissa dans le Kesrouan, lors d’une des étapes de la visite de Léon XIV. Le chef de l'Eglise catholique était attendu sur place le 1er décembre pour rencontrer des ecclésiastiques au sanctuaire de Notre-Dame du Liban dans le cadre de sa visite.
« Un moment court et simple »
« Acil a remis au pape un message qu’elle avait écrit avec l’écriture de la douleur et de l’enfance, et le Saint-Père lui a promis qu’il le lirait et qu’il lui répondrait lorsque les circonstances le permettraient. Un moment court et simple, mais qui a porté plus de lumière que tous les discours », a également relaté Ricardo Karam, sans donner plus de détails concrets sur les échanges. Il a aussi publié une photo des deux femmes à Harissa.
Amani Bazzi et sa fille de treize ans avaient toutes deux été gravement blessées par un missile tiré par un drone, qui visait un membre du Hezbollah à moto se trouvant à proximité de la voiture qui les transportait au moment de l’impact.
La frappe a touché la voiture de la famille d’Amani Bazzi alors qu’elle était arrêtée pour saluer un proche de son mari passant à moto, qui a également été tué. Bilan de ce massacre : cinq morts, dont le mari d'Amani Bazzi et père d'Acil, Chadi Charara, vendeur de voitures de 46 ans, leur fille et sœur Céline, dix ans, ainsi que les jumeaux Hadi et Cylan, âgés de 19 mois.
Un photographe de l’AFP avait vu la carcasse du véhicule, qui contenait, selon Amani Bazzi, la poussette des jumeaux, de la nourriture donnée par sa mère, ainsi que des chaussures qu’ils venaient d’acheter pour le petit Hadi.



Bravo pour leur courage de rencontrer le pape doutant que le hb ait avalisé cette entrevue.
23 h 37, le 04 décembre 2025