Merci d’avoir suivi avec nous, en direct, la troisième et dernière journée de la visite historique du pape Léon XIV au Liban, la quatrième d’un souverain pontife dans le pays du Cèdre, marquée par un message de paix au cœur de toutes les rencontres.
Ahmad Hajjar remercie les forces de l’ordre « pour les efforts importants et exceptionnels déployés à chaque étape » de la visite de Léon XIV
Le ministre de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, a tenu à remercier les forces de l’ordre « pour les efforts importants et exceptionnels déployés à chaque étape et dans chaque détail de l’accompagnement de cette visite », dans un message de son ministère également publié sur X. «Je tiens à exprimer du fond du cœur mes remerciements et ma gratitude aux services de sécurité — Forces de sécurité intérieure, Sûreté générale et Défense civile — qui ont œuvré, aux côtés de l’armée libanaise, ainsi qu’aux mohafez et aux municipalités, pour les efforts importants et exceptionnels déployés à chaque étape et dans chaque détail de l’accompagnement de cette visite » a-t-il écrit.
« Je remercie en particulier les officiers, les membres des forces de l’ordre et les volontaires qui ont assuré, avec professionnalisme, précision et discipline, le maintien de la sécurité et de l’ordre, la régulation du trafic et la facilitation de l’accès des citoyens aux lieux de rencontre » a ajouté Ahmad Hajjar.
« Le pape nous a confié l’appel à la paix », réagit Raggi après son départ
« Nous faisons nos adieux à Sa Sainteté le Pape, qui nous a confié l’appel à la paix… Bienheureux les artisans de paix » a commenté sur X le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, proche des Forces libanaises (FL), reprenant le thème de la visite au Liban choisi par Léon XIV.
« L’Église propose au Hezbollah de déposer les armes et s’engager dans le dialogue », déclare le pape
« L’Église propose au Hezbollah de laisser les armes et de s’engager dans le dialogue », a affirmé le pape Léon XIV dans des déclarations à la chaîne Sky News. Le pape ne s’était pas publiquement exprimé à ce sujet lors de sa visite de trois jours au Liban. Il a également affirmé que le Vatican appelait toutes les parties en conflit « à renoncer aux armes et à la violence et de s’orienter vers le dialogue », et que « chercher des solutions qui ne reposent pas sur la violence, mais qui soient plus efficaces, est une bonne chose pour le peuple libanais ».
« J’ai pris connaissance du message du Hezbollah et je préfère ne pas commenter », a également déclaré le Souverain Pontife. Le Hezbollah avait salué samedi la visite du pape Léon XIV au Liban, la veille de son arrivée, et lui avait adressé une lettre dans laquelle il l'appelait à « prendre des positions dans lesquelles il rejette l’injustice et les attaques » israéliennes sur le pays.
Attaques israéliennes au Liban : « Je continuerai de m’entretenir avec les dirigeants pour instaurer la paix », affirme le Pape à son arrivée à Rome
Le Pape a atterri à Rome à 15h57 heure locale, rapporte le compte X italien du Vatican. À son arrivée, en réponse à une question de la chaîne libanaise LBCI, au sujet de la « transmission du cri des Libanais à Donald Trump pour mettre fin aux agressions israéliennes » au Liban, le Pape Léon XIV a répondu : « Je me suis entretenu, et je continuerai de m’entretenir, avec les dirigeants pour instaurer la paix », rapporte la chaîne.
L’ambassadeur US au Liban dit « s’associer au Pape dans les efforts en faveur de la coexistence et de la paix dans la région »
L’ambassade des États-Unis au Liban a dit s’associer au Pape « dans les efforts en faveur de la coexistence et de la paix dans la région », dans un message sur son compte X publié au moment du départ de l'avion de Léon XIV pour Rome.
« L’ambassadeur Michel Issa a été honoré de participer à l’accueil du Liban pour Sa Sainteté le pape Léon XIV. Sa visite constitue une reconnaissance de la riche histoire du Liban, de sa culture vivante et de l’esprit résilient de son peuple. Nous nous associons au (Pape Léon XVI) dans les efforts en faveur de la coexistence et de la paix dans la région » a écrit l’ambassade US.
Le Pape Léon XIV exprime sa « profonde gratitude pour l’accueil chaleureux » des Libanais
Après son décollage, le Pape Léon XIV a adressé un dernier message au président de la République, via la chaîne LBCI. « Alors que je retourne à Rome au terme de mon voyage apostolique, je souhaite exprimer une fois encore à Votre Excellence, aux autorités et au peuple du Liban ma profonde gratitude pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé durant ma visite, en vous assurant de ma prière constante pour la paix, l’unité et la prospérité de la nation » a dit le Souverain Pontife.
L'avion du pape Léon XIV a décollé de Beyrouth et se dirige vers Rome, après trois jours de visite au Liban.
La porte de l'avion du pape Léon XIV se ferme sur le tarmac de l'AIB
La porte de l'avion qui doit ramener le pape Léon XIV à Rome se ferme, sur le tarmac de l'Aéroport international de Beyrouth, après de dernières poignées de main avec les responsables politiques et religieux présents à la cérémonie d'adieu.
Léon XIV, de l'AIB : Je pense à toutes ces régions que je n'ai pas pu visiter, notamment le Sud qui vit dans l'instabilité
À son tour, le pape Léon XIV a souligné que les départs sont souvent plus difficiles que les arrivées. « En quittant cette terre, je vous garde dans mon cœur. Nous continuerons à œuvrer ensemble pour la paix, non seulement au Liban mais dans tout le Moyen-Orient », a-t-il dit. Il a affirmé sa « reconnaissance pour ces jours passés » au Liban « heureux d'avoir pu réaliser la volonté de mon prédécesseur le pape François qui aurait aimé être là ».
« J'ai vu la dévotion de votre peuple à la Vierge, chrétiens et musulmans, j'ai prié pour Saint Charbel et ai été très ému par ma visite au port de Beyrouth, je prends avec moi la peine des familles de victimes de l’explosion et insiste sur l’importance de faire la vérité » sur ce drame, a assuré le pape Léon.
Aux Libanais, il a dit : « Vous êtes aussi forts que les cèdres de vos montagnes. » Il a dit regretter de n’avoir pas pu visiter toutes les autres régions libanaises, notamment le Liban-Sud qui continue de vivre dans l'instabilité. « Que cessent les attaques et les hostilités », a lancé le chef de l'Eglise catholique. « Les armes tuent, tandis que la négociation, la médiation et le dialogue construisent. Choisissons tous la paix comme chemin (...), a-t-il ajouté. Œuvrons ensemble pour que cela devienne une réalité ».
Pour conclure, il a repris les mots du défunt pape, le saint Jean-Paul II sur le Liban, qui « est plus qu'un pays, c'est un message ».
Aoun au pape : Nous avons perçu votre volonté de voir ce pays rester un havre de réconciliation et de paix
Assis aux côtés du pape lors de cette cérémonie d'adieu, face aux personnalités présentes, Joseph Aoun a affirmé :« Cette visite marquera la mémoire du Liban et de son peuple. Vous avez exprimé un message d'espoir et de paix. Vous êtes venus au Liban avec un message de paix et de réconciliation, et avez assuré que ce petit pays reste un exemple d'unité et de coexistence. Nous avons perçu votre volonté de voir ce pays rester un havre de réconciliation et de paix. Je vous dis que votre message a été bien reçu et que nous continuerons à rechercher la paix. Nous espérons que nous resterons dans vos prières, parce que ce peuple croyant mérite la vie et la paix. »
Cérémonie d'adieu pour le pape à l'AIB, en présence de Joseph Aoun
Le pape est arrivé à l'aéroport de Beyrouth où a lieu une cérémonie officielle à l'occasion de la fin de sa visite de trois jours au Liban. Cette cérémonie d'adieu se tient en présence du président libanais, Joseph Aoun, du président du Parlement, Nabih Berry, du Premier ministre, Nawaf Salam, et de nombreux dignitaires religieux. Une fanfare militaire joue les hymnes du Vatican et du Liban.
Le convoi du pape Léon XIV est en route pour l'aéroport de Beyrouth, où une cérémonie d'adieu sera organisée avant son départ pour Rome.
Zeina, sur la route de l'aéroport, veut transmettre au pape un « message interreligeux de coexistence »
Sur la route de l'aéroport également, Zeina Harb, 33 ans, explique à L'Orient-Le Jour qu'elle arrivée il y a trois jours de Baalbeck (Békaa-nord) et a séjourné chez des proches à Baabda (est de Beyrouth) afin de participer aux événements organisés pour la visite du pape, car il s'agit d'un « événement unique dans la vie, que toute personne, quelle que soit son origine, ne devrait pas manquer. » « Je suis née à Baalbeck, j'ai grandi à Bourj el-Barajné et j'ai joué au basket à Aïn al-Remmané. C'est le message interreligieux de coexistence que nous voulons transmettre au pape... Lui et nous sommes un, son message de paix est notre espoir », assure-t-elle à notre journaliste.
Sur la route de l'aéroport, une mère espère que la visite papale « aidera a la protection du Liban »
Photo Tasnim Chaaban / L'Orient-Le Jour
Sur la route de l'aéroport, une mère et ses trois enfants, Serge et Serena, Souad, attendent le passage du convoi. La mère de famille, espère « que ce voyage aidera a la protection du Liban », soulignant que le petit groupe qui attend le convoi est composée de personnes de différentes communautés.
Un père de famille après la messe : « J'ai l'impression d'avoir été transporté dans un autre univers »
Photo Yara Sarkis / L'Orient-Le Jour
Dans le centre-ville, après la fin de la messe, les fidèles se dirigent vers les bus qui doivent les ramener aux parkings en périphérie de Beyrouth, alors que certains rentrent chez eux à pied.
Un père avance en tenant la poussette dans laquelle est assise sa petite fille. « C'est un sentiment indescriptible. C'est rare de vivre quelque chose comme ça, avec tous ces gens et la présence du pape », confie-t-il à notre journaliste. Il dit avoir été envahi par « une très belle énergie. Ces sentiments, ces émotions... c'est tellement beau. J'ai l'impression d'avoir été transporté dans un autre univers. »
« L’expérience était très belle, ça n’arrive qu’une fois dans la vie », lancent trois jeunes hommes venus du Batroun. « Le plus beau moment, c’est quand il s’est approché de nous », ajoutent-ils. « Son visage et son sourire m’apaisent », confie l’un d’eux.
Le père Abou Elias Eddo, originaire de Baraachite, à Nabatiyé (Sud) : « Les sentiments que nous avons ressentis sont indescriptibles. Quand le chef de l'Église catholique vient au Liban avec une telle humilité et une telle foi... Nous parlons de Sa Sainteté ! Nous avons traversé tant d'épreuves. Il a réussi à toucher nos cœurs, à rapprocher le peuple libanais. Il nous a donné beaucoup d'espoir, à nous chrétiens, en nous rappelant le sens de notre foi. » Pour lui, la date même de la visite est significative, juste avant Noël, pour bénir la naissance de Jésus.
Près de l'entrée de l'aéroport, un petit groupe attend le passage du pape
Pamela Sfeir, 33 ans, mère de quatre enfants, est venue du Kesrouan pour apercevoir le pape, au niveau de l'entrée de l'aéroport. « Je suis là parce que mes enfants ont demandé à voir le pape. Ils m'ont dit qu'ils voulaient le voir en personne, pas seulement à la télévision. Nous allons essayer d'attendre un peu plus loin », a-t-elle déclaré à notre journaliste, précisant avoir été refoulée lorsqu'elle avait voulu se placer sur une autre portion de la route.
Elle ajoute : « La visite était merveilleuse, tout était merveilleux, mais ce que j'ai le plus aimé, c'est la rencontre avec les jeunes. Je pense que cette rencontre était très importante, tout comme ce qui y a été dit et les promesses faites par les jeunes. Ils sont l'âme du pays. J'espère que cette visite apportera un peu de paix au Liban. » Pendant qu'ils attendent le passage du convoi du pape, ses enfants regardent un hélicoptère de l'armée. « Ouah, c'est pour le pape ! », s'écrie une fillette de 6 ans. Son frère de 4 ans saute de joie en disant : « J'ai hâte de le voir ! »
L’atmosphère pendant la célébration était « très pieuse et très sincère »
Une mère, tenant ses deux enfants par la main et portant autour du cou un foulard blanc à l’effigie du pape, considère, à la fin de la messe, que l’événement était « très bien organisé ». « Il y avait même des bus qui nous ont emmené dès le départ. La disposition des places était parfaite, les bouteilles d’eau étaient disponibles, tout était excellent », raconte-t-elle à notre journaliste. Elle dit avoir ressenti que l’atmosphère pendant la célébration était « très pieuse et très sincère ».
Venu de Baabda, Elie retient surtout « une impression très positive » de la journée. « C’était très beau. On a été très ému en voyant le pape prier au port de Beyrouth car on suivait la scène sur le grand écran sur le front de mer », dit-il à notre journaliste. Il souligne aussi la disponibilité de Léon XIV qui a « donné beaucoup de son temps ! »
Léon XIV : Je demande à la communauté internationale de n'épargner aucun effort pour encourager les processus de la paix
Léon XIV : « Il est temps de changer de voie, il y a trop de souffrances en Orient, il est temps d'éduquer les esprits à la paix. Je prie pour la paix et pour ce cher le Liban et je demande à la communauté internationale de n'épargner aucun effort pour encourager les processus de la paix et que tous les responsables politiques écoutent vos appels à la paix. Et pour les chrétiens du Levant, je vous le répète : ayez du courage ! Toute l'Eglise vous regarde avec admiration »
Pour Pamela, scoute venue d'Alep, « le pape est venu pour tout le Moyen-Orient, y compris la Syrie »
Une dizaine de scouts syriens, d’une vingtaine d’années, faisant partie du groupe « Fursan al-Mahabba » (les chevaliers de l’amour), venus d’Alep, ont passé la nuit au couvent de Deir Emm Allah à Achkout (Kesrouan) avant de rejoindre le front de mer de Beyrouth pour participer à la grande messe célébrée par le pape. Ils sont arrivés au Liban en bus, faisant partie d’un convoi de 300 personnes venues de Syrie, accompagnées du père Makarios Kalloume. La veille, ils s’étaient rendus à Bkerké, siège du patriarcat maronite, pour participer à la rencontre de la jeunesse avec le Saint Père.
A leur sortie de la messe, ils affirment à notre journaliste que c’est la première fois qu’ils assistent « à un événement de cette ampleur ». Ils disent avoir pu rencontrer d’autres groupes de scouts venus de tout le Liban.
Pour Paméla, 23 ans, la visite du pape dépasse les frontières du Liban. « Le pape est venu pour tout le Moyen-Orient y compris la Syrie, pas seulement pour le Liban. C’est la première fois qu’on ressent une telle ferveur. On s’est sentis tous unis. C’était tellement beau ! », s’exclame-t-elle.
Raï au pape : « Vous nous rappelez que notre mission est de construire des ponts »
Le patriarche maronite Béchara Raï remercie le pape Léon XIV pour sa visite et la messe et se dit « honoré au nom des évêques catholiques et de la communauté religieuse catholique d'exprimer notre joie et reconnaissance de votre présence parmi nous. » La visite papale « renforce notre détermination à œuvrer pour la paix », ajoute-t-il. Vous nous rappelez avec force que notre mission en ces temps difficiles est de construire des ponts. » « Merci pour ce que vous êtes, pour votre bénédiction, votre amour et votre proximité paternelle », a également dit le patriarche.
Le pape Léon à la fin de la grand messe à Beyrouth : Soyez des artisans de la paix, des témoins de la paix
Le pape Léon a de son côté réitéré avoir voulu « venir comme comme pèlerin d'espoir en ce Moyen-Orient marqué par la guerre et les souffrances. » « Chers chrétiens du Levant, je vous invite à regarder vers le ciel pour voir le Seigneur qui arrive. Soyez des artisans de la paix, des héraults de la paix, des témoins de la paix », a-t-il exhorté.
« Inchallah qu'il y ait la paix », affirme à L'OLJ un fidèle pendant la communion
Photo Caroline Hayek / L'Orient-Le Jour
Pendant la communion, Habib Mouawad, qui est venue de Hadath (Mont-Liban) avec sa paroisse, affirme avoir « prié pour la paix ». « Inchallah, inchallah qu'il y ait la paix », dit l'homme, qui assiste à sa troisième messe papale au Liban, à notre journaliste sur place, alors que beaucoup craignent une escalade israélienne sur le pays après le départ du pape.
Photo Emilie Sueur / L'Orient-Le Jour
En image : une femme lisant les textes de la messe, dans la foule sur l'esplanade du Beirut Waterfront.
Les dizaines de milliers de personnes présentes à la messe à Beyrouth prennent la communion, distribuée par des prêtres et religieux.
En image : Léon XIV pendant la messe à Beyrouth
Photo Emilie Sueur / L'Orient-Le Jour
Le pape Léon XIV bénit le pain et le vin de la communion, pendant la grand messe dans le centre ville de Beyrouth.
Environ 150 000 personnes présentes à la messe
Le service de presse du Vatican, citant le chiffre communiqué par les autorités locales, annonce qu’environ 150.000 personnes sont réunies pour la messe en plein air présidée par le pape Léon XIV.
Des hommes et des femmes se succèdent pour la lecture des intentions
Des centaines de prêtres s'apprêtent à donner la communion aux fidèles, escortés par des scouts, alors que des passages des Saintes Ecritures sont lues par des hommes et des femmes en différentes langues, avant la lecture des intentions.
Léon XIV : « Liban, relève-toi ! Sois une prophétie de paix pour tout le Levant ! »
Photo Emilie Sueur / L'Orient-Le Jour
« Tel est le rêve qui vous est confié, c’est ce que le Dieu de la paix met entre vos mains : Liban, relève-toi ! Sois une maison de justice et de fraternité ! Sois une prophétie de paix pour tout le Levant ! », a lancé le Saint Père.
Le pape Léon XIV a enfin dit rendre grâce au Seigneur « pour m’avoir permis de partager ces journées avec vous, tout en portant dans mon cœur vos souffrances et vos espérances ». « Je prie pour vous, afin que cette terre du Levant soit toujours éclairée par la foi en Jésus-Christ, soleil de justice, et que grâce à Lui, elle garde l’espérance qui ne passe pas », a-t-il dit, concluant son homélie.
Léon XIV dans son homélie : « Nous devons unir nos efforts pour que cette terre retrouve sa splendeur »
Mais la gratitude, selon le Saint Père, « ne doit pas être une consolation intimiste et illusoire », elle doit « nous conduire à la transformation du cœur, à la conversion de la vie, à considérer que c’est précisément dans la lumière de la foi, dans la promesse de l’espérance et dans la joie de la charité que Dieu a pensé notre vie ». Il a appelé « à ne pas (se) décourager, à ne pas céder à la logique de la violence et à l’idolâtrie de l’argent, à ne pas nous résigner face au mal qui se répand ».
« Chacun doit faire sa part et nous devons tous unir nos efforts pour que cette terre retrouve sa splendeur », a insisté le pape. Et d’ajouter : « Nous n’avons qu’un seul moyen de le faire : désarmons nos cœurs, faisons tomber les armures de nos fermetures ethniques et politiques, ouvrons nos confessions religieuses à la rencontre réciproque, réveillons au plus profond de nous-mêmes le rêve d’un Liban uni, où triomphent la paix et la justice, où tous puissent se reconnaître frères et sœurs. »
Léon appelle à « trouver les petites lumières qui brillent au cœur de la nuit »
« La Parole du Seigneur, cependant, nous invite à trouver les petites lumières qui brillent au cœur de la nuit, pour nous ouvrir à la gratitude et pour nous inciter à nous engager ensemble en faveur de cette terre », a ajouté le pape dans son homélie.
Léon XIV : La beauté du Liban est assombrie par la pauvreté, la crise économique, la violence et les conflits
Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
Le pape Léon a dit « contempler la beauté du Liban chantée dans les Ecritures ». « Mais en même temps, cette beauté est assombrie par la pauvreté et les souffrances, par les blessures qui ont marqué votre histoire (…) elle est assombrie par les nombreux problèmes qui vous affligent, par un contexte politique fragile et souvent instable, par la crise économique dramatique qui vous oppresse, par la violence et les conflits qui ont réveillé d’anciennes peurs », a-t-il ajouté. Il a dit craindre que « la gratitude cède facilement la place au désenchantement, le chant de louange ne trouve pas sa place dans la désolation du cœur, la source de l’espérance est asséchée par l’incertitude et la désorientation ».
Léon XIV : Les Libanais sont « les destinataires d’une beauté rare dont le Seigneur a enrichi votre terre »
« Au terme de ces journées intenses que nous avons partagées dans la joie, nous rendons grâce au Seigneur pour les nombreux dons de sa bonté, pour la manière dont Il se rend présent au milieu de nous, pour la Parole qu’Il nous offre en abondance et pour ce qu’Il nous a donné de vivre ensemble », a dit le Saint Père au cours de son homélie.
Il a invité le peuple libanais « à cultiver toujours des attitudes de louange et de gratitude », étant « les destinataires d’une beauté rare dont le Seigneur a enrichi votre terre » et qui, en même temps, sont « les spectateurs et les victimes de la manière dont le mal, sous de multiples formes, peut obscurcir cette magnificence ».
En image : Léon XIV donne une messe devant 120 000 personnes à Beyrouth
Photo Emilie Sueur / L'Orient-Le Jour
Le pape donne actuellement une messe devant près de 120 000 personnes, selon les télés, sur le front de mer de Beyrouth.
Selon notre journaliste sur place, l'ambiance dans le public est solennelle et calme. Le public se conforme relativement bien aux instructions données à leur arrivée, à part certains jeunes qui circulent dans les passages.
Les Eglises orientales sont un trésor pour l'Eglise universelle, lance le patriarche Absi
Le patriarche melkite-catholique Youssef Absi ouvre la messe : « La multitude qui vous salue et prie avec vous sont les fils et les filles des Églises Orientales, si chères à votre cœur. Vous leur avez déjà exprimé votre estime à leur égard, ainsi que la volonté et l’obligation de les préserver et de les soutenir, car elles sont un trésor pour l’Église Universelle. »
« Votre présence en cette période critique porte en elle un éloquent message d’espérance, qui exprime la proximité du Siège Apostolique avec les Libanais, et avec tous les peuples de la région », a poursuivi le patriarche, se disant confiant que le Saint Père poursuivra ses efforts assidus « joints à la prière, afin que Dieu nous accorde la paix, et que nos enfants restent inébranlables sur leur terre et dans leur mission, phares du vivre-ensemble ».
« C'est historique » de voir le pape, lance un adolescent
Photo Caroline Hayek / L'Orient-Le Jour
Georges Matar, 15 ans, est présent à la messe. « C’est historique de voir le pape », lance-t-il à notre journaliste Caroline Hayek. « Je veux juste la paix pour mon pays. Je ne le quitterai jamais quoiqu’il arrive », ajoute le jeune garçon venu du sud de Beyrouth. Il dit être venu dans la capitale avec les élèves des classes de seconde, première et terminale de l'école des saints cœurs de Baouchriyé.
Le pape Léon XIV sur scène, entouré de religieux de différentes communautés chrétiennes libanaises, dont Raï
Pendant un chant religieux entonné par Abir Nehmé, le pape Léon XIV arrive sur scène, précédé par des membres du clergé de plusieurs communautés, parmi lesquels le patriarche maronite Béchara Raï.
Léon XIV est arrivé sur l'esplanade pour la grand messe et salue les fidèles depuis sa papamobile
Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Le pape Léon XIV est arrivé sur le front de mer de Beyrouth, où commencera sous peu la messe, et circule en papamobile entre les rangées de fidèles qui agitent leurs drapeaux libanais. Il salue la foule au passage.
Parterre de personnalités politiques pour la messe papale
Le pape Léon XIV a quitté le port a l'instant pour se diriger au lieu de la messe au front de mer de Beyrouth. Le président Joseph Aoun, le président de la Chambre, Nabih Berry, et de nombreuses personnalités politiques sont assises sur les premiers rangs, notamment les chef des Marada Sleiman Frangié, du Courant patriotique libre Gebran Bassil et du parti Kataëb Samy Gemayl, la députée Sethrida Geagea ou encore le leader druze Walid Joumblatt.
Des milliers de fidèles ont également pris place sur les chaises installées sur l'esplanade, noire de monde.
Sur le front de mer de Beyrouth, avant la messe : « C'est la chance d'une vie »
Les fidèles attendent le pape avec une grande ferveur sur le site au front de mer, ils arrivent de partout, reprenant à tue-tête des chants religieux, rapporte notre journaliste Caroline Hayek. Les scouts sont également la en grand nombre pour servir la messe. Parlant du président libanais, l'un d'entre eux lâche : « C’est fou on l’aime autant que le pape ». De jeunes filles volontaires scouts attendent fébrilement de pouvoir toucher le pape. « C’est la chance d’une vie. Il passera entre le peuple nous bénir », dit l’une d’entre elles.
Léon XIV s'entretient avec les familles des victimes du 4-Aout, en larmes
Le pape s'est entretenu avec des représentants des familles des victimes du 4-Août, qui se tiennent dans l'enceinte du port. Leur adressant quelques mots, il serre des mains et enlace certains d'entre eux, en larmes. Parmi eux se tient la ministre des Affaires sociales, Hanine el-Sayed, qui a perdu sa mère dans la déflagration.
Prière silencieuse du pape Léon XIV en mémoire des victimes de la double explosion au port de Beyrouth
Le convoi du pape Léon XIV est arrivé au port de Beyrouth, et le souverain pontife, après avoir été accueilli sur place par le Premier ministre Nawaf Salam, se recueille devant un monument en mémoire des victimes de la double explosion du 4 août 2020. Derrière lui, des membres des familles des victimes tiennent des portraits de leurs proches décédés.
Après avoir allumé une bougie, il bénit les lieux.
Des familles de victimes du 4-Août présentes au port de Beyrouth
À l’entrée du port, la zone est fermée et déserte. Les civils ont été interdits d'accès depuis plusieurs heures. Des familles des victimes du 4 août 2020 ont été autorisées à l’intérieur pour la prière, et elles sont arrivées sur place en bus avec les forces de sécurité il y a plusieurs heures.
En route pour la messe, une mère de famille dit espérer que la visite papale « contribue à calmer les tensions »
Photo Tasnim Chaaban / L'Orient-Le Jour
En route pour la messe, une femme entourée de sa famille dit espérer que la visite du pape « portera ses fruits ». « C’est un symbole de paix. Pour moi, sa visite a une portée spirituelle et politique», explique-t-elle et elle devrait « finir par faire réfléchir » les responsables politiques. « Cela pourrait apaiser les esprits, faire réfléchir les chefs de milices... et quelque part contribuer à calmer les tensions », souhaite-t-elle.
Près de l'entrée du port, une sexagénaire attend « le meilleur des papes »
Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
Dans les alentours du port, Almaza Eid Est venue de Bécharré, au Liban-Nord. C'est un grand jour pour elle et elle ne se défait pas de son sourir. Pour accueillir « le plus grand et le meilleur des papes » elle est venue avec des pétales de fleurs à jeter sur le convoi.
Léon XIV s'entretient avec des patients de l'hôpital
Avant de quitter l'hôpital, le pape s'est entretenu, en l'absence de la presse, avec des patients. Il a ensuite pris la la route pour se rendre au port de Beyrouth ou il devrait prononcer une « prière silencieuse ».
Le Premier ministre Nawaf Salam et son épouse sont d'ailleurs arrivés au port pour accompagner la prière, tout comme la ministre des Affaires sociales Hanine el-Sayed. Cette dernière, visiblement émue, explique à la LBCI qu'elle a perdu sa mère et a elle-même été blessée dans la double explosion du 4 aout 2020.
« We love you », scande l'audience au pape, avant sa sortie de l'hôpital
Le pape Léon XIV bénit l'audience et reçoit, des mains de la supérieure de l'ordre, une icône de père Yacoub ainsi qu'un écusson brodé par une des religieuses. « BabaLaoun, we love you ! », scandent des personnes dans le public lors de la sortie du pape, qui serrent des mains sur son passage.
Léon XIV aux patients : Dieu notre Père vous porte dans le creux de ses mains
Aux malades, le pape Leon XIV dit : « Chers frères et sœurs qui êtes marqués par la maladie, je voudrais seulement vous rappeler que vous êtes dans le cœur de Dieu notre Père. Il vous porte dans le creux de ses mains (…) Aujourd’hui, le Seigneur répète à chacun d’entre vous : je t’aime, tu es mon enfant ! Ne l’oubliez jamais ! »
Léon XIV appelle les soignants et le personnel de l'hôpital à « ne pas perdre la joie » de leur mission
Photo SOLARO / AFP
Le pape Léon dit aux soignants et au personnel de l'hôpital comprendre « la fatigue ou le découragement (qui) peuvent survenir, surtout en raison des conditions de travail dans lesquelles vous vous trouvez, qui ne sont pas toujours favorables », les invitant « à ne pas perdre la joie de cette mission » et à « toujours garder à l’esprit le bien que vous avez la possibilité de réaliser ».
« Ce qui se vit en ce lieu est une exhortation pour tous, pour votre terre, mais aussi pour l’humanité tout entière : nous ne pouvons pas oublier les plus fragiles, nous ne pouvons pas imaginer une société qui court à toute vitesse en s’accrochant aux faux mythes de bien-être, et en ignorant les nombreuses situations de pauvreté et de fragilité », a également déclaré le pape Léon XIV. « En particulier, nous chrétiens, qui sommes l’Église du Seigneur Jésus, sommes appelés à prendre soin des pauvres. »
Léon XIV : Vous êtes dans mon cœur et dans mes prières
Léon XIV aux patients, personnel soignant et administratif de l'hôpital : « Je voudrais tout d’abord vous saluer avec affection et vous assurer que vous êtes dans mon cœur et dans mes prières. »
Il a encore rendu hommage « au bienheureux Père Jacques, abouna Yaacoub, apôtre infatigable de la charité dont nous rappelons la sainteté de vie, qui s’est manifestée en particulier dans son amour envers les plus pauvres et les plus souffrants », ainsi qu’aux Sœurs Franciscaines de la Croix, qu’il a fondé et qui poursuivent son œuvre.
« Sabah el-Kheir », lance Léon XIV aux patients et au personnel de l'hôpital
« Sabah el-Kheir », Bonjour, lance Léon XIV en arabe au début de son discours, avant d'enchaîner en français.
Une patiente de l'hôpital à Léon XIV : « Votre visite est une lumière dans notre vie »
Une patiente s'adresse au pape : « Votre visite est une lumière dans notre vie, nous espérons que ce lieu plein de joie et d'amour sera connu dans le monde entier. »
« Cet hôpital accueille ceux qui ont été oubliés par tout le monde, votre visite leur rappelle qu'ils sont aimés de Dieu »
La supérieure de l'ordre, sœur Marie Makhlouf lui souhaite la bienvenue à Léon XIV, et est obligée d'interrompre son discours sous le coup de l'émotion. « Cet hôpital accueille ceux qui ont été oubliés par tout le monde, votre visite leur rappelle qu'ils sont aimés de Dieu », affirme-t-elle, la voix tremblante. « Vous leur dites aujourd'hui qu'ils ne sont pas un fardeau pour la société mais un trésor pour l'Eglise. »
« Notre mission est un miracle quotidien comme le savent tous ceux qui en connaissent la réalité, dit-elle en pleurant. Comment persévérer sans soutien ? Malgré tout, nous ouvrons toujours plus grand nos portes, c'est le grand miracle du père Yaacoub, nous vivons du peu qui nous vient sans avoir besoin de rien ». « Nous vivons pour l'instant où Abouna Yacoub sera enfin canonisé afin qu'il soit un exemple d'aide aux pauvres »
Père Yaacoub, ou Jacques de Ghazir, est un capucin libanais fondateur des Franciscaines de la Croix du Liban et reconnu bienheureux par l'Église catholique.
À l'hôpital de la Croix : « Ahla w sahla », lancent patients et personnel au pape
Le pape Leon XIV vient d'entrer dans une salle de l'hôpital que les Sœurs de la Croix ont rebaptisée en son nom, il salue les religieuses et les malades, en présence de la Première dame Neemat Aoun, qui était arrivée peu avant.
Un chœur formé de malades de l'institution entonne un chant qui a été composé à l'occasion de la visite du pape à l'hôpital. Les patients, assis aux premiers rangs dans la salle, accueillent le pape avec des applaudissements et des youyous, agitant des drapeaux libanais et du Vatican, le pape apparait très ému de cet accueil. « Ahla w Sahla » lui lancent des personnes assises dans le public
En image : les fidèles se rendent à pied au « Beirut Waterfront »
Photo Yara Sarkis / L'Orient-Le Jour
Des centaines de personnes en route vers le front de mer de Beyrouth pour la grand messe.
« Seuls les drapeaux du Liban et du Vatican autorisés à la messe », rappelle une organisatrice
Dans un bus parti du Forum de Beyrouth, où se rassemblent les fidèles venus du nord du Liban, Rouba, une organisatrice, annonce que ceux qui ne sont pas encore inscrits pour participer à la messe peuvent toujours le faire. Elle rappelle également les instructions : « Seuls les drapeaux du Vatican et du Liban sont autorisés. Et interdiction de fumer et manger pendant la messe. »
La foule afflue également vers le port de Beyrouth, où le pape est attendu à 9h30
Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
Sur l’autoroute a l’entrée du port, les forces de sécurité et les voitures militaires sont mobilisée depuis 3h30 du matin. « Quand il y a une session parlementaire on vient trois heures à l’avance. Que serait-ce pour les Pape ! » lâche un gendarme à notre journaliste Stéphanie Khouri. Sur la route, les bus de fidèles défilent face au silo éventré.
Sabah est venue avec sa petite fille, Ilona, du quartier voisin d'Achrafieh. « Nous venons accueillir sa Sainteté. Sa présence unifie les chrétiens et le Liban tout entier », souligne la septuagénaire. « En espérant qu’il ouvre la voie à la paix »
Léon XIV accueilli par la mère supérieure des Sœurs de la Croix
Le pape est accueilli par la mère supérieure des Sœurs de la Croix et entre avec elle dans le bâtiment de l'hôpital, accompagné du nonce apostolique Paolo Borgia.
Léon XIV est arrivé à l'hôpital de la Croix à Jal el-Dib
Sur le chemin pour arriver à l'hôpital de la Croix, des centaines de personnes étaient également massées pour voir passer le convoi du pape, qui vient d'arriver devant l'établissement.
« On n'allait pas rater un événement pareil », lancent deux jeunes de 19 ans
Charbel, Yorgo et Marc, 19 ans, sont venus de Mansourieh. C’est la première fois qu’ils verront le pape. Eux aussi se sont réveillés à 5 h du matin. « Nous voulons le voir, c’est une bénédiction. Pour nous, il représente Jésus », expliquent-ils à notre journaliste au marché du dimanche cette ferveur « rassemble toutes les communautés ». « On n’allait pas rater un événement pareil ! »
Sur place, des centaines de personnes attendent leur tour pour monter dans le bus et craignent de rater la messe. D'autres veulent se rendre à pied.
Une femme sur les lieux, au contraire, relativise la situation. Pour elle, il est normal qu’autant de personnes attendent leur tour. Elle se souvient de la messe lors de la visite de Jean-Paul II, en 1998, lorsque « l’embouteillage était fou » et que « tout le monde partait en voiture ». Pour elle l’initiative des bus constitue « une bonne solution ».
À l'hippodrome de Beyrouth, une jeune femme affirme : « Il n'y a pas que la vie nocturne, il faut revenir à la foi »
Dans un des autres points de rassemblement à l’Hippodrome de Beyrouth des fidèles, des religieuses, des enfants et des familles attendaient également déjà leur tour pour monter dans les bus dès 7h.
« Le Liban a besoin de ce genre d’événement, parce qu’il n’y a pas que la vie nocturne ou toutes les scènes négatives que nous avons vécues ces derniers jours. Nous devons revenir à la foi, nous devons nous souvenir du Christ », confie Marie Joe Roumieh à notre journaliste Tasnim Chaaban. La vingtenaire ajoute qu’elle a adoré que le pape se rende à Annaya, une étape qu'elle a considérée comme très importante.
« Il y a plus d'un milliard de chrétiens dans le monde, mais le pape est venu chez nous en premier »
Devant le marché du dimanche, à l'intersection entre Achrafieh et Sin el-Fil, les fidèles sont arrivés dès 7h pour grimper à bord des bus, venus de plusieurs localités du Metn. Sur le bord de la route, des scouts de l'école du Sacré Coeur de Gemmayzé guident les gens et organisent leur répartition dans les navettes, selon notre journaliste sur place, Yara Sarkis. Ces jeunes, qui font partie de l'organisation, se sont réveillés à 2h du matin, après la rencontre de la veille à Bkerké entre le pape et la jeunesse, pour aider à la logistique, raconte l'un d'eux, Alex Younès, âgé d'une petite vingtaine d'années.
Également réveillés aux aurores, des soldats libanais surveillent le bon déroulement des transports, avec des policiers et des secouristes de la Croix rouge libanaise.
Pour Johnny, un religieux qui attend ses paroissiens qui doivent arriver de Jouret el-Ballout, dans le Metn, la grand messe a un côté « politique », elle vise à montrer « qu'en tant que chrétiens, nous sommes présents. » Mais elle a également pour objectif de montrer que l'Eglise « veille toujours sur nous. » « Il y a plus d'un milliard de chrétiens dans le monde, mais le pape est venu chez nous en premier », lance-t-il avec fierté. Selon des statistiques datant de 2020, le christianisme rassemble plus de 2,6 milliards de croyants.
Les fidèles commencent à affluer en prévision de la messe à Beyrouth
Photo Emilie Sueur / L'Orient-Le Jour
Pendant ce temps, des dizaines de bus font la navette entre les différents points de rassemblement prévus dans la périphérie de Beyrouth, afin d'amener les fidèles sur le lieu de la messe, prévue à 9h30, sur le front de mer de Beyrouth.
Sur place, une grande scène a été installée, face à des chaises à perte de vue. Drapeaux libanais et du Vatican sont déjà brandis par les personnes déjà présentes. Sur le podium, le slogan de la visite « Bienheureux les artisans de la paix », est entouré, sur fond blanc, du mot « paix » écrit dans différentes langues.
Le pape est en route pour l'hôpital de la Croix à Jal el-Dib
Le convoi de Léon XIV est parti de Harissa, où il a logé à la nonciature apostolique pendant son séjour, pour l'hôpital psychiatrique de la Croix à Jal el-Dib, où il est attendu à 8h30.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de cette troisième et dernière journée de la visite du pape Léon XIV au Liban.
Au programme de ce mardi, avant le retour du souverain pontife pour Rome : une visite à l'hôpital psychiatrique de la Croix, une prière silencieuse au port de Beyrouth, encore meurtri par la double explosion du 4 août 2020, et enfin la grand messe sur le front de mer, à laquelle sont attendu des centaines de milliers de personnes.
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