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Économie - Conférence

Beirut One ferme ses portes dans une atmosphère enthousiaste, mais sans promesses concrètes

Lors de la conférence, le Premier ministre a notamment annoncé la nomination prochaine d’un nouveau conseil d’administration pour IDAL « dans les semaines à venir ».

Beirut One ferme ses portes dans une atmosphère enthousiaste, mais sans promesses concrètes

Le ministre de l'Économie, Amer Bsat (à gauche), le Premier ministre Nawaf Salam (au centre), et le président du Conseil économique, social et environnemental, Charles Arbid (à droite). Photo fournie par Beirut One

« Le Liban avait longtemps été coupé de son environnement arabe naturel », a déclaré le Premier ministre Nawaf Salam lors du discours de clôture, estimant que la présence de délégations arabes à Beirut One marque « le début d’un changement » et ouvre la voie au retour du pays dans son espace régional. C’est dans cet élan d’enthousiasme que la conférence Beirut One, organisée par le ministère de l’Économie et du Commerce en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental, s’est achevée mercredi après avoir réuni pendant deux jours un large public de responsables, d’investisseurs et d’acteurs économiques.

Les tables rondes se sont poursuivies tout au long de la journée, abordant des thèmes allant des infrastructures et des grands travaux publics aux investissements dans les télécommunications, le tourisme, les start-up technologiques et l’industrie.

Mais le moment marquant de la journée a eu lieu lors de la séance de clôture, où le ministre de l’Économie Amer Bsat et le président du Conseil économique et social, Charles Arbid, ont rejoint le Premier ministre Nawaf Salam pour un dialogue ouvert avec le public.

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Lors de la discussion de clôture, M.Bsat a indiqué que le gouvernement avait présenté pour 7,5 milliards de dollars de projets dans divers secteurs au cours des sessions de la conférence.

Il a également cité une enquête menée par le Lebanese Private Sector Network – un groupe de chefs d’entreprise participant à l’événement – selon laquelle 160 sociétés avaient exprimé un intérêt pour des investissements potentiels totalisant 2,5 milliards de dollars au Liban, sans toutefois fournir une répartition sectorielle détaillée. « Cela montre qu’il existe un intérêt de la part des investisseurs et que les progrès en cours commencent à se traduire par une certaine forme d’espoir », a noté M. Bsat.

« Les participants à l’enquête, en particulier 30 entreprises, ont indiqué qu’ils voyaient un potentiel d’investissement allant jusqu’à un milliard de dollars dans les technologies numériques, bien qu’ils n’aient pas précisé les projets », a précisé à L’Orient-Le Jour le ministre d’État chargé de la Technologie et de l’Intelligence artificielle, Kamal Shehadi. « Ce type d’enquête n’est pas représentatif d’un véritable intérêt des investisseurs, car il ne s’agit d’aucun engagement. Les répondants sont libres de dire “oui” sans aucune obligation de donner suite. Ils n’ont aucune raison de dire “non”. Les protocoles d’accord (MOU) ou pomesses publiques sont généralement la manière dont les investisseurs expriment leur intérêt », explique toutefois l'expert financier Mike Azar. M.Bsat avait initialement déclaré, le 21 octobre, que la conférence verrait la signature de protocoles d’accord, mais il est revenu sur ces propos dans les jours précédant le rassemblement, affirmant finalement qu’aucun protocole d’accord n’était attendu à ce stade.

Des réformes encore en chantier

De fait, les participants semblent quasi unanimes pour considérer que la sécurité, la stabilité et les réformes constituaient les trois conditions essentielles pour ramener l’investissement au Liban. Message reçu : « Le Liban a besoin de davantage de réformes. Nous avons entamé le processus, mais nous avons encore un long chemin à parcourir pour finaliser les mesures nécessaires », a reconnu Nawaf Salam. « Au bout du compte, tout repose sur la sécurité », a-t-il encore insisté, avant de mentionner « la présence de groupes armés et d’armes non étatiques » comme l’un des principaux défis restant à surmonter.

Quant aux restes des réformes envisagées – et qui concernent des secteurs aussi divers que l’électricité, les télécommunications, l’aviation civile et les institutions publiques », elles restent indissociables des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI). « Un accord avec le FMI est essentiel non seulement pour la crédibilité, mais surtout pour rétablir la confiance », a ainsi martelé le Premier ministre, alors que le fonds a encore manifesté plusieurs réserves sur des textes adoptés ou en cours d’adoption. C’est notamment le cas du projet de loi sur la résolution du “trou financier” et la restitution des dépôts, qui reste en cours d’élaboration depuis plusieurs mois, notamment en raison de ces divergences. À ce sujet, M.Salam a indiqué que des avancées tangibles pourraient émerger « dans les semaines à venir ». Il a également annoncé que le gouvernement était en train de former un nouveau conseil d’administration pour l’IDAL, l’Agence de développement des investissements au Liban. L’objectif, a-t-il dit, est de réactiver l’institution « dans les semaines à venir ».

« Le Liban avait longtemps été coupé de son environnement arabe naturel », a déclaré le Premier ministre Nawaf Salam lors du discours de clôture, estimant que la présence de délégations arabes à Beirut One marque « le début d’un changement » et ouvre la voie au retour du pays dans son espace régional. C’est dans cet élan d’enthousiasme que la conférence Beirut One, organisée par le ministère de l’Économie et du Commerce en partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental, s’est achevée mercredi après avoir réuni pendant deux jours un large public de responsables, d’investisseurs et d’acteurs économiques.Les tables rondes se sont poursuivies tout au long de la journée, abordant des thèmes allant des infrastructures et des grands travaux publics aux investissements dans les...
commentaires (4)

On leur dit et leur répète, tant que le Liban est occupé par une milice armée qui le déstabilise, aucun investisseur ne viendrait s’aventurer dans notre pays. C’est le but de ces vendus, nous étrangler jusqu’à ce que mort s’en suive.

Sissi zayyat

13 h 32, le 21 novembre 2025

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Commentaires (4)

  • On leur dit et leur répète, tant que le Liban est occupé par une milice armée qui le déstabilise, aucun investisseur ne viendrait s’aventurer dans notre pays. C’est le but de ces vendus, nous étrangler jusqu’à ce que mort s’en suive.

    Sissi zayyat

    13 h 32, le 21 novembre 2025

  • Le Premier Ministre a bien parlé et les organisateurs ont réussi. Mais la confiance ne viendra pas tant que le hezballah sera armé et que le Liban Officiel le couvre.

    Moi

    13 h 56, le 20 novembre 2025

  • Du BS qui ne vaut rien. Une grande perte de temps et d'argents.

    Ma Realite

    07 h 22, le 20 novembre 2025

  • Comme d’habitude le juge Salam a dit ce qu’il fallait dire. Le Liban a été longtemps coupé de son environnement arabe, et on sait par qui. Le fait qu’il ne l’est plus est à lui seul un gage d’avenir. Aussitôt la stabilité souhaitée revenue, le Liban reprendra la place de choix qu’il occupait avant la création des milices étrangères sur notre sol. Les marchés arabes, surtout ceux du Golfe ont fait nos succès passés. Nos industriels, banquiers, hôteliers et autres agences de tourisme ne diraient pas le contraire. Et ces temps là vont revenir, malgré les affreux. Il faut y croire.

    Goraieb Nada

    05 h 15, le 20 novembre 2025

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