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L'armée se déploie à Beit Lif
Des patrouilles de l’armée libanaise ont été déployées dans la localité de Beit Lif après les accusations israéliennes affirmant que le Hezbollah reconstruisait ses forces et ses installations militaires dans le village, rapporte notre correspondant.
Le président du conseil municipal, Izzat Hammoud, avait au préalable contacté le commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal, lui demandant de déployer des patrouilles de l’armée au village pour rassurer et protéger les habitants.
Le Conseil municipal de Saïda condamne « le massacre » de Aïn el Héloué
Le conseil municipal de Saïda, sous la présidence de Moustapha Hijazi, a condamné mercredi « le massacre israélien dans le camp de Aïn el-Héloué » qui a fait 13 morts, rapporte notre correspondant.
« L'attaque israélienne ne visait pas seulement le camp de Aïn el-Héloué mais Saïda et tout le Liban », a observé le président du conseil. « La criminalité de l'ennemi est sans limites, puisqu'il a pris pour cible des adolescents et des jeunes à l'intérieur du club qui a été bombardé par des missiles. Nous considérons cela comme un massacre bien plus qu'un crime », a-t-il souligné. Il a aussi appelé l'État libanais « à prendre rapidement position auprès des instances internationales et des Nations unies pour mettre fin immédiatement à ces agressions quotidiennes d'Israël, qui visent des civils dans des zones résidentielles densément peuplées ».
M. Hijazi a par ailleurs indiqué que la municipalité mène des discussions concernant les mesures à prendre, dans l’urgence. « Nous sommes confrontés à un ennemi qui ne respecte ni la dignité humaine, ni les droits de l'homme, ni les conventions internationales », a-t-il déploré.
Appel urgent des habitants de la localité de Beit Lif
Les habitants de Beit Lif ont lancé un appel urgent au commandement de l'armée libanaise et aux trois présidents afin qu'ils déploient immédiatement la troupe dans la localité, afin d'en protéger les civils, après les accusations de l'armée israélienne de reconstruction du Hezbollah, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah.
« Nous, habitants de Beit Lif, femmes, hommes, enfants et personnes âgées, sommes revenus sur nos terres et avons repris notre vie, sommes retournés à l'école et au travail, nous nous levons avant le soleil et courons après notre main quotidien. Nous n'accepterons pas que nos terres nous soient enlevées sous un prétexte fallacieux. C'est ici que nous avons grandi, c'est ici que nous resterons et c'est ici que nous mourrons », a souligné le communiqué publié par les habitants.
La Rencontre politique libano-palestinienne condamne les raids israéliens à Aïn el-Héloué
Réunie en urgence mercredi au siège de l’Organisation populaire nassérienne à Saïda, la Rencontre politique libano-palestinienne a dénoncé le bombardement israélien du camp palestinien de Aïn el-Héloué, qualifiant ces attaques de « systématiques contre la ville et ses camps ».
Les participants ont, dans un communiqué, « condamné le rôle américain », accusant les Etats-Unis de « vouloir renforcer la présence israélienne au Moyen-Orient en tant que puissance dominante, et de fournir ainsi une couverture politique et militaire aux agressions sionistes continues contre le Liban, la Palestine et la région ».
« La dernière agression n'était pas un incident isolé, mais un message qui touche à la souveraineté du Liban et vise à entraîner les camps palestiniens et la ville de Saïda dans un cycle de tensions et d'affrontements, dans une tentative de porter atteinte à la stabilité au bénéfice de l’occupant », a ajouté le communiqué, dénonçant également « une agression continue contre le Liban, et de violations constantes de sa souveraineté, qui menacent sa sécurité et sa stabilité ».
La réunion a de plus observé que le fait de cibler le camp de Aïn el Héloué, plus grand camp palestinien au Liban, s'inscrit dans le cadre d'une « stratégie visant à déplacer les Palestiniens, à affaiblir leur résistance et à porter atteinte à leur droit au retour ». « C’est une attaque contre la présence palestinienne dans son ensemble, visant à faire passer des projets de colonisation et à liquider la cause palestinienne par les bombardements et la terreur », a encore noté le communiqué.
La réunion a appelé à une participation massive aux funérailles qui se dérouleront jeudi à Saïda à Ain el-Héloué, « afin d'élever la voix contre toute tentative de perturber la sécurité et la stabilité ».
Des écoles fermées à Saïda jeudi
Outre les écoles de l’Unrwa à Saïda, plusieurs établissements scolaires privés de la région ont annoncé leur fermeture jeudi, journée durant laquelle doivent se dérouler les funérailles des 14 personnes, principalement des jeunes, tuées mardi à Aïn el-Héloué par les bombardements israéliens. Les décisions ont été prises à la fois pour respecter le deuil des familles et assurer la sécurité des élèves, selon notre correspondant.
Parmi les écoles qui ont annoncé leur fermeture, les écoles des Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, les Ecoles évangéliques, les Ecoles islamiques Al-Iman, Ajial, les écoles Secondaires Al-Furqan, ainsi que l’Ecole secondaire Al Kalaa.
Par ailleurs, l’Ecole Saint-Joseph a suspendu toutes les activités prévues pour les célébrations de la fête de l’indépendance, jeudi et vendredi.
Israël accuse le Hezbollah de se reconstruire à Beit Lif (Bint Jbeil)
Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, a accusé sur son compte X le Hezbollah « d’œuvrer pour restaurer ses capacités dans le village de Beit Lif, au Liban-Sud, en violation flagrante des accords entre Israël et le Liban ».
Selon lui, l’armée israélienne a repéré « des dizaines d’infrastructures terroristes dans le village, y compris des quartiers généraux et des dépôts d’armes appartenant au Hezbollah, placés à l’intérieur de maisons civiles et à proximité de bâtiments et d’installations civiles ».
Il précise que cela n’est « qu’un exemple parmi d’autres tentatives » du Hezbollah « visant à restaurer ses installations à travers le Liban, notamment dans les zones rurales », accusant le parti chiite de « mettre en danger les villages et leurs habitants ».
Le porte-parole indique également que des rapports sur certaines cibles dans le village ont été transmis ces derniers mois via le mécanisme chargé de la mise en place du cessez-le-feu, « mais ils n’ont pas été traités ».
Il conclut en affirmant que l’armée israélienne « continuera de surveiller ces violations et d’agir pour éliminer toute menace et protéger l’État d’Israël ».
L'Unrwa observera une journée de grève jeudi après le raid sur Aïn el-Héloué
L’administration de l’Unrwa a exprimé sa « profonde tristesse » et sa « grande douleur » après le bombardement israélien qui a fait, mardi, treize morts dans le camp de Aïn el-Héloué.
« Conformément à notre responsabilité humanitaire et sociale, l’Unrwa annonce que demain, jeudi, toutes ses institutions seront fermées en signe de deuil pour les victimes et de solidarité avec nos frères et sœurs du camp », indique le communiqué de l’organisation.
Les écoles de l’Unrwa dans la région de Saïda resteront donc fermées jeudi 20 novembre 2025.
La maison de l'ancien président du Conseil municipal de Tayr Felsay complètement détruite
Selon des habitants de Aïnata et de Tayr Felsay contactés par notre correspondant, les raids israéliens ont détruit les maisons visées dans ces deux villages.
À Tayr Felsay, la maison de trois étages de l’ancien président du Conseil municipal, Hussein Chalhoub, a été entièrement détruite. Plusieurs habitations voisines ont également subi des dommages, notamment des éclats d’obus, des vitres brisées et du mobilier endommagé. Aucun blessé n’a été signalé.
La plupart des habitants, qui avaient évacué leurs logements pendant les frappes, y sont retournés une fois les raids terminés.
L'armée israélienne affirme avoir détruit des entrepôts d'armes du Hezbollah au Liban-Sud
L’armée israélienne a affirmé avoir « détruit plusieurs entrepôts d’armes appartenant à l'unité de missiles du Hezbollah », assurant avoir « pris les mesures nécessaires pour éviter de blesser la population ».
« Ces entrepôts étaient situés au cœur de zones civiles, ce qui constitue un exemple supplémentaire de l'utilisation de la population comme bouclier humain par le Hezbollah », a souligné sur X le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, qui rappelle que « la présence d’entrepôts d’armes constitue une violation des accords entre Israel et le Liban ».
⚡L'aviation israélienne a bombardé Tayr Felsay et Aïnata, au Liban-Sud, une heure après les menaces publiées sur X par l'armée.
Outre les menaces de l'armée israélienne, des Libanais appelés à évacuer des bâtiments via des numéros étrangers
Outre les menaces publiées par l'armée israélienne, des habitants de Tyr et de Majdel Zoun au Liban-Sud, mais aussi du camp palestinien de Sabra et du quartier de Tarik Jdidé, dans le sud de la capitale libanaise, ont affirmé avoir reçu des appels téléphoniques de l'étranger, leur demandant d'évacuer les bâtiments où ils se trouvaient. Certains d'entre eux ont filmé les appels, dont certains portent notamment l'indicatif +234 du Nigéria, rapporte notre correspondant. Les forces de sécurité enquêtent sur l'origine de ces appels, tandis qu'à Majdel Zoun et Tyr, les habitants ont été appelés à quitter les bâtiments concernés par mesure de « précaution. »
L'habitation de l'ancien président de la municipalité de Tayr Felslay menacée par l'armée israélienne
L'appel israélien concernant Tayr Felsay vise la maison de l'ancien président du Conseil municipal du village, Hussein Chalhoub, selon notre correspondant.
Le Hezbollah condamne les frappes israéliennes de mardi sur le camp de Aïn el-Héloué
Le Hezbollah a condamné l’attaque israélienne de mardi soir contre le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, estimant qu'elle constitue une « attaque contre le Liban et sa souveraineté » et une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024.
« Les dirigeants de l’État libanais doivent comprendre que montrer la moindre indulgence, faiblesse ou soumission à cet ennemi ne fait que le rendre plus brutal et que des mesures purement réactives (...) ne conduiront qu’à de nouvelles attaques et à davantage de massacres », a ajouté le Hezbollah.
Le parti a affirmé que « le devoir national exige de prendre une position ferme et unie face aux crimes de cet ennemi et de dissuader son agressivité par tous les moyens possibles, tout en préservant l’ensemble des éléments de force dont dispose le Liban ».
Enfin, le Hezbollah a présenté ses « plus sincères condoléances aux familles des martyrs, aux habitants du camp et au peuple palestinien ».
Après les menaces israéliennes, les habitants d'Aïnata et Tayr Felsay évacuent les lieux
Les habitants des zones menacées à Aïnata et de Tayr Felsay ont évacué leurs maisons, rapporte notre correspondant. Selon un habitant de Tayr Felsay, la menace indiquait un endroit situé au coeur du village, près du fleuve et tous les habitants vivant à proximité de l'endroit mentionné ont emmené leurs enfants pour s'éloigner de la localité. Ce témoin a ajouté que des ambulances sont stationnées dans le village, dans l'attente des frappes.
⚡ L’armée israélienne va lancer de nouvelles frappes au Liban-Sud
Peu après les frappes israéliennes sur Chhour et Deir Kifa, le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a lancé un second avertissement aux habitants de Tayr Felsay (localité voisine de Chhour, dans le caza de Tyr) et de Aïnata (caza de Bint Jbeil), les appelant à évacuer des bâtiments avant de nouvelles frappes.
Dans un communiqué publié sur X, le porte-parole arabophone de l’armée a annoncé des « attaques contre des infrastructures militaires du Hezbollah dans l’ensemble du Liban-Sud ».
Les habitants de deux bâtiments identifiés dans les deux villages, localisés sur des cartes publiées par le porte-parole, ainsi que les bâtiments voisins, sont appelés à quitter les lieux.
Israël revendique les frappes de Tiri, Chhour et Deir Kifa
L’armée israélienne a revendiqué les frappes sur Chhour et Deir Kifa. « L’armée israélienne attaque en ce moment des infrastructures “terroristes” du Hezbollah dans le sud du Liban », a déclaré le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, sur X.
Dans un précédent message de son porte-parole, l’armée israélienne a également revendiqué la frappe de Tiri, indiquant avoir tué un membre du Hezbollah. « Le militant visé était impliqué dans des tentatives de remise en état de préparation du Hezbollah dans la région, ses activités constituant une violation des accords entre Israël et le Liban », a-t-elle affirmé.
L’aviation israélienne survole en ce moment la partie est du Liban-Sud, selon notre correspondant.
Appels téléphoniques anonymes à des habitants de Majdel Zoun
La municipalité de Majdel Zoun dans le caza de Tyr a invité les habitants de la localité à la grande prudence suite à des appels téléphoniques anonymes, rapporte notre correspondant au LIban-sud.
« Des appels téléphoniques anonymes provenant d'un numéro étranger ont été reçus sur le téléphone de l'épouse de Khalil Hamid Salman (Abou Mahdi). Au bout du fil, un homme qui s’est présenté comme appartenant à l'armée de défense (israélienne) a demandé l'évacuation obligatoire de la maison », a souligné la municipalité dans un communiqué.
« La municipalité suit l'affaire avec les autorités concernées et demande aux habitants de prendre cette affaire au sérieux et de ne pas s'approcher de la maison menacée jusqu'à ce que la menace soit confirmée », a-t-elle ajouté, espérant que nul ne sera blessé.
Menace de frappe israélienne à Chhour : une étudiante dont les parents vivent sur place témoigne
« Mes mains sont liées », confie à L’Orient-Le Jour Aya Zein, étudiante à l’Université américaine de Beyrouth et originaire de Chhour (Tyr).
Ses parents, son jeune frère et leur chien se trouvent dans leur maison à Chhour. « Ils sont à quelques rues du bâtiment visé, mais vous ne pouvez pas imaginer ce que je traverse. Ils ne peuvent pas partir, et je ne peux pas aller les rejoindre maintenant. » Sous l’effet de la nervosité, elle ne parvient pas à en dire davantage à L’Orient Today.
Deir Kifa et Chhour menacés : les secouristes d'Amal et du Hezbollah sur le qui-vive
Les secouristes des Scouts de la mission islamique et du Comité sanitaire islamique (les associatins de secouristes du mouvement Amal et du Hezbollah) ont affirmé se tenir prêts à intervenir dans les villages menacés par l'armée israélienne, en prévision de frappes, rapporte notre correspondant.
Berry condamne la frappe israélienne sur Tiri
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a dénoncé l’attaque israélienne qui a touché ce matin le village de Tiri, déclarant : « Une fois encore, l’ennemi israélien reproduit les mêmes exactions en visant des civils, des enfants et des élèves, agissant comme s’il était au-dessus de toute responsabilité et de toute justice », selon l’Agence nationale d’information.
« Malheureusement, le Liban, qui demeure engagé envers la résolution 1701 et le cessez-le-feu de novembre 2024, se retrouve aujourd’hui la cible de condamnations et de critiques », a ajouté M. Berry.
« Le Liban doit continuer à soumettre des plaintes au Conseil de sécurité, lequel est désormais tenu de convoquer une séance urgente pour réaffirmer les droits du Liban et condamner les violations israéliennes, qu’il s’agisse du ciblage de civils ou de l’annexion de terres », a-t-il conclu.
Un immeuble évacué « par précaution » à Tyr, après des appels de menaces
À Tyr, un immeuble situé sur la place Abou Dib ainsi qu'un bâtiment adjacent ont été évacués il y a peu, par mesure de précaution, après que des résidents ont reçu des appels téléphoniques leur demandant de quitter les lieux, selon notre correspondant. Les forces de sécurité s'efforcent actuellement de vérifier l'authenticité de ces appels afin de prendre les mesures nécessaires.
La Finul déclenche les sirènes d’alerte dans ses centres de Deir Kifa et Chhour
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a déclenché les sirènes d’alerte dans ses centres de Deir Kifa et Chhour, demandant aux Casques bleus de ne pas se déplacer et de rester sur leurs positions et dans des lieux protégés.
Un habitant de Chhour à L'OLJ : Nous reviendrons quand tout sera terminé
Un habitant de Chhour a indiqué à notre correspondant Mountasser Abdallah que « les menaces (israéliennes) sont généralement sérieuses. Nous avons des enfants, nous devons partir vers un endroit plus sûr, et nous reviendrons quand tout sera terminé. Je prie Dieu pour qu’il n’y ait pas de victimes si l’ennemi met sa menace à exécution ».
Écoles et habitations évacuées de Deir Kifa et Chhour
Des élèves ont été évacués, alors qu'ils entamaient leur dernière heure des cours, des écoles de Deir Kifa et Chhour, après les appels à évacuer les lieux de l'armée israélienne. Des habitants des deux localités ont dû quitter leurs maisons situées à proximité des zones menacées.
Le dernier appel à évacuer des villages du Liban-Sud datait du 6 novembre 2025
Si ces appels à évacuer des bâtiments et villages étaient courants pendant la guerre entre le Hezbollah et l'armée israélienne (entre octobre 2023 et novembre 2024) ils sont plus rares depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Le dernier en date a été émis il y a moins de deux semaines, le 6 novembre 2025, lorsque l’armée israélienne avait adressé au moins cinq avertissements aux habitants de Kfar Dounine (Bint Jbeil), Aïta el-Jabal (Bint Jbeil), Tayr Debba (Tyr), Taybé (Marjeyoun) et Zaoutar el-Charkiyé (Nabatiyé) afin qu’ils évacuent certains bâtiments, avant de bombarder ces cinq villages du Liban-Sud.
L'armée israélienne continue toutefois de frapper le Liban-Sud sans avertissement, quasiment quotidiennement, depuis la trêve.
L'armée israélienne annonce des frappes sur deux villages du caza de Tyr
L'armée israélienne a appelé les habitants de Deir Kifa et Chhour, dans le caza de Tyr au Liban-Sud, à évacuer les lieux avant des frappes. Dans un communiqué publié sur X, le porte-parole arabophone de l'armée Avichay Adraee a annoncé des « attaques contre des infrastructures militaires du Hezbollah dans tout le sud du Liban ».
Les habitants de deux bâtiments identifiés dans les deux villages, localisés sur des cartes publiées par le porte-parole, ainsi que les bâtiments voisins, sont appelés à quitter les lieux.
Frappe sur Aïn el-Héloué : condamnation et appel à l'unité de responsables politiques et religieux à Saïda
Une réunion tenue à Dar al-Iftaa de Saïda, à l’invitation du mufti Cheikh Salim Soussane, et regroupant entre autres les députés Oussama Saad (Organisation populaire nassérienne) et Abdel Rahmane Bizri (indépendant), a condamné le « massacre perpétré » à Aïn el-Héloué. Les participants, parmi lesquels Bahia Hariri, Bassam Hammoud (vice-président du bureau politique de la Jamaa Islamiya), le président de la municipalité de Saïda Moustapha Hijazi, ainsi que des représentants de différentes communautés religieuses, ont appelé à « l’unité des rangs libanais et palestiniens face à toutes les tentatives de discorde, ainsi que l’attachement à la cause du peuple palestinien ».
« Où sont les pays garants de l’accord de cessez-le-feu ? Où sont le Mécanisme et les instances internationales face à ces violations et agressions continues de l’ennemi ? », s’est interrogé le mufti Soussane.
« Nous réaffirmons que Saïda et sa région, dans toutes leurs composantes soutiendront la cause du peuple palestinien, de la Palestine et de Jérusalem », a-t-il conclu.
Les opérations de recherche et de sauvetage ont pris fin sur le site bombardé à Aïn al-Héloué, selon notre correspondant dans le Sud. Le bilan s’élève à 14 morts.
Les funérailles des jeunes tués dans le bombardement israélien sur le camp de Aïn el-Héloué auront lieu demain, ont confirmé des familles de victimes.
Des habitants de Aïn el-Héloué appellent à une manifestation au sein du camp
Des habitants du camp de Aïn el-Héloué ont appelé à une manifestation massive pour dénoncer le « massacre sioniste » ayant visé le camp et pour réaffirmer « la voie de la résistance et de la résilience face à l’ennemi israélien ». Le rassemblement est prévu à 15h, sur le lieu de la frappe, devant la mosquée Khaled ben el-Walid.
L’Union des syndicats des travailleurs et des employés de Saïda et du Sud condamne « le crime » perpétré par Israël à Aïn el-Héloué
L’Union des syndicats des travailleurs et des employés de Saïda et du Sud a condamné « le crime commis par l’armée de l’ennemi israélien dans le camp de Aïn el-Héloué, qui a fait des martyrs et des blessés parmi les civils ». « Cet acte confirme, pour tous, la brutalité de l’entité israélienne, qui piétine toutes les conventions et lois protégeant les civils », a écrit l’Union dans un communiqué
L’Union a également présenté « ses sincères condoléances aux habitants du camp de Aïn el-Héloué et de la ville de Saïda pour les martyrs », et souhaité « un prompt rétablissement aux blessés ».
Le Hezbollah organise cet après-midi des funérailles à Tiri pour deux de ses membres
Le Hezbollah a annoncé que des funérailles auront lieu à 15h à Tiri (caza de Bint Jbeil) pour deux de ses membres tués par l’armée israélienne. Le premier, Ali Ibrahim Cheaïto, a été tué hier matin dans la frappe de drone à Bint Jbeil. Il était employé de la Fédération des municipalités de la localité. Le second, Bilal Mohammad Cheaïto, trésorier de la municipalité de Tiri, a été tué ce matin également par une frappe de drone israélien dans cette même localité.
Frappe sur Tiri : une université dénonce le bombardement dans lequel plusieurs de ses étudiants ont été blessés
L’Université islamique au Liban, située à Khaldé et dont plusieurs étudiants ont été blessés dans la frappe israélienne de ce matin sur Tiri, a dénoncé ce bombardement et une « atteinte flagrante à la sécurité et à la souveraineté du Liban. » « Mettre en danger les étudiants et leurs institutions éducatives constitue une violation flagrante des normes humanitaires les plus élémentaires et du droit international », a-t-elle condamné dans un communiqué.
Réunion élargie à Saïda pour condamner la frappe israélienne sur Aïn el-Héloué
Une réunion rassemblant plusieurs personnalités politiques, municipales et religieuses a commencé à Saïda, à l'invitation du mufti de la ville Salim Sawsane, visant à condamner le « massacre » perpétré par l'armée israélienne à Aïn el-Héloué, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Sont notamment présents les députés Oussama Saad (organisation populaire nassérienne) et Abdel Rahmane Bizri (indépendant), ainsi que Bahia Hariri, un responsable de la Jamaa Islamiya, le président de la municipalité de Saïda, Moustapha Hijazi, et des représentants de différentes communautés religieuses.
Frappe à Aïn el-Héloué : Amjad, 16 ans, « est parti jouer au football avec ses amis. Et il n’est jamais revenu »
Devant la porte de l’hôpital Hamchari, Omar Hijazi, un proche d'Amjad Khachan, 16 ans, une autre victime, raconte qu’il l’avait vu « une heure » avant sa mort. « On était très proches », dit-il. « On rigolait, on jouait aux cartes. Puis il m’a dit qu’il avait un cours de religion à la mosquée Khaled Ibn el-Walid. Après cela, il est parti jouer au football avec ses amis. Et il n’est jamais revenu. »
Frappe à Aïn el-Héloué : « quand les explosions ont eu lieu, mon corps a tremblé. J’ai senti qu’Ibrahim était parti », raconte la mère d’une des victimes
Le père d'Ibrahim Kadoura, l’une des victimes de la frappe israélienne sur Aïn el-Héloué, est infirmier à l’hôpital Hamchari. La famille ne vit pas dans le camp mais dans un quartier de Saïda.
« Il avait 17 ans. Il jouait au football avec ses amis lorsque la frappe a eu lieu. La famille avait déménagé du camp il y a moins d’un an, mais le jeune homme continuait à y aller à l’école et à passer du temps avec ses amis », raconte Mohammad Kadoura l’infirmier à notre journaliste Lyana Alameddine. Hiba, la mère du jeune homme, raconte qu’après l’école, son fils était « rentré à la maison » et « avait mangé avant d’aller jouer avec ses amis, comme tous les mardis. » Elle se souvient du moment de la frappe : « Quand les explosions ont eu lieu, mon corps a tremblé. J’ai senti qu’Ibrahim était parti. Il était intelligent, ambitieux… Il ne demandait rien. » Après la frappe, le père de la victime s’est d’abord rendu à l’hôpital Hamchari, puis à l’hôpital Labib, où il a identifié le corps de son fils grâce à ses vêtements. Son visage était méconnaissable selon lui.
Des drones israéliens survolent Saïda et sa région
Des drones de l’armée israélienne survolent Saïda et les camps palestiniens, ainsi que les localités de la région, de Zahrani jusqu’à Adloun.
Un drone largue une bombe au-dessus de Adaïssé
Un drone de l’armée israélienne a largué un bombe qui a explosé au-dessus du village de Adaïssé (caza de Marjeyoun), rapporte notre correspondant.
Frappe sur Tiri : la victime était le trésorier de la municipalité
La municipalité de Tiri a annoncé dans la matinée que son trésorier, Bilal Mohammad Cheaïto, avait été tué dans la frappe israélienne sur une voiture dans la localité. Cette frappe montre une fois de plus « l'hostilité d'Israël envers tous les services publics œuvrant à assurer les besoins essentiels des citoyens dans nos villages touchés par la guerre ».
La municipalité a appelé l’État et en particulier le ministère de l’Intérieur et des Municipalités « directement concerné par la mort de deux fonctionnaires dans ses municipalités et fédération de municipalités en moins de 24 heures » à « assumer leurs responsabilités nationales et agir rapidement » face aux attaques israéliennes.
Le directeur médical de l'hôpital Hamchari affirme de son côté à notre correspondant que le bilan est établi à 14 morts dont deux enfants.
Après la frappe sur Aïn el-Héloué, un habitant dénonce : « Tuer des enfants, est-ce combattre le terrorisme ? »
De son côté, Jamal Chreidi, un autre habitant du camp, s’interroge : « Tuer des enfants, est-ce combattre le terrorisme ? ». « L’entité sioniste se nourrit de mort. Ces enfants ont été réduits en morceaux. Le lieu visé est un hangar civil, avec un toit en zinc, entouré uniquement d’habitations », regrette-t-il, alors que la plupart des habitants du camp s’accordent à dire que le site ciblé est un terrain de football où des jeunes viennent jouer, sans aucune présence armée ni activité militaire.
Frappe sur Aïn el-Héloué : des habitants du camp témoignent
Abou Mahmoud, qui habite à une cinquantaine de mètres du lieu ciblé par l’aviation israélienne, raconte à notre correspondant Mountasser Abdallah, présent dans le camp de Aïn el-Héloué, qu’il « buvait du thé lorsque la maison a violemment tremblé ». Il raconte être « tombé au sol », tandis que sa fille de sept ans criait, terrifiée : « Papa, un bombardement ! ». Le bruit, dit-il, « ressemblait à celui de missiles à forte charge explosive, au point de faire vibrer les murs ».
En poste au moment des faits, l’un des gardiens d’un bureau appartenant à une organisation palestinienne explique que « rien ne laissait entendre qu’un avion approchait » et « soudain, une forte explosion a retenti, puis une autre, et une troisième, la plus violente ». En quelques secondes, il dit avoir « compris que les avions israéliens bombardaient le camp »
Mahmoud, père de plusieurs enfants, qu'il jouait avec eux lors du raid. À la première frappe, « j'ai couru pour les protéger. À la deuxième, j’ai essayé d’ouvrir la porte pour fuir, mais la peur m’a paralysé. La troisième a complètement arraché la porte : la maison s’est retrouvée ouverte, envahie par la fumée. »
Adraee réitère ses accusations contre le Hamas après la frappe sur Aïn el-Héloué
Le porte-parole de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a une nouvelle fois affirmé que la frappe de la veille au soir sur Aïn el-Héloué avait visé un « complexe d'entraînement » du Hamas, dans lequel le mouvement palestinien avait appelé à plusieurs reprises selon lui les jeunes du camp à rejoindre ses rangs. « Lorsque nous déclarons que nous ne tolérerons aucune menace à notre frontière nord, cela concerne tous les groupes terroristes actifs dans la région et qui guettent notre sécurité », a-t-il ajouté.
L'armée israélienne revendique les frappes de mardi sur Blida et Bint Jbeil
L'armée israélienne a revendiqué ce matin les deux frappes ciblées menées la veille sur le Liban-Sud, à Blida et Bint Jbeil, disant avoir éliminé des membres du Hezbollah.
La frappe de mardi matin, sur Bint Jbeil, qui a tué un employé de la fédération des municipalités de la région, a tué « un terroriste qui participait à des activités de reconstruction au profit » du Hezbollah, a accusé l'armée israélienne sur X. À Blida, c'est un « terroriste qui avait été observé en train de recueillir des renseignements » sur les forces israéliennes qui a été tué, selon le même communiqué.
Fadi Salamé directeur de l’hôpital Hamshari à L’OLJ : La majorité des victimes de la frappe israélienne sur Aïn el-Héloué sont des jeunes
Notre journaliste Lyana Alameddine s’est rendue à l’hôpital Hamshari de Saïda, situé à environ 500 mètres du camp de Aïn el-Héloué. À la morgue de l’hôpital, dix des treize personnes tuées dans la frappe israélienne sur le camp ont été identifiées. Les corps sont disposés dans une petite salle, certains posés à même le sol, enveloppés dans des sacs mortuaires.
Fadi Salamé, directeur de l’administration de l’hôpital raconte des scènes de choc après la frappe israélienne. « La plupart des blessés sont des jeunes », affirme-t-il. « La soirée a été éprouvante : des mères, des enfants, tous en larmes. » Un secouriste qui vit à Aïn el-Héloué affirme de son côté à notre journaliste que les victimes étaient « de jeunes garçons » qui, au moment de la frappe, « jouaient au football ».
Concernant le niveau de préparation des hôpitaux de la région face aux craintes d'une escalade israélienne, M. Salamé a affirmé « s'attendre à tout », mais que son établissement a un « plan d'urgence ».
Frappe d'artillerie à la périphérie de Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil
L’armée israélienne a tiré trois obus d’artillerie en direction de la zone boisée de Yaroun dans le caza de Bint Jbeil, rapporte notre correspondant au Liban-Sud
Un mort et onze blessés dans la frappe israélienne à Tiri, selon le ministère de la Santé
Le ministère libanais de la Santé a annoncé que la frappe israélienne à Tiri (Bint Jbeil) a fait un mort et onze blessés, selon un bilan mis à jour.
Manifestation spontanée dans le camp de Chatila contre la frappe israélienne sur Aïn el-Héloué
Des dizaines d’habitants du camp de réfugiés palestiniens de Chatila, dans le sud de Beyrouth, ont organisé une manifestation spontanée dans les rues du camp pour dénoncer le frappe israélienne survenue à Aïn el-Héloué.
Un drone israélien largue deux bombes sonores sur Blida
Outre la frappe sur Aïn el-Héloué, et avant le raid sur un véhicule à Tiri, dans la nuit de mardi à mercredi, un drone de l’armée israélienne a largué deux bombes sonores sur Blida, dans le caza de Marjeyoun.
Le Fateh condamne le « massacre atroce » dans le camp de Aïn el-Héloué
Le mouvement palestinien Fateh a condamné « le massacre atroce commis par l’entité d’occupation sioniste contre (son) peuple dans le camp qui a fait des dizaines de martyrs et de blessés », à la suite du raid israélien sur le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué.
Dans son communiqué, le Fateh a qualifié cette attaque comme « un crime visant l’ensemble du peuple palestinien sans distinction. ». « Cibler Aïn el-Héloué, capitale de la diaspora palestinienne, constitue une attaque directe contre notre identité nationale et notre droit à la résistance et au retour », poursuit le texte.
Le mouvement a également appelé à une « position internationale ferme » et appelé à se rendre dans les hôpitaux de Saïda pour donner du sang. .
A l'intérieur du camp de Aïn el-Héloué, le 19 novembre 2025. Photo Mountasser Abdallah.
Au lendemain de la frappe israélienne à Aïn el-Héloué, notre correspondant se trouve à l’intérieur du camp. Des membres du Hamas ont bouclé le site visé et en interdisent l’accès, rapporte-t-il.
La frappe israélienne à Tiri a fait un mort, le conducteur du véhicule ciblé, et huit blessés, rapporte notre correspondant.
Mardi soir, l'armée israélienne avait frappé le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, près de Saïda au Liban-Sud, tuant au moins 13 personnes selon un bilan toujours préliminaire du ministère libanais de la Santé. Cette frappe est l’une des plus meurtrières menées par l’État hébreu depuis le début de la trêve, entrée en vigueur le 27 novembre 2024.
Des drones de l’armée israélienne survolent Baalbeck, Makné, Iaat, Younine, Chaat, Nahlé, Bazzaliyé et Hrabta, rapporte notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah.
Un drone de l’armée israélienne a ciblé une voiture dans le village de Tiri, dans le caza de Bint Jbeil, au moyen de deux missiles, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Un minibus transportant plusieurs élèves, qui passait au moment de l’attaque, a également été endommagé.
Selon les premières informations, deux personnes à bord du véhicule visé ont été grièvement blessées, tandis que le conducteur du minibus et trois élèves ont été légèrement touchés.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Moyen-Orient.
Nous suivrons dans ce direct la situation au Liban, alors qu’Israël continue de violer quasi quotidiennement le cessez-le-feu conclu fin novembre 2024 avec le Hezbollah. Nous couvrirons également les développements à Gaza et en Cisjordanie occupée, en Syrie, ainsi que dans d'autres pays de la région.
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